Introduction

Je n’ai pas grandi avec les hallucinations ou somesthésies. Elles sont apparues tardivement, il y a quelques années (j’approche de la quarantaine), après des années de vie en décalage et d’usage de stupéfiants récréatifs.

Lors des grandes crises qui ont chamboulées ma jeunesse, après qu’on m’ait diagnostiqué bipolaire, elles ont eu les contenus critiques qu’on décrit dans les ouvrages psychiatriques à propos des psychoses.

« Ne fais pas ça / arrête, pars d’ici / c’est une mauvaise personne / Tu es nul / Tu ne vaux rien »


Elles ont désormais un sens plus évident, fut-il acceptable ou pas, ou en tout cas mon cerveau en trouve plus facilement (mais risque de sur-interprétation quand même qui peut mettre mal à l’aise).


Certaines voix/entités vue ont depuis 2 ans un message consistant, une sorte de fil rouge1 qui est revenu dans pas mal d’hallucination et perceptions : je crois qu’elles me demandent simplement quelque chose, très difficile pour moi, arrêter de fumer, alors que je suis une boule de nerfs qui s’ennuie même avec mes nombreux médicaments et que je trouve souvent refuge avec une pause clope et un café.


Entre-temps, il y a ces insultes contre autrui, ces pensées parasites, des mots mal ou pas compris souvent pris pour une de ces pensées parasites, que je dois apprendre à ne plus craindre, je sais au fond de moi ce que je pense de tout ça et je l’ai mentalement répété maintes fois pensant pouvoir toucher un interlocuteur à convaincre de me laisser tranquille, pourquoi je me le demande ça ne fait pas vraiment sens dans le monde dans lequel j’ai grandi, tel que je le connaissais.

Mais la crainte crée l’appréhension, qui les appelle et cela s’entretient dans un cercle vicieux.

  1. Je pensais précédemment que le fil rouge était bien plus sombre voir morbide

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