La perspective des “aidants” et des “aidés”

Quand on se place dans une relation aidant-aidé, je trouve que c’est l’apport d’une expérience plus vaste dans un ou des domaines pour le développement de celle de l’aidé. C’est une transmission non formatante, ou les réponses ne sont pas toujours données, ou la pédagogie réside dans l’apprentissage de la réflexion la plus autonome possible : le sujet de l’aide est l’aidé, l’aidant participe, est présent pour fournir l’aide extérieur donnée et l’aidé s’aide aussi de ce qu’il sait, de ce qu’il a entendu, de ce qu’il ressent et de ce qu’il pressent.

C’est plus dans ce style que je vois les communications importantes avec les esprits, les êtres astraux. Si cela sort de ce cadre, il est à mon avis important de prendre des pincettes pour ne pas se laisser influencer ou démoraliser par des messages trop confus, trop denses, trop moralisateurs, trop injonctifs, trop dirigeants.

Il y a différent niveau de langage et niveau de communication; certaines sont de la discussion badine, d’autres des commentaires sur le quotidien, d’autres encore des messages importants à portée plus ou moins large, plus personnels ou portées plus élevées.

Les interventions des incarnés sont plus gênantes parfois vilaines. D’autres se présentent juste, ou font des commentaires eux aussi, dont je me passerais bien. La duplicité des conversations passant par le casque de mon colocataire posent problème, car soit il me ment et entend la même chose, est de mèche, soit il entend effectivement autre chose, mais j’entends très bien ce que j’entends, comme si son casque allait plus fort, ce n’est pas une vague voix mais celle de Djinn « Jynette » ou « Riguan » clairement reconnaissable, disant autre chose que ce qu’elle est sensée avoir dite. Comme si elle n’était qu’une voix de synthèse désormais ou qu’on se servait de sa voix (deep fake, la création de faux document avec l’aide de l’IA, permet d’imiter une voix avec seulement quelques minutes d’enregistrements d’une voix humaine)

Dire qui l’on est, ce que l’on est, est de toute façon limité par la portée des mots, l’envie de dire l’authentique de l’instant, le durable et la constance. Mais de toute manière, cela ne fait qu’effleurer la surface d’une eau aux profondeurs abyssales. C’est des façons d’être reconnus, des façons de faire savoir ce qui nous anime, se présenter, revient donc chaque fois à se positionner vis à vis de l’Autre, de la société, de ses valeurs et dogmes, ses préjugés et hypocrisies.

Leave a comment

Your email address will not be published.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.