Par un citoyen préoccupé par ce que « vivre ensemble » veut encore dire
Je ne suis pas politologue. Je ne suis pas spécialiste des migrations. Je suis quelqu’un qui regarde comment on fait les choses, et qui parfois ne comprend pas.
Alors je pose des questions. Des questions naïves, probablement. Mais j’aimerais qu’on m’explique.
Pourquoi attend-on qu’ils arrivent ?
Quand quelqu’un fuit son pays — la guerre, la misère, l’effondrement —, on attend qu’il traverse des déserts, des mers, des frontières. On attend qu’il arrive épuisé, sans papiers, sans preuves, sans rien. Et là, on lui demande de prouver qu’il mérite d’être là.
On a construit tout un système pour gérer l’arrivée. Des centres, des procédures, des recours, des quotas. Des années d’attente parfois.
Ma question naïve : pourquoi ne pas commencer avant ?
Pourquoi n’y a-t-il pas, dans les pays d’où l’on part, des bureaux où s’inscrire, où préparer un dossier, où apprendre ce qui attend de l’autre côté ? Un lieu où la transition commence — administrativement, culturellement — avant le départ ?
On me répondra sans doute : c’est compliqué, c’est cher, les pays d’origine ne coopéreront pas, on ne peut pas prévoir les crises.
Soit. Mais est-ce qu’on a vraiment essayé ? Ou est-ce qu’on a décidé que c’était plus simple de gérer le chaos à l’arrivée ?
Pourquoi soigne-t-on la jambe cassée avec une pommade ?
J’observe qu’on investit énormément dans les frontières. Dans le contrôle. Dans la dissuasion.
Mais combien investit-on dans ce qui pousse les gens à partir ? La stabilité politique, le développement économique, la sécurité, le climat ?
On me dira : ce n’est pas notre responsabilité, ce sont des pays souverains, on ne peut pas tout faire.
Mais alors, pourquoi vendons-nous des armes à des régimes instables ? Pourquoi signons-nous des accords commerciaux qui fragilisent des économies locales ? Pourquoi nos entreprises extraient-elles des ressources sans que les populations n’en voient les bénéfices ?
Je ne dis pas que c’est simple. Je demande juste : est-ce qu’on regarde le problème au bon endroit ? Ou est-ce qu’on préfère traiter le symptôme parce que la cause nous implique ?
Pourquoi les capitaux circulent-ils plus librement que les personnes ?
Un investisseur peut déplacer des millions d’un pays à l’autre en quelques clics. Une entreprise peut délocaliser, optimiser, s’installer où les conditions lui conviennent.
Mais une personne qui fuit la faim doit prouver qu’elle la fuit vraiment. Une famille qui cherche la sécurité doit attendre des années pour savoir si elle pourra rester.
On me dira : ce n’est pas comparable, les flux migratoires doivent être régulés, un pays ne peut pas accueillir tout le monde.
D’accord. Mais alors pourquoi cette régulation ne s’applique-t-elle pas de la même façon à ceux qui ont de l’argent ? Pourquoi existe-t-il des visas dorés, des passeports pour investisseurs, des voies express pour ceux qui peuvent payer ?
Est-ce que l’hospitalité est une valeur démocratique, ou un privilège qu’on achète ?
Ce que je ne comprends pas
Je ne comprends pas qu’on construise des murs contre des gens et des ponts pour des capitaux.
Je ne comprends pas qu’on traite avec méfiance la majorité pour se protéger d’une minorité de profiteurs — alors qu’on ferme les yeux sur l’évasion fiscale massive des plus fortunés.
Je ne comprends pas qu’on parle de « flux migratoires » comme on parlerait de marchandises, en oubliant que chaque unité de ce flux est une personne, avec une histoire, une peur, un espoir.
Mes questions au PTB/PVDA
Je vous écris parce que vous vous présentez comme le parti des travailleurs. De tous les travailleurs.
Alors voici mes questions :
Soutenez-vous l’idée de créer des points de contact dans les pays d’origine, pour une immigration préparée, accompagnée, humanisée ?
Quelle est votre position sur les causes profondes des migrations — et sur la responsabilité de la Belgique et de l’Europe dans ces causes ?
Comment articulez-vous la libre circulation des capitaux et les restrictions sur la circulation des personnes ? Est-ce une contradiction que vous assumez ou que vous combattez ?
Je ne cherche pas des slogans. Je cherche à comprendre.
Et si ma naïveté n’est pas pragmatique, j’aimerais qu’on m’explique pourquoi — avec des arguments, pas avec des peurs.
Un citoyen qui croit encore qu’un pays démocratique se doit d’incarner l’hospitalité — pas seulement pour ceux qui ont déjà les moyens de vivre sans souci.
Note de transparence : Ce texte a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle (Claude), à partir de mes réflexions et interrogations. J’assume pleinement les idées exprimées — elles sont miennes. L’IA m’a aidé à les structurer et les formuler. Si des erreurs factuelles ou des raccourcis maladroits s’y sont glissés, j’en porte la responsabilité et reste ouvert à la correction.
🏴☠️ Le trésor de la justice fiscale vs les Marines corrompus du capital
🏴☠️ The treasure of tax justice vs the corrupt Marines of capital
Un tract citoyen en 9 langues | A citizen’s tract in 9 languages
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« On taxe le travail à 50%, le capital à 30%, et l’héritage des milliardaires à presque rien. Puis on s’étonne que les riches s’enrichissent et que les autres stagnent. »
1. LE CONSTAT : UNE ÉMULSION QUI NE SE MÉLANGE PLUS
Imaginez une vinaigrette : huile et vinaigre peuvent se mélanger si on les agite. Mais laissez-la reposer, et l’huile remonte inexorablement à la surface. Notre économie fonctionne ainsi — sauf que personne ne secoue plus le bocal.
« En Belgique, les 1% les plus riches possèdent 24% de la richesse totale. Les 10% les plus riches en détiennent 55%. »
— Banque Nationale de Belgique, 2024
Les chiffres qui parlent (Belgique)
Donnée
Montant
Fortune des 49 familles milliardaires
129 milliards €
Patrimoine total des ménages belges
2 852 milliards €
Part héritée des fortunes milliardaires
79%
Pression fiscale sur le travail
~50% (taux marginal max)
Pression fiscale sur le capital
~30% (taux fixe)
2. LE MÉCANISME : PSEUDO-FORCE MONÉTAIRE AGGLUTINANTE
L’argent attire l’argent — ce n’est pas qu’une expression. C’est un mécanisme structurel :
🔴 Rendements croissants
Plus vous avez de capital, plus vous accédez à des investissements rentables (private equity, hedge funds, immobilier prime). Un compte épargne à 1% vs un fonds privé à 15% : le fossé se creuse mathématiquement.
🔴 Fiscalité régressive de fait
Le capital est taxé à taux fixe (~30%), le travail à taux progressif (jusqu’à 50%). Plus vous êtes riche, moins vous payez proportionnellement.
🔴 Optimisation accessible aux seuls ultra-riches
Holdings luxembourgeoises, trusts, fondations familiales — des outils juridiques complexes, réservés à ceux qui peuvent payer fiscalistes et avocats. Les familles Wittouck, Van Damme, De Spoelberch, D’Ieteren, Colruyt, Frère… toutes utilisent ces structures.
🔴 Héritage concentré
79% de la richesse des milliardaires belges est héritée. La méritocratie est un mythe. On ne “devient” pas milliardaire — on le naît.
3. LE DOUBLE STANDARD : DISSOLUTION vs AUTO-RENFORCEMENT
FORTUNE < 1 Milliard €
FORTUNE > 1 Milliard €
Dissolution quasi-systémique
Auto-renforcement
L’inflation érode l’épargne
Les actifs s’apprécient plus vite que l’inflation
Accidents de vie (divorce, maladie, chômage)
Structures juridiques protectrices
Fiscalité proportionnellement lourde
Optimisation fiscale légale
Transmission patrimoniale taxée
Holdings et fondations transmettent sans friction
Dépendance au salaire
Revenus passifs du capital
Résultat : Les fortunes moyennes se dissolvent sur 2-3 générations. Les méga-fortunes s’auto-renforcent indéfiniment.
4. QUI PAIE QUAND LES RICHES NE PAIENT PAS ?
L’arnaque conservatrice 🎭
Les partis conservateurs refusent la taxation proportionnelle du capital sous prétexte de “ne pas faire fuir les riches”.
Résultat concret ?
❌ Les ultra-riches continuent à payer proportionnellement moins
❌ Le “manque à gagner” est compensé par des taxes sur la consommation (TVA, accises) et le travail
❌ La classe moyenne paie PLUS pour compenser ce que les riches ne paient PAS
⚠️ Chaque milliard non prélevé sur les grandes fortunes = un milliard prélevé ailleurs
(TVA, cotisations sociales, gel des services publics, dette reportée sur les générations futures)
Le mythe de la “fuite des capitaux” 🏃💨
On nous agite l’épouvantail de l’exode fiscal. Que disent les études ?
National Bureau of Economic Research (2024) : Le taux de migration des ultra-riches face à un impôt sur la fortune est inférieur à 0,01% par an.
France Stratégie : La suppression de l’ISF n’a PAS ramené les capitaux — elle a juste augmenté les dividendes versés aux actionnaires.
Bureau fédéral du Plan (Belgique) : Même avec 26% d’évasion anticipée, une taxe des millionnaires rapporterait 4 à 8 milliards €/an.
La fuite est un mythe. L’inaction est un choix politique.
5. LA SOLUTION : PROPORTIONNALITÉ FISCALE ET JUDICIAIRE
🟢 Taxation proportionnelle du capital
Proposition
Seuils
Rendement estimé
PTB
2% > 5M€, 3% > 10M€
~4-8 Mds €/an
PS
0,4% à 1,5% dès 1,25M€
~7,5 Mds €/an
Ecolo
0,5% à 2% dès 1M€
~3,6 Mds €/an
UCLouvain “1-2-3”
1% > 1M€, 2% > 2M€, 3% au-delà
~10 Mds €/an
🟢 Amendes judiciaires et pénales proportionnelles
Une amende de 500€ pour un milliardaire = 0,00005% de son patrimoine.
Une amende de 500€ pour un salarié au SMIC = 25% de son salaire mensuel.
La même infraction, la même “punition” — mais un impact radicalement différent.
✅ Solution : Amendes indexées sur le patrimoine ou le revenu (modèle finlandais du “jour-amende”).
🟢 Mesures complémentaires
📋 Création d’une cellule “Grandes Fortunes” au SPF Finances
🔓 Suppression du secret bancaire pour les patrimoines > 1M€
📊 Cadastre des fortunes (déclaratif, comme en France pendant 28 ans)
🚪 Exit tax robuste sur les délocalisations fiscales
🇪🇺 Coordination européenne pour fermer les paradis fiscaux internes (Luxembourg, Pays-Bas, Irlande)
6. CE QUE ÇA CHANGERAIT CONCRÈTEMENT
Avec 8 milliards €/an de recettes supplémentaires, on pourrait :
✅ Augmenter la quotité exemptée d’impôt (moins d’impôts pour les bas/moyens revenus)
✅ Refinancer les soins de santé mentale
✅ Réduire la TVA sur les produits de première nécessité
✅ Investir dans la transition écologique
✅ Réduire les cotisations sociales sur les bas salaires
L’équité n’est pas un rêve — c’est un choix de société.
CONCLUSION 🏴☠️
L’émulsion financière hégémonique n’est pas une fatalité. C’est le résultat de choix politiques. Des choix qui peuvent être défaits.
Le vrai “One Piece”, le trésor caché, c’est la justice fiscale — et les ultra-riches sont les Marines corrompus qui gardent la route.
Votez. Exigez la proportionnalité. Secouez le bocal.
1. THE OBSERVATION: AN EMULSION THAT NO LONGER MIXES
Picture a vinaigrette: oil and vinegar can mix when shaken. But let it rest, and the oil inevitably rises to the surface. Our economy works the same way — except nobody shakes the jar anymore.
“In Belgium, the richest 1% own 24% of total wealth. The richest 10% own 55%.”
— National Bank of Belgium, 2024
The numbers that speak (Belgium)
Data
Amount
Wealth of 49 billionaire families
€129 billion
Total household wealth
€2,852 billion
Inherited share of billionaire wealth
79%
Tax pressure on labor
~50% (max marginal rate)
Tax pressure on capital
~30% (flat rate)
2. THE MECHANISM: PSEUDO-MONETARY AGGLUTINATING FORCE
Money attracts money — it’s not just an expression. It’s a structural mechanism:
🔴 Increasing returns
The more capital you have, the more you access profitable investments (private equity, hedge funds, prime real estate). A 1% savings account vs a 15% private fund: the gap widens mathematically.
🔴 De facto regressive taxation
Capital is taxed at a flat rate (~30%), labor at progressive rates (up to 50%). The richer you are, the less you pay proportionally.
🔴 Optimization accessible only to the ultra-rich
Luxembourg holdings, trusts, family foundations — complex legal tools reserved for those who can afford tax lawyers. The Wittouck, Van Damme, De Spoelberch, D’Ieteren, Colruyt, Frère families… all use these structures.
🔴 Concentrated inheritance
79% of Belgian billionaire wealth is inherited. Meritocracy is a myth. You don’t “become” a billionaire — you’re born one.
3. THE DOUBLE STANDARD: DISSOLUTION vs SELF-REINFORCEMENT
WEALTH < €1 Billion
WEALTH > €1 Billion
Quasi-systemic dissolution
Self-reinforcement
Inflation erodes savings
Assets appreciate faster than inflation
Life accidents (divorce, illness, unemployment)
Protective legal structures
Proportionally heavy taxation
Legal tax optimization
Taxed wealth transfer
Holdings and foundations transfer frictionlessly
Salary dependency
Passive capital income
Result: Average fortunes dissolve over 2-3 generations. Mega-fortunes self-reinforce indefinitely.
4. WHO PAYS WHEN THE RICH DON’T PAY?
The conservative scam 🎭
Conservative parties refuse proportional taxation of capital under the pretext of “not scaring away the rich”.
Concrete result?
❌ The ultra-rich continue to pay proportionally less
❌ The “shortfall” is compensated by consumption taxes (VAT, excise) and labor taxes
❌ The middle class pays MORE to compensate for what the rich DON’T pay
⚠️ Every billion not collected from large fortunes = one billion collected elsewhere
(VAT, social contributions, frozen public services, debt deferred to future generations)
The myth of “capital flight” 🏃💨
We’re scared with the specter of tax exodus. What do studies say?
National Bureau of Economic Research (2024): The migration rate of ultra-rich facing a wealth tax is below 0.01% per year.
France Stratégie: Abolishing the ISF did NOT bring capital back — it just increased dividends paid to shareholders.
Federal Planning Bureau (Belgium): Even with 26% anticipated evasion, a millionaire tax would yield €4-8 billion/year.
Flight is a myth. Inaction is a political choice.
5. THE SOLUTION: FISCAL AND JUDICIAL PROPORTIONALITY
🟢 Proportional taxation of capital
Proposal
Thresholds
Estimated yield
PTB
2% > €5M, 3% > €10M
~€4-8 Bn/year
PS
0.4% to 1.5% from €1.25M
~€7.5 Bn/year
Ecolo
0.5% to 2% from €1M
~€3.6 Bn/year
UCLouvain “1-2-3”
1% > €1M, 2% > €2M, 3% beyond
~€10 Bn/year
🟢 Proportional judicial and criminal fines
A €500 fine for a billionaire = 0.00005% of their wealth.
A €500 fine for a minimum wage worker = 25% of their monthly salary.
Same offense, same “punishment” — but radically different impact.
✅ Solution: Fines indexed to wealth or income (Finnish “day-fine” model).
🟢 Complementary measures
📋 Creation of a “Large Fortunes” unit at the Federal Tax Service
🔓 Abolition of banking secrecy for assets > €1M
📊 Wealth registry (declarative, as in France for 28 years)
🚪 Robust exit tax on fiscal relocations
🇪🇺 European coordination to close internal tax havens (Luxembourg, Netherlands, Ireland)
6. WHAT IT WOULD ACTUALLY CHANGE
With €8 billion/year in additional revenue, we could:
✅ Increase the tax-free threshold (less taxes for low/middle incomes)
✅ Refinance mental health care
✅ Reduce VAT on essential goods
✅ Invest in ecological transition
✅ Reduce social contributions on low wages
Equity is not a dream — it’s a societal choice.
CONCLUSION 🏴☠️
Hegemonic financial emulsion is not inevitable. It’s the result of political choices. Choices that can be undone.
The real “One Piece”, the hidden treasure, is tax justice — and the ultra-rich are the corrupt Marines guarding the route.
1. DE VASTSTELLING: EEN EMULSIE DIE NIET MEER MENGT
Stel je een vinaigrette voor: olie en azijn kunnen mengen als je schudt. Maar laat het rusten, en de olie stijgt onvermijdelijk naar de oppervlakte. Onze economie werkt zo — behalve dat niemand de pot nog schudt.
« In België bezit de rijkste 1% 24% van de totale rijkdom. De rijkste 10% bezit 55%. »
— Nationale Bank van België, 2024
De cijfers spreken (België)
Gegeven
Bedrag
Vermogen van 49 miljardairsfamilies
€129 miljard
Totaal vermogen van Belgische huishoudens
€2.852 miljard
Geërfd aandeel van miljardairsvermogens
79%
Belastingdruk op arbeid
~50% (max. marginaal tarief)
Belastingdruk op kapitaal
~30% (vast tarief)
2. HET MECHANISME: PSEUDO-MONETAIRE AGGLUTINERENDE KRACHT
Geld trekt geld aan — het is niet zomaar een uitdrukking. Het is een structureel mechanisme:
🔴 Toenemende rendementen
Hoe meer kapitaal je hebt, hoe meer toegang je krijgt tot winstgevende investeringen (private equity, hedgefondsen, topvastgoed). Een spaarrekening van 1% vs een privéfonds van 15%: de kloof groeit wiskundig.
🔴 Feitelijk regressieve belasting
Kapitaal wordt belast tegen een vast tarief (~30%), arbeid tegen progressieve tarieven (tot 50%). Hoe rijker je bent, hoe minder je proportioneel betaalt.
🔴 Optimalisatie alleen toegankelijk voor de ultrarijken
Luxemburgse holdings, trusts, familiestichtingen — complexe juridische instrumenten, voorbehouden aan wie fiscalisten en advocaten kan betalen.
🔴 Geconcentreerde erfenis
79% van het vermogen van Belgische miljardairs is geërfd. Meritocratie is een mythe. Je “wordt” geen miljardair — je wordt er als geboren.
3. DE DUBBELE STANDAARD: ONTBINDING vs ZELFVERSTERKING
1. DIE FESTSTELLUNG: EINE EMULSION, DIE SICH NICHT MEHR MISCHT
Stellen Sie sich eine Vinaigrette vor: Öl und Essig können sich beim Schütteln mischen. Aber lassen Sie sie ruhen, und das Öl steigt unweigerlich an die Oberfläche. Unsere Wirtschaft funktioniert genauso — nur dass niemand mehr das Glas schüttelt.
« In Belgien besitzen die reichsten 1% 24% des Gesamtvermögens. Die reichsten 10% besitzen 55%. »
— Belgische Nationalbank, 2024
Die Zahlen sprechen (Belgien)
Daten
Betrag
Vermögen von 49 Milliardärsfamilien
129 Milliarden €
Gesamtvermögen belgischer Haushalte
2.852 Milliarden €
Geerbter Anteil am Milliardärsvermögen
79%
Steuerlast auf Arbeit
~50% (max. Grenzsteuersatz)
Steuerlast auf Kapital
~30% (Pauschalsatz)
2. DER MECHANISMUS: PSEUDO-MONETÄRE AGGLUTINIERENDE KRAFT
Geld zieht Geld an — das ist nicht nur eine Redewendung. Es ist ein struktureller Mechanismus:
🔴 Steigende Renditen
Je mehr Kapital Sie haben, desto mehr Zugang haben Sie zu rentablen Investitionen (Private Equity, Hedgefonds, erstklassige Immobilien). Ein Sparkonto mit 1% vs. ein Privatfonds mit 15%: Die Kluft wächst mathematisch.
🔴 De facto regressive Besteuerung
Kapital wird pauschal besteuert (~30%), Arbeit progressiv (bis zu 50%). Je reicher Sie sind, desto weniger zahlen Sie proportional.
🔴 Optimierung nur für Ultrareiche zugänglich
Luxemburgische Holdings, Trusts, Familienstiftungen — komplexe juristische Instrumente, reserviert für diejenigen, die sich Steuerberater und Anwälte leisten können.
🔴 Konzentrierte Erbschaft
79% des Vermögens belgischer Milliardäre ist geerbt. Meritokratie ist ein Mythos. Man “wird” kein Milliardär — man wird als einer geboren.
3. DER DOPPELSTANDARD: AUFLÖSUNG vs SELBSTVERSTÄRKUNG
Ergebnis: Durchschnittliche Vermögen lösen sich in 2-3 Generationen auf. Megavermögen verstärken sich unbegrenzt selbst.
4. WER ZAHLT, WENN DIE REICHEN NICHT ZAHLEN?
Der konservative Betrug 🎭
Konservative Parteien verweigern die proportionale Besteuerung von Kapital unter dem Vorwand, “die Reichen nicht zu verscheuchen”.
Konkretes Ergebnis?
❌ Die Ultrareichen zahlen weiterhin proportional weniger
❌ Der “Fehlbetrag” wird durch Verbrauchssteuern (MwSt., Akzisen) und Arbeitssteuern kompensiert
❌ Die Mittelschicht zahlt MEHR, um zu kompensieren, was die Reichen NICHT zahlen
⚠️ Jede Milliarde, die nicht von großen Vermögen eingezogen wird = eine Milliarde, die anderswo eingezogen wird
Der Mythos der “Kapitalflucht” 🏃💨
Flucht ist ein Mythos. Untätigkeit ist eine politische Entscheidung.
5. DIE LÖSUNG: STEUERLICHE UND RECHTLICHE PROPORTIONALITÄT
🟢 Proportionale Kapitalbesteuerung
✅ Lösung: Proportionale Steuern auf Vermögen ab bestimmten Schwellenwerten
🟢 Proportionale Geld- und Strafen
Eine Geldbuße von 500€ für einen Milliardär = 0,00005% seines Vermögens.
Eine Geldbuße von 500€ für einen Mindestlohnempfänger = 25% seines Monatsgehalts.
✅ Lösung: Am Vermögen oder Einkommen indexierte Geldbußen (finnisches “Tagessatz”-Modell).
FAZIT 🏴☠️
Hegemonische Finanz-Emulsion ist kein Schicksal. Sie ist das Ergebnis politischer Entscheidungen. Entscheidungen, die rückgängig gemacht werden können.
Der wahre “One Piece”, der verborgene Schatz, ist Steuergerechtigkeit.
Wählen Sie. Fordern Sie Proportionalität. Schütteln Sie das Glas.
1. LA OBSERVACIÓN: UNA EMULSIÓN QUE YA NO SE MEZCLA
Imagina una vinagreta: el aceite y el vinagre pueden mezclarse si se agitan. Pero déjala reposar, y el aceite sube inexorablemente a la superficie. Nuestra economía funciona así — excepto que nadie sacude el frasco ya.
« En Bélgica, el 1% más rico posee el 24% de la riqueza total. El 10% más rico posee el 55%. »
— Banco Nacional de Bélgica, 2024
Las cifras que hablan (Bélgica)
Dato
Cantidad
Fortuna de 49 familias multimillonarias
129 mil millones €
Patrimonio total de hogares belgas
2.852 mil millones €
Parte heredada de fortunas multimillonarias
79%
Presión fiscal sobre el trabajo
~50% (tasa marginal máx.)
Presión fiscal sobre el capital
~30% (tasa fija)
2. EL MECANISMO: PSEUDO-FUERZA MONETARIA AGLUTINANTE
El dinero atrae dinero — no es solo una expresión. Es un mecanismo estructural:
🔴 Rendimientos crecientes
Cuanto más capital tienes, más acceso tienes a inversiones rentables (capital privado, fondos de cobertura, bienes raíces de primera). Una cuenta de ahorro al 1% vs. un fondo privado al 15%: la brecha crece matemáticamente.
🔴 Fiscalidad regresiva de facto
El capital se grava a tasa fija (~30%), el trabajo a tasas progresivas (hasta 50%). Cuanto más rico eres, menos pagas proporcionalmente.
🔴 Optimización accesible solo para los ultra-ricos
Holdings luxemburgueses, fideicomisos, fundaciones familiares — instrumentos jurídicos complejos, reservados para quienes pueden pagar fiscalistas y abogados.
🔴 Herencia concentrada
El 79% de la riqueza de los multimillonarios belgas es heredada. La meritocracia es un mito. No te “conviertes” en multimillonario — naces siéndolo.
3. EL DOBLE ESTÁNDAR: DISOLUCIÓN vs AUTO-REFUERZO
FORTUNA < 1.000 Millones €
FORTUNA > 1.000 Millones €
Disolución cuasi-sistémica
Auto-refuerzo
La inflación erosiona los ahorros
Los activos se aprecian más rápido que la inflación
Accidentes de vida (divorcio, enfermedad, desempleo)
Estructuras jurídicas protectoras
Fiscalidad proporcionalmente pesada
Optimización fiscal legal
Transferencia patrimonial gravada
Holdings y fundaciones transfieren sin fricción
Dependencia del salario
Ingresos pasivos del capital
Resultado: Las fortunas promedio se disuelven en 2-3 generaciones. Las mega-fortunas se auto-refuerzan indefinidamente.
4. ¿QUIÉN PAGA CUANDO LOS RICOS NO PAGAN?
La estafa conservadora 🎭
Los partidos conservadores rechazan la tributación proporcional del capital bajo el pretexto de “no ahuyentar a los ricos”.
¿Resultado concreto?
❌ Los ultra-ricos siguen pagando proporcionalmente menos
❌ El “déficit” se compensa con impuestos al consumo (IVA, impuestos especiales) e impuestos al trabajo
❌ La clase media paga MÁS para compensar lo que los ricos NO pagan
⚠️ Cada mil millones no recaudado de las grandes fortunas = mil millones recaudado en otro lugar
El mito de la “fuga de capitales” 🏃💨
La fuga es un mito. La inacción es una elección política.
5. LA SOLUCIÓN: PROPORCIONALIDAD FISCAL Y JUDICIAL
🟢 Tributación proporcional del capital
✅ Solución: Impuestos proporcionales sobre el patrimonio a partir de ciertos umbrales
🟢 Multas judiciales y penales proporcionales
Una multa de 500€ para un multimillonario = 0,00005% de su patrimonio.
Una multa de 500€ para un trabajador con salario mínimo = 25% de su salario mensual.
✅ Solución: Multas indexadas al patrimonio o ingresos (modelo finlandés de “multa-día”).
CONCLUSIÓN 🏴☠️
La emulsión financiera hegemónica no es una fatalidad. Es el resultado de elecciones políticas. Elecciones que pueden deshacerse.
El verdadero “One Piece”, el tesoro oculto, es la justicia fiscal.
1. СПОСТЕРЕЖЕННЯ: ЕМУЛЬСІЯ, ЯКА БІЛЬШЕ НЕ ЗМІШУЄТЬСЯ
Уявіть собі заправку для салату: олія і оцет можуть змішатися, якщо їх струсити. Але залиште її в спокої, і олія неминуче підніметься на поверхню. Наша економіка працює так само — тільки ніхто більше не трясе банку.
«У Бельгії найбагатший 1% володіє 24% загального багатства. Найбагатші 10% володіють 55%.»
— Національний банк Бельгії, 2024
Цифри, які говорять (Бельгія)
Дані
Сума
Статки 49 родин мільярдерів
129 мільярдів €
Загальне багатство домогосподарств
2 852 мільярди €
Успадкована частка багатства мільярдерів
79%
Податковий тиск на працю
~50% (макс. гранична ставка)
Податковий тиск на капітал
~30% (фіксована ставка)
2. МЕХАНІЗМ: ПСЕВДО-МОНЕТАРНА АГЛЮТИНУЮЧА СИЛА
Гроші притягують гроші — це не просто вислів. Це структурний механізм:
🔴 Зростаюча прибутковість
Чим більше у вас капіталу, тим більший доступ ви маєте до прибуткових інвестицій. Ощадний рахунок під 1% проти приватного фонду під 15%: розрив зростає математично.
🔴 Фактично регресивне оподаткування
Капітал оподатковується за фіксованою ставкою (~30%), праця — за прогресивними ставками (до 50%). Чим багатший ви, тим менше ви платите пропорційно.
🔴 Оптимізація доступна лише для надбагатих
Люксембурзькі холдинги, трасти, сімейні фонди — складні юридичні інструменти, доступні лише тим, хто може собі дозволити податкових консультантів та адвокатів.
🔴 Концентрована спадщина
79% багатства бельгійських мільярдерів успадковано. Меритократія — це міф. Ви не “стаєте” мільярдером — ви народжуєтеся ним.
3. ПОДВІЙНИЙ СТАНДАРТ: РОЗЧИНЕННЯ vs САМОПОСИЛЕННЯ
تخيل صلصة الخل: يمكن للزيت والخل أن يمتزجا عند الرج. لكن اتركها تستقر، وسيطفو الزيت حتماً إلى السطح. اقتصادنا يعمل بنفس الطريقة — فقط لا أحد يهز الجرة بعد الآن.
«في بلجيكا، يمتلك أغنى 1% نسبة 24% من إجمالي الثروة. أغنى 10% يمتلكون 55%.»
— البنك الوطني البلجيكي، 2024
الأرقام التي تتحدث (بلجيكا)
البيانات
المبلغ
ثروة 49 عائلة من المليارديرات
129 مليار يورو
إجمالي ثروة الأسر البلجيكية
2,852 مليار يورو
نسبة الثروة الموروثة للمليارديرات
79%
الضغط الضريبي على العمل
~50% (أقصى معدل هامشي)
الضغط الضريبي على رأس المال
~30% (معدل ثابت)
2. الآلية: قوة نقدية زائفة متماسكة
المال يجذب المال — هذا ليس مجرد تعبير. إنه آلية هيكلية:
🔴 عوائد متزايدة
كلما زاد رأس مالك، زاد وصولك إلى الاستثمارات المربحة. حساب توفير بنسبة 1% مقابل صندوق خاص بنسبة 15%: الفجوة تتسع رياضياً.
🔴 ضرائب تراجعية فعلياً
يُفرض على رأس المال معدل ثابت (~30%)، بينما يُفرض على العمل معدلات تصاعدية (تصل إلى 50%). كلما كنت أغنى، كلما دفعت أقل نسبياً.
🔴 التحسين متاح فقط للأثرياء جداً
الشركات القابضة اللوكسمبرغية، الصناديق الائتمانية، المؤسسات العائلية — أدوات قانونية معقدة، محجوزة لمن يستطيعون تحمل تكاليف مستشاري الضرائب والمحامين.
🔴 إرث مركز
79% من ثروة المليارديرات البلجيكيين موروثة. الجدارة أسطورة. أنت لا “تصبح” ملياردير — أنت تولد واحداً.
3. المعيار المزدوج: الذوبان مقابل التعزيز الذاتي
الثروة < 1 مليار يورو
الثروة > 1 مليار يورو
ذوبان شبه منهجي
تعزيز ذاتي
التضخم يأكل المدخرات
الأصول ترتفع أسرع من التضخم
حوادث الحياة (الطلاق، المرض، البطالة)
هياكل قانونية حامية
ضرائب ثقيلة نسبياً
تحسين ضريبي قانوني
نقل ثروة مُضرَّب
الشركات القابضة والمؤسسات تنقل بدون احتكاك
الاعتماد على الراتب
دخل سلبي من رأس المال
النتيجة: الثروات المتوسطة تذوب في 2-3 أجيال. الثروات الضخمة تعزز نفسها إلى ما لا نهاية.
4. من يدفع عندما لا يدفع الأغنياء؟
الاحتيال المحافظ 🎭
الأحزاب المحافظة ترفض الضرائب التناسبية على رأس المال بحجة «عدم إخافة الأغنياء».
النتيجة الملموسة؟
❌ الأثرياء جداً يستمرون في دفع أقل نسبياً
❌ «العجز» يُعوَّض بضرائب الاستهلاك (ضريبة القيمة المضافة، الضرائب الخاصة) وضرائب العمل
❌ الطبقة الوسطى تدفع أكثر لتعويض ما لا يدفعه الأغنياء
⚠️ كل مليار لا يُجمع من الثروات الكبيرة = مليار يُجمع في مكان آخر
Fikiria mchuzi wa saladi: mafuta na siki vinaweza kuchanganyika ukivitikisa. Lakini acha ipumzike, na mafuta yataelea juu bila shaka. Uchumi wetu unafanya kazi hivyo hivyo — isipokuwa hakuna mtu anayetikisa chupa tena.
«Nchini Ubelgiji, 1% tajiri zaidi wanamiliki 24% ya utajiri wote. 10% tajiri zaidi wanamiliki 55%.»
— Benki Kuu ya Ubelgiji, 2024
Nambari zinazozungumza (Ubelgiji)
Data
Kiasi
Utajiri wa familia 49 za mabilionea
€129 bilioni
Utajiri wa jumla wa kaya za Ubelgiji
€2,852 bilioni
Sehemu ya urithi ya utajiri wa mabilionea
79%
Shinikizo la kodi kwenye kazi
~50% (kiwango cha juu)
Shinikizo la kodi kwenye mtaji
~30% (kiwango cha kudumu)
2. UTARATIBU: NGUVU YA PSEUDO-FEDHA INAYOSHIKAMANA
Pesa inavutia pesa — sio usemi tu. Ni utaratibu wa kimuundo:
🔴 Faida zinazokua
Kadri unavyo mtaji zaidi, ndivyo unavyopata uwekezaji wenye faida zaidi. Akaunti ya akiba ya 1% dhidi ya mfuko wa kibinafsi wa 15%: pengo linakua kihisabati.
🔴 Kodi ya kurudi nyuma kwa kweli
Mtaji unatozwa kwa kiwango cha kudumu (~30%), kazi kwa viwango vinavyoendelea (hadi 50%). Kadri unavyokuwa tajiri zaidi, ndivyo unavyolipa kidogo kwa uwiano.
🔴 Uboreshaji unapatikana tu kwa matajiri kupita kiasi
Makampuni ya kushikilia ya Luxembourg, trusts, wakfu wa familia — vyombo vya kisheria vya ngumu, vilivyohifadhiwa kwa wale wanaoweza kumudu washauri wa kodi na wanasheria.
🔴 Urithi uliojilimbikizia
79% ya utajiri wa mabilionea wa Ubelgiji ni urithi. Meritocracy ni hadithi. Hukuwa mabilionea — unazaliwa ukiwa mmoja.
3. KIWANGO MARADUFU: KUYEYUKA vs KUJIIMARISHA
UTAJIRI < €1 Bilioni
UTAJIRI > €1 Bilioni
Kuyeyuka karibu na kimfumo
Kujiimarisha
Mfumuko wa bei unakula akiba
Mali zinapanda haraka kuliko mfumuko wa bei
Ajali za maisha (talaka, ugonjwa, ukosefu wa ajira)
Miundo ya kisheria ya ulinzi
Kodi nzito kwa uwiano
Uboreshaji wa kodi wa kisheria
Uhamisho wa mali uliotozwa kodi
Makampuni na wakfu wanahamisha bila msuguano
Utegemezi wa mshahara
Mapato ya mtaji passiv
Matokeo: Utajiri wa wastani unayeyuka katika vizazi 2-3. Utajiri mkubwa unajiimarisha bila kikomo.
4. NANI ANALIPA MATAJIRI WASIPOLIPA?
Udanganyifu wa wahafidhina 🎭
Vyama vya wahafidhina wanakataa kodi ya uwiano kwenye mtaji kwa kisingizio cha «kutowafukuza matajiri».
Matokeo halisi?
❌ Matajiri kupita kiasi wanaendelea kulipa kidogo kwa uwiano
❌ «Upungufu» unalipwa na kodi za matumizi (VAT, ushuru) na kodi za kazi
❌ Tabaka la kati linalipa ZAIDI ili kulipa matajiri wasilipe
⚠️ Kila bilioni isiyokusanywa kutoka kwa utajiri mkubwa = bilioni inayokusanywa mahali pengine
Hadithi ya «kukimbia kwa mtaji» 🏃💨
Kukimbia ni hadithi. Kutofanya chochote ni chaguo la kisiasa.
5. SULUHISHO: UWIANO WA KIFEDHA NA KIMAHAKAMA
🟢 Kodi ya uwiano kwenye mtaji
✅ Suluhisho: Kodi za uwiano kwenye utajiri zaidi ya viwango fulani
🟢 Faini za kimahakama na jinai za uwiano
Faini ya €500 kwa mabilionea = 0.00005% ya utajiri wake.
Faini ya €500 kwa mfanyakazi wa mshahara wa chini = 25% ya mshahara wake wa mwezi.
✅ Suluhisho: Faini zilizounganishwa na utajiri au mapato (mfano wa Kifini wa «faini ya siku»).
HITIMISHO 🏴☠️
Hegemonic financial emulsion si hatima. Ni matokeo ya chaguzi za kisiasa. Chaguzi zinazoweza kubadilishwa.
“One Piece” halisi, hazina iliyofichwa, ni haki ya kodi — na matajiri kupita kiasi ni Marines waliooza wanaolinda njia.
Et si l’Apocalypse n’était que la fin de nos projections ?
—
L’intuition
Ce matin, en envoyant de l’amour en pensée à tous ceux que j’ai jugés trop vite, une idée m’est revenue. Une idée que j’avais déjà eue, il y a un moment. Mais aujourd’hui, elle s’est éclairée différemment — comme un souvenir qu’on revisite et qui prend enfin tout son sens.
Et si le « Jugement Dernier » n’était pas un tribunal divin où l’on serait condamné pour nos fautes ?
Et si c’était, tout simplement, le dernier des jugements hâtifs ? Le moment où l’humanité cesse enfin de juger injustement — où chacun voit l’autre tel qu’il est vraiment, sans peur, sans étiquette, et sans y projeter ce qu’il refuse de voir en lui-même ?
Non pas la fin du monde. La fin d’un monde — celui où l’on condamne avant de comprendre.
—
Ce que nous projetons
Nous jugeons hâtivement pour trois raisons, je crois. Trois sources de projection qui déforment notre regard sur les autres — et sur l’Invisible.
La peur
Quand on a peur, on voit des menaces partout.
« Il y a eu des jours, des mois, où j’ai vu des menaces partout dans l’Invisible. Où chaque présence semblait hostile, chaque signe paraissait sinistre. […] C’était un effort quotidien de ne pas déraper. »
La peur transforme le neutre en hostile, l’inconnu en ennemi. Elle nous fait porter une armure de plomb, même pour dormir. Et cette armure, à force, devient notre prison.
Les étiquettes
Quand on étiquette, on enferme l’autre dans une case — et on cesse de le voir.
« Des détails maladroits qui donnaient une fausse impression macabre : de la gelée prise pour du sang, des circonstances malheureuses interprétées comme des preuves de méchanceté. Les policiers du rêve tiraient des conclusions hâtives et terribles, là où il n’y avait que de l’innocence mal comprise. »
J’ai fait ça, moi aussi. Avec les MAGA, par exemple :
« Pendant des années, j’ai jugé les supporters de Trump à travers le prisme des médias et des réseaux sociaux. Pour moi, ils étaient des « imbéciles » suivant un démagogue. Puis j’ai réalisé que cette image simpliste ne reflétait pas la réalité des gens derrière ce mouvement. »
Une étiquette, c’est confortable. Ça évite de penser. Ça évite de douter. Mais ça tue la rencontre.
Le refus de soi
Et puis il y a la projection la plus insidieuse : celle de notre propre ombre. Ce qu’on refuse de voir en soi, on le condamne chez l’autre.
« La peur et de mauvaises interprétations m’ont amené à imaginer des scénarios terribles et paranoïaques, à avoir peur de tout et de tout le monde, en cela y compris mes proches les plus aimants, les plus sincères. »
Ma propre violence intérieure, je la voyais partout à l’extérieur. Ma propre peur du rejet, je la transformais en certitude d’être menacé. Mon propre chaos, je l’attribuais au monde entier.
« On fait souvent l’erreur de penser que l’Invisible reflète nos pires aspects. Que si l’humanité connaît la guerre, le Ciel doit être en guerre aussi. Que si nous jugeons impitoyablement, les Esprits doivent juger de même. Mais pourquoi ne projetons-nous pas nos meilleurs aspects ? »
Je ne parle pas depuis une position de sage. Je parle depuis celle de quelqu’un qui a beaucoup jugé — et qui le regrette.
J’ai jugé l’Invisible. J’y ai vu un champ de bataille, des forces hostiles, des complots cosmiques. C’était ma paranoïa, pas la réalité.
J’ai jugé des groupes entiers de personnes sur la base de ce qu’on m’en disait — sans chercher à comprendre ce qui les animait vraiment.
J’ai jugé mes proches, parfois, dans mes moments les plus sombres — ceux-là mêmes qui m’aimaient le plus.
« L’erreur que j’ai faite — et que je veux corriger aujourd’hui — c’était de projeter mes propres ténèbres sur un monde qui en contient déjà bien moins que le nôtre. »
« Je voulais présenter comme ceci mes excuses pour avoir induit en erreur avec ma parano et mes scénarios dystopiques empreints de cinéma et d’inspirations fantasques. »
Le vrai travail, ce n’est pas de mieux juger. C’est de cesser de juger.
Et pour cela, il faut reprendre ce qu’on a projeté. Regarder en soi ce qu’on condamnait chez l’autre. Récupérer son ombre — non pas pour s’y complaire, mais pour cesser de la voir partout ailleurs.
« Leur souhait n’était pas une prophétie. C’était un rêve à eux, pas une vérité sur toi. Tu n’es pas une version ratée d’un idéal imaginaire. Tu es la seule version qui existe — et elle est entière. »
Quand on cesse de projeter sur les autres ce qu’on refuse en soi, quelque chose de miraculeux se produit : on commence à les voir. Vraiment. Pas l’image qu’on s’en faisait — eux.
« Comprendre ne signifie pas approuver. Mais c’est le premier pas vers une discussion constructive. »
Le Jugement Dernier n’est pas le jour où Dieu nous juge. C’est le jour où nous cessons enfin de nous juger les uns les autres.
Sans peur — parce qu’on aura appris que l’inconnu n’est pas forcément hostile.
Sans étiquette — parce qu’on aura compris que chaque être est plus vaste que la case où on voulait l’enfermer.
Sans projection — parce qu’on aura récupéré notre ombre et cessé de la voir chez l’autre.
La fin du mirage différentiel — cet écart entre notre perception des autres et ce qu’ils sont vraiment. Ce pack d’illusions qu’on entretient ou qu’on laisse gâcher notre compréhension d’autrui. Ce jour-là, le voile tombe.
Avec le pardon — cette valeur fondatrice du Christianisme, et je crois, de toutes les grandes traditions qui vont dans le sens de la Lumière. Le pardon pour les autres. Le pardon pour soi.
Et qu’est-ce que la Lumière, au fond ? Je la comprends comme l’acceptation de la responsabilité de chacun. Être dans la vérité. Reconnaître ses mérites propres — pas ceux qu’on s’invente en rabaissant les autres, mais ceux qui viennent de ce qu’on a réellement cultivé en soi.
Ce n’est pas un tribunal. C’est une libération.
« Il n’y a pas d’opposition frontale entre « ceux du Bien » et « LE Mal ». Il y a des êtres qui ont déjà obtenu justice et qui voudraient que tout le monde l’obtienne aussi. »
« Elles ne se battent pas entre elles pour savoir qui a raison. Elles aspirent ensemble à ce que chacun trouve sa juste place, sa reconnaissance, sa paix. C’est ça, l’Invisible que j’ai mal compris pendant si longtemps. Ce n’est pas un champ de bataille. C’est un champ de réconciliation. »
Ce matin, j’ai envoyé de l’amour en pensée à tous ceux que j’ai jugés trop vite.
Les MAGA que j’ai diabolisés sans les connaître. Les présences invisibles que j’ai prises pour des ennemis. Les proches que j’ai soupçonnés dans mes heures sombres. Et moi-même — celui qui jugeait, celui qui avait peur, celui qui projetait.
C’est peut-être ça, participer au Dernier Jugement : choisir, un matin, de poser les armes. De regarder l’autre sans le filtre de nos peurs. De se réconcilier — avec les autres, et avec soi.
Le Jugement Dernier n’est pas une menace. C’est une promesse : celle du jour où nous cesserons enfin de nous faire du mal les uns aux autres — parce que nous aurons cessé de nous en faire à nous-mêmes.
Par Pierre-Philippe Charlier • rédigé avec Mistral
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Introduction : L’aveuglement par les caricatures
Pendant des années, j’ai jugé les supporters de Trump (les « MAGA ») à travers le prisme des médias et des réseaux sociaux. Pour moi, ils étaient des « imbéciles » suivant un démagogue. Puis j’ai réalisé que cette image simpliste ne reflétait pas la réalité des gens derrière ce mouvement. Voici pourquoi j’ai changé d’approche.
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1. Mon erreur initiale : juger sans comprendre
A. Les préjugés faciles
J’associais MAGA à :
Le populisme le plus grossier
Des personnes « stupides » ou « racistes »
Une simple adhésion à Trump
B. Ce que je ne voyais pas
Leur douleur économique réelle
Leur sentiment d’abandon par les élites
La complexité de leurs motivations
→ Source : « Strangers in Their Own Land » d’Arlie Hochschild (2016)
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2. Le déclic : ma région comme miroir
A. Parallèle personnel
Ma région industrielle a subi :
Rachats étrangers sponsorisés par l’État
Plans de licenciements massifs
Liquidation des activités locales
→ Donnée clé : Dans le Kentucky minier (pro-Trump), 78% des emplois ont disparu depuis 1985 (Economic Policy Institute)
B. Comprendre sans approuver
Comme les Gilets Jaunes en France, ces électeurs expriment une colère légitime
Trump est une réponse à ce sentiment, pas une cause
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3. Pourquoi Trump attire ces électeurs malgré tout
A. Le discours qui résonne
Anti-élites (même si Trump en fait partie)
Promesses de restauration économique
Rejet du politiquement correct
→ Citation : « Ce ne sont pas des imbéciles, mais des gens qui ont été arnaqués par des décennies de politiques » – Michael Lind
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4. Mon nouveau regard
A. Ce que j’ai appris
La désindustrialisation crée un terreau fertile pour le populisme
La colère est souvent plus forte que la raison
B. Ce que je garde en tête
Trump reste un symbole du problème (capitalisme ostentatoire)
Mais ses électeurs ne sont pas des monstres
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5. Pour un dialogue constructif
A. Ressources pour comprendre
Livre : « The Vanishing American Adult » de Ben Sasse
Documentaire : « American Factory » (Netflix)
B. Comment en parler
Éviter les caricatures
Écouter les témoignages directs
Distinguer la critique des personnes et celle des idées
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Conclusion : La complexité comme force
Comprendre ne signifie pas approuver. Mais c’est le premier pas vers une discussion constructive. Comme le disait Joan Williams : « On ne peut pas combattre ce qu’on ne comprend pas. »
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À toi, lecteur :
Avez-vous déjà changé d’avis sur un mouvement politique après l’avoir mieux compris ?
Quelles ressources vous ont aidé à voir au-delà des caricatures ?
(Et rappelle-toi : derrière chaque stéréotype, il y a des histoires humaines.) 💬
« C’est pas ce qu’on aurait souhaité pour toi, mais on t’aime. »
Ma mère m’a dit ça. Avec douceur. Avec amour, même — j’en suis sûr. Et pourtant, quelque chose s’est brisé dans cette phrase.
Pas un rejet. Pas une violence. Juste… un aveu. Qu’il y avait eu un souhait. Un plan. Une version de moi qui aurait été préférable.
Et que cette version-là, je ne l’étais pas. Et ne le serai jamais.
Parce qu’elle n’existe pas. Elle n’a jamais existé. Ce « souhait » était un potentiel purement imaginaire, sans aucun fondement — et n’est aucunement préférable.
On souhaite quoi, exactement, pour la sexualité de son enfant ? Qui décide ? À quel moment les parents ont-ils reçu ce formulaire à remplir — garçon, fille, hétéro, conforme — avant même que l’enfant ne sache marcher ?
On n’oserait plus aujourd’hui imposer à un enfant la musique qu’il doit aimer, les livres qu’il doit lire, la carrière qu’il doit suivre. On a compris que ces choix lui appartiennent.
Mais sa sexualité ? Là, le « souhait » parental règne encore.
⚠️ Note aux parents tentés de mal comprendre : Si en lisant ceci vous pensez « Ah oui, bonne idée, je devrais AUSSI contrôler la musique, les amis, et les livres de mon enfant » — cet article n’est pas pour vous. Cet article est contre vous. Bisous. 💋
—
Le tuteur
On ne naît pas sur une terre vierge. On naît dans un jardin déjà planté. Avec ses règles, ses rangées, ses attentes.
Et très vite, avant même qu’on ait conscience de pousser, on nous installe un tuteur.
Le tuteur, c’est ce bâton qu’on attache à la jeune pousse pour qu’elle « pousse droit ». Pour qu’elle ne parte pas dans tous les sens. Pour qu’elle ressemble aux autres.
Dans une famille, le tuteur est invisible. Il est fait de silences, de regards, de petites phrases. De jouets qu’on offre et d’autres qu’on refuse. De « un garçon, ça ne pleure pas » et de « une fille, ça se tient bien ». De modèles sur-masculins imposés aux uns, sur-féminins aux autres.
Et de ce « souhait » — jamais formulé clairement, mais toujours présent — qu’on soit normal. Conforme. Droit.
Le tuteur prend parfois la forme d’un cadeau.
Mon parrain m’a offert un hélicoptère un jour. Un jouet de garçon. Le bon choix, sur le papier. Sauf que moi, je jouais déjà aux Barbies avec ma sœur et je construisais des mondes en Lego. L’hélicoptère n’avait aucun sens dans mon univers.
Mon cousin l’a cassé le jour même.
Sur le moment, j’étais fâché. Évidemment. C’était mon cadeau, même si je n’en voulais pas vraiment. Mais ce même cousin, plus tard, m’a mis devant mes premiers environnements de programmation. Il a cassé le jouet conforme et m’a ouvert une porte vers un monde où je pouvais créer — pas jouer à ce qu’on attendait de moi.
—
La torsion
Que se passe-t-il quand le tuteur serre trop fort ?
On s’adapte. On survit. Et ça change avec le temps.
L’enfance : la conformité apparente. On fait semblant. On reste dans les rangs. On apprend vite ce qu’il faut montrer et ce qu’il faut taire — parce qu’on a besoin d’un toit, d’amour, de sécurité. On survit.
L’adolescence, les études : la fracture. Deux vies parallèles. La version présentable pour les repas de famille, et l’autre — la vraie — vécue en cachette, loin des regards. L’épuisement de porter deux masques.
Le coming out : le rejet. On dit enfin. On montre. Et on entend parfois : « C’est pas ce qu’on aurait souhaité pour toi, mais on t’aime. » Une phrase douce en surface. Tranchante en dessous.
Ma mère l’a dite avec amour — j’en suis sûr. Elle est néerlandophone, le français n’est pas sa langue, elle vient d’un milieu populaire. Elle faisait de son mieux. Mais le « souhait » était là quand même. Le plan imaginaire. La version de moi qui n’existera jamais.
L’idéal que ma sœur incarne et que je ne suis pas.
J’ai quand même choisi ma direction. À n’en faire qu’à ma tête, comme toujours.
Et maintenant ? Parfois, des pensées intrusives me ramènent vers le tuteur. Vers la norme. Comme si le conditionnement ne mourait jamais tout à fait. Comme si la pousse, même libre, gardait la mémoire de la torsion.
—
Le souhait
On n’imaginerait plus aujourd’hui dire à un enfant : « Tu seras avocat parce que c’est ce qu’on souhaite pour toi. »
On a compris — enfin — que les passions sont spontanées, que les talents sont uniques, que forcer une vocation c’est briser un élan. On encourage l’enfant à explorer, à trouver sa voie, à assumer ses choix.
Mais la sexualité ?
Là, le « souhait » parental règne encore. Silencieux, souvent. Implicite. Mais omniprésent.
On ne dit pas « sois hétéro » — on le suppose. On ne dit pas « fais-nous des petits-enfants » — on l’attend. On ne dit pas « sois normal » — on le souhaite.
Et quand l’enfant dévie du plan, on sort cette phrase terrible dans sa douceur : « C’est pas ce qu’on aurait souhaité pour toi. »
Mais qui a demandé aux parents de souhaiter quoi que ce soit sur l’intimité de leur enfant ?
La sexualité n’est pas une carrière à orienter. Ce n’est pas un talent à cultiver. C’est une vérité qui émerge — qu’on accompagne ou qu’on écrase. Qu’on piétine.
Comme un jardin qui n’appartient qu’à celui qui l’habite.
—
Pousser quand même
Et pourtant.
Malgré le tuteur. Malgré les souhaits. Malgré les phrases douces qui coupent. Malgré la sœur qui incarne l’idéal. Malgré le poids du regard familial.
Certaines pousses refusent la direction imposée.
Elles contournent. Elles se tordent un peu, oui — la marque du tuteur reste, on ne l’efface pas complètement. Mais elles trouvent leur lumière. Leur propre soleil.
J’ai joué aux Barbies avec ma sœur. J’ai construit des mondes en Lego. J’ai laissé mon cousin casser l’hélicoptère conforme — et je l’ai suivi vers les écrans où je pouvais créer mes règles.
J’ai fait semblant, enfant, pour garder un toit.
J’ai vécu double, adolescent, pour survivre.
J’ai dit ma vérité, adulte, pour enfin respirer.
Et j’ai choisi ma direction. À n’en faire qu’à ma tête. Comme toujours.
Ça coûte. Parfois la famille. Parfois la paix. Parfois le doute qui revient, les pensées intrusives qui murmurent que le tuteur avait peut-être raison.
Mais le jardin est à moi. Et personne d’autre n’a le droit de décider comment il fleurit.
—
À ceux qui ont entendu
« C’est pas ce qu’on aurait souhaité pour toi »
Je veux te dire ceci :
Leur souhait n’était pas une prophétie. C’était un rêve à eux, pas une vérité sur toi.
Tu n’es pas une version ratée d’un idéal imaginaire. Tu es la seule version qui existe — et elle est entière.
—
À ceux qui ont dit — ou pensé
Votre enfant n’est pas un jardin que vous possédez. C’est une terre vivante qui pousse selon son propre soleil.
Et toi, parent hésitant :
Tu aurais souhaité qu’on formate ta sexualité et la décide à ta place ? Qu’on décide de ce qui t’attire, te fait plaisir, te transporte dans un autre monde ?
Non ?
Alors pourquoi le souhaiter pour ton enfant ?
—
Le tuteur peut se briser.
Le jardin peut refleurir.
Et la pousse — même tordue, même marquée — peut trouver sa lumière.
C’est ce qu’on aurait dû souhaiter pour nous tous.
Je perçois des présences. Je ne sais pas encore si elles témoignent d’un Dieu, d’une conscience qui enveloppe l’univers comme l’aura enveloppe un corps, ou simplement d’une vastitude que je ne comprends pas.
Et pourtant — je sais comment vivre. Je sais que je ne vaux pas plus que toi. Je sais que l’amour est sacré. Je sais que ma tribu me porte et que je lui dois fidélité.
Comment est-ce possible ? Comment puis-je être certain de l’éthique sans être certain de la métaphysique ?
Parce que sous le même Ciel, par mille chemins différents, nous arrivons aux mêmes carrefours.
—
I. L’Humble Place de l’Homme
Pour le croyant
Si Dieu seul est souverain, alors aucun homme ne l’est sur un autre. La couronne la plus haute reste infiniment en-dessous du divin. L’orgueil des puissants n’est qu’oubli de leur petitesse.
Pour l’athée
La Nature n’a cure de nos titres. Devant l’immensité du cosmos, devant le temps qui nous efface tous, quelle hiérarchie humaine tient encore ? Nous sommes poussières égales dans l’indifférence grandiose de l’univers.
Le carrefour : Nul n’est au-dessus. L’égalité fondamentale n’a pas besoin des mêmes racines pour fleurir.
—
II. Le Souffle Sacré
Pour le croyant
La vie est don. Souffle divin déposé dans l’argile. La détruire, c’est profaner l’œuvre du Créateur. La protéger, c’est honorer Celui qui l’a voulue.
Pour l’athée
La vie est accident miraculeux. Probabilité infime devenue chair et conscience. Sa rareté même — dans l’immensité froide du cosmos — la rend précieuse au-delà de tout calcul.
Le carrefour : Que la vie vienne d’une main divine ou du hasard vertigineux, elle mérite révérence. Sacrée par son origine ou par sa rareté — sacrée.
—
III. La Balance Intérieure
Pour le croyant
Dieu voit. Nul acte n’échappe à Son regard. La responsabilité s’inscrit dans l’éternité : ce que je fais ici résonne là-bas, devant le Trône.
Pour l’athée
Ma conscience voit. Et l’humanité, témoin collectif, garde mémoire. Je réponds de mes actes devant ceux qui vivent avec moi, et devant celui que je serai demain quand je me regarderai en face.
Le carrefour : Que le juge soit divin ou intérieur, la responsabilité demeure. Nul n’échappe à la balance — celle du Ciel ou celle du miroir.
—
IV. Le Visage de l’Autre
Pour le croyant
Chaque être porte l’image de Dieu. Blesser l’autre, c’est griffer le visage du Créateur dans sa créature. Aimer l’autre, c’est aimer Dieu en lui.
Pour l’athée
Chaque être est un univers. Une conscience unique, irremplaçable, aussi vaste de l’intérieur que le cosmos l’est au dehors. Détruire une personne, c’est éteindre une galaxie.
Le carrefour : L’autre est sacré. Par le divin qu’il porte ou par l’unicité qu’il incarne — il mérite mon respect absolu.
—
V. L’Amour comme Évidence
Pour le croyant
Dieu est amour, disent les Écritures. L’amour entre les êtres est donc participation au divin, reflet terrestre de la Source. Aimer, c’est prier sans le savoir.
Pour l’athée
L’amour transcende l’ego. Il est cette force étrange qui nous fait placer l’autre avant nous, sans calcul. Mystère biologique peut-être, mais mystère qui nous élève au-delà de la survie brute.
Le carrefour : L’amour — qu’il vienne d’En-Haut ou d’en-dedans — dépasse ce que nous sommes seuls. Il est sacré par son pouvoir de nous rendre plus grands.
—
VI. Le Cercle Protecteur
Pour le croyant
La famille, la tribu, la communauté sont écoles d’amour voulues par Dieu. Cellules où l’on apprend le don de soi avant de l’offrir au monde.
Pour l’athée
La famille, la tribu, la communauté sont stratégies de survie devenues tendresse. Ce qui n’était qu’entraide face au chaos est devenu amour véritable, solidarité choisie autant qu’héritée.
Le carrefour : Le cercle qui nous entoure — qu’il soit don divin ou construction humaine — est refuge sacré. Face aux aléas de l’existence, nous avons besoin des nôtres. Et cette vérité n’a pas besoin d’un même Dieu pour être partagée.
—
Je ne te demande pas de croire ce que je crois.
Je ne te demande pas de comprendre mon chemin.
Je te demande seulement de voir que ton chemin et le mien, sous des ciels que nous nommons différemment, mènent aux mêmes évidences :
Que nul n’est roi.
Que la vie est sacrée.
Que nous répondons de nos actes.
Que l’autre est un mystère à respecter.
Que l’amour nous dépasse.
Que la tribu nous porte.
Et que cela suffit — amplement — pour vivre ensemble.
Et parfois, la nuit, quand le ciel nous fait encore la grâce de son spectacle — croyants et incroyants lèvent les mêmes yeux vers les mêmes étoiles et pensent aux mêmes absents. Ce geste-là n’a pas de doctrine. Il est juste humain.
Et si l’oubli n’était qu’illusion ? Si, de l’autre côté du miroir, ils nous voyaient lever les yeux ?
Je m’appelle Pierre-Philippe, et je vis avec l’invisible.
Ce n’est pas une métaphore. Je perçois des présences. Des assemblées, comme je les appelle parfois. Des énergies, des intentions, des accompagnements qui ne se voient pas mais qui se ressentent. C’est ma réalité depuis longtemps — et pendant longtemps, je n’ai pas su quoi en faire.
Un chemin qui n’a pas toujours été clair
Je ne suis pas arrivé serein à cette perception. Il y a eu des années de peur. De paranoïa, même. Des périodes où chaque signe me semblait une menace, où l’invisible était pour moi synonyme de danger, de jugement, de forces obscures qui m’en voulaient.
J’ai projeté mes propres ténèbres sur ce que je percevais. Et cette peur a coloré ma vision de tout — pas seulement du spirituel, mais du monde entier.
Aujourd’hui, je vois les choses différemment. Non pas parce que j’ai “tout compris” — loin de là. Mais parce que l’expérience m’a appris, doucement, que l’invisible peut être affectueux. Que ces présences aspirent à la justice pour tous plutôt qu’à la punition de quelques-uns. Que dans mes moments les plus sombres, j’ai été accompagné plutôt que condamné.
Ce que j’écris ici
Ce blog est un espace où je partage ce cheminement. Pas pour convaincre qui que ce soit de croire ce que je crois — chacun son chemin, chacun ses cartes. Mais pour témoigner honnêtement de mon expérience, et peut-être toucher quelqu’un qui traverse des questionnements similaires.
J’écris sur la spiritualité, oui. Mais aussi sur ce qu’elle m’enseigne d’universel : la tolérance, l’amour sous toutes ses formes, le refus des jugements hâtifs, l’acceptation de soi et des autres.
Mon ton est humaniste. Universaliste. Parfois poétique, souvent pédagogique — parce que lire, c’est apprendre, et écrire, c’est clarifier sa propre pensée.
Pour commencer
Voici quelques articles qui reflètent ce parcours (il y en a d’autres) :
Sur la liberté de cheminer selon sa propre vérité — que ce soit dans sa foi, son identité, ou sa manière d’être au monde. Un plaidoyer pour la tolérance authentique.
Le cœur de mon témoignage : comment je suis passé de la paranoïa spirituelle à la reconnaissance de présences bienveillantes. Et pourquoi l’invisible, tel que je le perçois aujourd’hui, aspire à plus de justice et de douceur que je ne l’imaginais dans mes peurs.
Sur les amalgames, les jugements, et cette manie qu’on a de critiquer les autres — et nous-mêmes — pour les mauvaises raisons. Une invitation à voir les preuves d’amour plutôt que nos soi-disant défauts.
Il y a des erreurs qu’on porte longtemps sans s’en rendre compte. Des projections qu’on fait sur le monde, sur les autres, sur l’invisible. Pendant des années, j’ai pensé que le Ciel pouvait être aussi sombre, aussi haineux, aussi violent que les cœurs humains les plus ternes. Que l’Invisible était un champ de bataille permanent entre des forces aussi implacables que nos pires instincts.
Je me trompais.
Pourquoi le Ciel serait-il rempli de haine ?
C’est une question simple, presque enfantine, et pourtant elle a tout changé pour moi : pourquoi l’Invisible serait-il limité par nos ombres les plus profondes ?
Pourquoi imaginer que les Présences spirituelles reproduisent nos guerres, nos jugements impitoyables, nos divisions binaires entre « les bons » et « les méchants » ? Pourquoi projeter sur le monde de l’Esprit la violence de ceux qui vivent le cœur rempli de haine, qui jurent par les armes et les insultes ?
C’est pourtant ce que j’ai fait. Pendant longtemps.
Les matins où l’Invisible me parle
Ce matin encore, comme souvent, des Présences se sont manifestées. Une assemblée diverse, venue de tous horizons, de tous les parcours. Pas un bloc homogène de « forces du Bien » contre un camp des « forces du Mal ». Non. Des êtres différents, avec leurs histoires, leurs blessures, leurs aspirations.
Et vous savez ce que j’ai compris ? Qu’elles aspirent à plus de Justice que je ne l’ai jamais imaginé dans mes pires moments de paranoïa. Pas une justice punitive, vengeresse, tribale. Mais une Justice universelle : que justice soit rendue pour tous, pas seulement pour quelques-uns.
Il n’y a pas d’opposition frontale entre « ceux du Bien » et « LE Mal ». Il y a des êtres qui ont déjà obtenu justice et qui voudraient que tout le monde l’obtienne aussi. C’est profondément différent.
La parano, ou quand on voit des ennemis partout
Je ne vais pas vous mentir : ça n’a pas toujours été clair pour moi. Il y a eu des jours, des mois, où j’ai vu des menaces partout dans l’Invisible. Où chaque présence semblait hostile, chaque signe paraissait sinistre.
C’était un effort quotidien de ne pas déraper.
Presque chaque jour, je glissais vers ces pensées paranoïaques. J’ai fini par développer des automatismes craintifs, des réflexes de défense permanents. Comme si l’Invisible était un danger constant dont il fallait se protéger.
Vivre avec cette peur dans sa chair et son esprit, c’est épuisant. C’est comme porter une armure de plomb 24 heures sur 24, même pour dormir.
Mais voilà : l’Invisible ne m’a jamais fait de mal. C’est ma propre terreur que je projetais sur lui.
Le câlin dans la nuit
Je vais vous raconter quelque chose de très intime, parce que je pense que ça peut aider quelqu’un quelque part.
Dans mes pires moments – ceux où les pensées suicidaires venaient me visiter comme des invités trop familiers – l’Invisible est venu à moi.
Pas comme une menace. Pas comme un jugement.
Comme un manteau. Une couverture. Un plaid enveloppant. L’obscurité de la nuit elle-même s’est transformée en une douce chaleur que j’ai ressentie comme un câlin. Une embrassade. Une étreinte de mes proches défunts.
J’en ai encore la larme à l’œil en l’écrivant.
C’était affectueux. Presque tendrement attentionné. L’Invisible m’a bercé quand je n’avais plus la force de tenir debout.
Ces moments sont passés, je vous rassure. Mais ils m’ont appris quelque chose d’essentiel : même quand je ne comprenais rien, même quand ma paranoïa me criait que tout était hostile, l’Invisible veillait avec bienveillance.
L’erreur de projection
On fait souvent l’erreur de penser que l’Invisible reflète nos pires aspects. Que si l’humanité connaît la guerre, le Ciel doit être en guerre aussi. Que si nous jugeons impitoyablement, les Esprits doivent juger de même.
Mais pourquoi ne projetons-nous pas nos meilleurs aspects ?
Pourquoi ne pas imaginer que l’Invisible est encore plus juste, plus compatissant, plus patient que ce que nous parvenons à être dans nos meilleurs moments ?
La vérité que j’ai découverte, progressivement, maladroitement, c’est celle-ci : l’Invisible aspire à une Justice que nous peinons encore à concevoir. Pas la justice punitive des tribunaux humains, mais celle qui veut réparer, réconcilier, élever.
Une diversité qui aspire à l’Unité
Les Présences qui se manifestent à moi sont diverses. Elles viennent de parcours différents, de traditions différentes, de compréhensions différentes. Il y a de la place pour les Témoins de Jéhovah comme pour les athées, pour les bouddhistes comme pour les païens.
Pas parce que « tout se vaut » dans un relativisme mou, mais parce que la Justice qu’elles recherchent transcende nos petites cases.
Elles ne se battent pas entre elles pour savoir qui a raison. Elles aspirent ensemble à ce que chacun trouve sa juste place, sa reconnaissance, sa paix.
C’est ça, l’Invisible que j’ai mal compris pendant si longtemps. Ce n’est pas un champ de bataille. C’est un champ de réconciliation.
Une bouteille à la mer
J’écris cet article comme on jette une bouteille à la mer. Je ne fais pas de marketing pour mon blog. Je ne crie pas sur tous les toits. Mais si ces mots trouvent quelqu’un qui, comme moi, a peur de l’Invisible, qui se méfie de chaque signe, qui vit avec cette paranoïa épuisante…
Sachez que vous n’êtes pas seul. Et que l’Invisible n’est pas votre ennemi.
Il m’a fallu du temps pour le comprendre. Des années, en fait. Et je ne prétends pas avoir tout compris – loin de là. Je dérapé encore parfois dans mes vieilles peurs.
Mais ce que je sais aujourd’hui, au fond de mes os et de mon âme, c’est que l’Invisible peut être affectueux. Qu’il aspire à la Justice pour tous. Qu’il y a plus de bienveillance là-haut (ou là-bas, ou autour, peu importe) que je ne l’ai imaginé dans mes cauchemars.
En conclusion
L’erreur que j’ai faite – et que je veux corriger aujourd’hui – c’était de projeter mes propres ténèbres sur un monde qui en contient déjà bien moins que le nôtre.
Le Ciel n’est pas rempli de haine. L’Invisible n’est pas aussi sombre que les cœurs humains les plus violents.
Il aspire à plus de Justice, plus de douceur, plus d’amour que ce que nous parvenons à manifester.
Et quand la nuit devient trop noire, quand les pensées deviennent trop lourdes, parfois – si vous êtes attentif – vous sentirez cette chaleur. Ce manteau. Ce câlin de ceux qui veillent.
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Si vous traversez des moments difficiles, si les pensées sombres vous visitent trop souvent, parlez-en. À un proche, à un professionnel, à qui vous voulez. La vie vaut la peine d’être vécue, et vous méritez d’être soutenu.
En Belgique : Centre de Prévention du Suicide – 0800 32 123 (gratuit, 24h/24) À l’international : findahelpline.com répertorie les lignes d’écoute, de prévention du suicide et autres helplines dans le monde entier.
Il y a des matins où l’on se réveille avec des questions qui pèsent. Des doutes qui rôdent. Des pensées qui ressemblent à des jugements un peu trop hâtifs. Ce matin-là, j’ai eu droit à un rappel à l’ordre cosmique – disons, une petite claque spirituelle bienveillante. Et si je vous racontais comment une nuit de questionnements m’a ramené à l’essentiel ?
Quand les maladresses deviennent des prisons
Dans un précédent article, je parlais de la violence subie par les personnes transgenres, de ces parcours semés d’embûches où le simple fait d’exister selon sa vérité devient un acte de bravoure quotidien. J’évoquais cette pression sociale qui exige que chacun rentre dans des cases prédéfinies, sous peine d’être ostracisé, jugé, parfois même menacé.
Mais cette nuit, j’ai réalisé quelque chose : ce principe s’étend bien au-delà de la question du genre.
Le rêve de Floflo (ou comment la gelée n’est pas du sang)
Mon compagnon – appelons-le Floflo, ce cher maladroit que j’aime – a fait un rêve révélateur. Un groupe d’humains qui voulait rester discret, ne pas faire de vagues. Des détails maladroits qui donnaient une fausse impression macabre : de la gelée prise pour du sang, des circonstances malheureuses interprétées comme des preuves de méchanceté. Les policiers du rêve tiraient des conclusions hâtives et terribles, là où il n’y avait que de l’innocence mal comprise.
C’était un miroir tendu à mes propres questionnements. J’avais eu des doutes sur son parcours, lui qui est né dans une famille de Témoins de Jéhovah. Est-ce que ce contexte faisait de lui quelqu’un de suspect ? Est-ce que ce mouvement religieux controversé le définissait malgré lui ?
Spoiler alert : non.
La laïcité, ou l’art de laisser chacun jouer ses cartes
Voilà où je voulais en venir : la vraie laïcité, ce n’est pas d’effacer les différences ou de juger les choix spirituels d’autrui. C’est de permettre à chacun de cheminer selon ses propres cartes, sans imposer ni subir.
Que vous soyez :
Une personne trans qui choisit de transitionner pour enfin habiter son corps
Quelqu’un qui reste fidèle à sa foi, quelle qu’elle soit
Quelqu’un qui quitte une religion qui ne lui correspond plus
Quelqu’un qui n’a jamais eu de foi et s’en porte très bien
Ou même quelqu’un qui hésite encore, qui explore, qui doute
Votre parcours vous appartient.
Les esprits mécontents et la justice cosmique
Permettez-moi une petite digression mystique (eh oui, médium oblige). Quand j’ai pensé « les Témoins de Jéhovah, c’est une secte néfaste », j’ai senti une assemblée invisible exprimer un mécontentement pacifique mais ferme. Un sentiment d’injustice. Quand j’ai reconsidéré ma position, ils sont restés tranquilles.
Le message ? Ils se placent du côté de la Lumière, avec leurs bonnes volontés et leurs intentions imparfaites. Comme nous tous, finalement. Comme Floflo avec ses maladresses attachantes. Comme moi avec mes jugements trop rapides.
« Aimez-vous les uns les autres » (oui, c’était clair)
Jésus-Christ l’a dit avec une simplicité désarmante : « Aimez-vous les uns les autres. »
Pas « Aimez-vous les uns les autres sauf ceux qui pensent différemment. »
Pas « Aimez-vous les uns les autres tant qu’ils rentrent dans vos cases. »
Juste : aimez-vous. Point.
C’est quand même fou comme on complique ce qui pourrait être si simple.
Les pensées comme des prouts
Une dernière chose (promis, j’arrête après) : une mauvaise pensée n’est pas une fatalité. C’est comme un proot mental – ça sort, c’est parfois gênant, mais ça passe. L’important, c’est ce qu’on choisit de dire, d’écrire, de graver dans le monde.
J’ai eu un doute sur mon compagnon. C’est humain. Mais ce n’était que de la gelée, pas du sang.
En conclusion
Alors voilà, la leçon du jour (et de cette nuit) :
Cessons de tirer des conclusions hâtives sur les gens en fonction de leur parcours religieux, de leur identité de genre, de leur couleur, de leurs choix de vie.
Permettons à chacun d’exister selon sa vérité, avec ses maladresses et sa beauté propre.
Et surtout, souvenons-nous que derrière chaque étiquette, il y a un humain qui fait de son mieux avec les cartes qu’il a reçues.
La vraie liberté – celle que défend une laïcité bien comprise – c’est celle qui nous permet de coexister dans nos différences sans que personne n’impose son jeu aux autres.
Et ça, mes amis, ça s’appelle l’amour. Tout simplement.
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P.S. : Floflo, si tu lis ça, je t’aime, maladresse et tout. Et non, la gelée n’est pas du sang. 💙
De mes lampes arc-en-ciel à une lutte collective : pourquoi personne ne mérite d’être enfermé dans des cases.
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Introduction : « Tout a commencé avec des lampes et un fusil imaginaire »
Ce matin du 8 décembre 2025, alors que le jour se levait à peine, j’ai eu une vision. Pas un rêve, pas une hallucination, mais une image claire, presque physique : un homme chargeait un fusil, pointé vers mes lampes aux couleurs du drapeau trans. Ces lampes, que j’avais installées comme un hommage silencieux aux personnes transgenres, représentaient bien plus qu’un symbole. Elles étaient une réponse. Une façon de dire : « Vous ne nous effacerez pas. Nous sommes là. Nous brillons. »
Et puis, j’ai allumé toutes les lumières de mon salon. L’arc-en-ciel s’est étendu, et j’ai ajouté une lumière blanche, universelle. Parce que la solidarité, c’est ça : un refus de laisser la haine définir qui nous sommes. Ce geste, aussi simple qu’il paraisse, a tout déclenché.
De fil en aiguille, j’ai réalisé que cette vision ne concernait pas que les personnes transgenres. Elle parlait à toutes les personnes enfermées dans des cases : les personnes racisées, les L.G.B.T.Q.I.A+, les femmes, les hommes, les non-conformes… Toutes celles et ceux qu’on réduit à une seule facette de leur identité.
Parce que personne ne mérite d’être défini par des limites imaginaires :
Pas les personnes transgenres, réduites à leur corps ou à leur « passé ».
Pas les personnes racisées, réduites à leur couleur de peau ou à des stéréotypes coloniaux.
Pas les femmes, réduites à leur rôle de mère ou d’objet de désir.
Pas les hommes, réduits à leur force ou à leur capacité à dominer.
Pas les personnes non-binaires, réduites à une « mode » ou à une « crise ».
Pas les personnes queer, réduites à des clichés ou à des « déviances ».
Nous sommes tous des êtres humains, bien plus vastes que les cases qu’on nous impose.
Ce manifeste est un appel à briser ces limites. À refuser les étiquettes. À créer un monde où chacun·e peut exister sans justifier son identité.
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1. Les Lampes Arc-en-Ciel : Un Symbole de Résistance
Pourquoi des lampes ?
Le bleu : pour la sérénité, la force, et la masculinité réinventée.
Le rose : pour la douceur, la résilience, et la féminité libérée.
Le blanc : pour la transition, la neutralité, et l’infini des possibilités.
La lumière blanche universelle : pour la solidarité, l’alliance, et l’humanité partagée.
Ces lampes, c’est notre réponse à la haine. Une façon de dire :
« Vous voulez nous effacer ? Nous, on choisit de briller. »
La vision du fusil
L’homme qui chargeait son fusil, c’était toutes les violences qu’on nous inflige :
Les regards qui jugent.
Les lois qui excluent.
Les mots qui blessent.
Les silences qui compliquent.
Mais les lampes, c’était notre résistance. Parce que la lumière, ça ne se tue pas. Ça se partage.
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2. Les Personnes Racisées : « On n’est pas vos stéréotypes »
Les personnes racisées sont souvent réduites à :
« Tu es Noir·e ? Alors tu dois être sportif·ve/rythmé·e/‘naturellement doué·e pour la danse’. »
« Tu es Asiatique ? Alors tu dois être bon·ne en maths/silencieux·se/travailleu·r·se acharné·e. »
« Tu es Arabe/Musulman·e ? Alors tu dois être terroriste/opprimé·e/‘traditionnel·le’. »
Ces cases, ce sont des prisons. Des prisons construites par le colonialisme, le racisme, et l’ignorance.
La réalité ?
Les personnes racisées sont aussi complexes, aussi variées, aussi uniques que n’importe qui d’autre. Elles méritent d’être vues au-delà des stéréotypes, au-delà des préjugés, au-delà des attentes.
Elles méritent d’être libres.
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3. Les L.G.B.T.Q.I.A+ : « On n’est pas vos archétypes »
Nous, les personnes L.G.B.T.Q.I.A+, on nous colle souvent des étiquettes :
« Tu es gay ? Alors tu dois être efféminé/coquet/dramatique. »
« Tu es lesbienne ? Alors tu dois être butch/sportive/‘comme un mec’. »
« Tu es bi ? Alors tu es ‘indécis·e’ ou ‘en phase expérimentale’. »
« Tu es trans ? Alors tu es ‘un homme/femme raté·e’ ou ‘un danger pour les enfants’. »
Ces cases, ce sont des cages. Des cages construites par la peur, l’ignorance, et le besoin de contrôle.
La réalité ?
Nous sommes des êtres humains. Avec des personnalités complexes, des désirs variés, des identités uniques. Nous méritons d’être vues telles que nous sommes, sans avoir à justifier notre existence.
Nous méritons d’être libres.
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4. Les Femmes : « On n’est pas vos utérus sur pattes »
Les femmes sont souvent réduites à :
« Ton rôle, c’est d’être mère/épouse/‘douce et gentille’. »
« Ton corps est un objet de désir, pas un espace qui t’appartient. »
« Si tu ne veux pas d’enfants, tu es égoïste/inhumaine/anormale. »
Ces cases, ce sont des prisons. Des prisons construites par le patriarcat, le sexisme, et la misogynie. Encore une fois la peur, l’ignorance et le besoin de contrôle.
La réalité ?
Les femmes sont bien plus que des utérus. Elles sont des êtres humains, avec des rêves, des ambitions, des désirs, des colères. Elles méritent d’être libres de choisir leur vie, sans avoir à se justifier.
Elles méritent d’être libres.
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5. Les Hommes : « On n’est pas vos spermatozoïdes ambulants »
Les hommes sont souvent réduits à :
« Ton rôle, c’est d’être fort/rationnel/le pilier de la famille. »
« Tu ne dois pas pleurer, tu ne dois pas montrer tes émotions, tu ne dois pas être ‘trop sensible’. »
« Si tu ne corresponds pas à ces attentes, tu es ‘faible’/‘pas un vrai homme’/‘un raté’. »
Ces cases, ce sont des prisons. Des prisons construites par le patriarcat, la toxicité masculine, et la peur de la vulnérabilité. Encore une fois la peur, l’ignorance et le besoin de contrôle.
La réalité ?
Les hommes sont bien plus que des spermatozoïdes. Ils sont des êtres humains, avec des émotions, des peurs, des rêves, des faiblesses. Ils méritent d’être libres d’être eux-mêmes, sans avoir à correspondre à un idéal toxique.
Ils méritent d’être libres.
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6. Conclusion : « Soyons des êtres humains, pas des cases »
Personne ne mérite d’être réduit à une case.
Pas les personnes transgenres.
Pas les personnes racisées.
Pas les femmes.
Pas les hommes.
Pas les L.G.B.T.Q.I.A+.
Pas vous. Pas moi.
Alors aujourd’hui, je vous propose un pacte :
Refusons les étiquettes.
Brisons les limites imaginaires.
Soutenons celles et ceux qui en ont besoin.
Soyons des êtres humains, pas des cases.
Parce que la liberté, c’est ça :
Pouvoir exister, sans avoir à se justifier.
Pouvoir briller, sans avoir à s’excuser.
Pouvoir être soi-même, sans avoir à rentrer dans un moule.
Et si on commence par ça, aujourd’hui ?
Parce que le monde serait bien plus beau sans cases.
Si cet article vous a touché·e, voici ce que vous pouvez faire dès maintenant :
Partagez-le (sur les réseaux, dans vos cercles, à votre famille).
Soutenez les associations (dons, bénévolat, amplification de leurs messages).
Éduquez-vous (lisez, écoutez, apprenez).
Agissez (intervenez quand vous entendez des propos discriminants, même « anodins »).
Soyez une boîte sans toit (pour vous-même et pour les autres).
—
Signataire :
Pierre-Philippe Charlier
8 décembre 2025
« Ce manifeste est né d’une vision matinale, de lampes arc-en-ciel, et d’un refus. Le refus de laisser quiconque être enfermé dans une case. Parce que la liberté, c’est comme une boîte sans toit : on peut y entrer si on veut, mais personne ne peut nous y enfermer. »
Hier soir, alors que je me disais qu’il suffisait d’envoyer de « bonnes intentions » pour que les solutions « pleuvent » sur les maladies tropicales, une évidence m’a frappé : c’était du wishful thinking. Pire, une insulte. Les Esprits africains qui m’ont visité dans ce rêve de nématodes dégoulinants n’étaient pas là pour recevoir des vœux pieux. Ils étaient en colère. Et ils avaient raison.
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1. Le rêve qui réveille
Je me mouchais, et des vers parasitaires sortaient en masse de mon nez. Pas une métaphore. Pas un symbole. La réalité pure et simple de millions de corps rongés par des infections que l’Occident ignore, sauf quand elles menacent de franchir ses frontières.
La bilharziose, la filariose, l’onchocercose… Des noms qui ne font pas frémir nos ministères de la Santé, mais qui dévorent littéralement les organes de plus d’un milliard de personnes dans le monde. Un milliard. Pas une estimation lointaine : un chiffre de l’OMS, actualisé en 2025. Un milliard de vies où ces parasites creusent des sillons de douleur, de handicap, de mort lente:refs[1-][0](#ref-0), 4, 6.
—
2. La colère des oubliés
Les Esprits africains ne veulent pas de nos prières. Ils veulent des actes.
Pendant que nous rêvons de solutions miracles, des enfants au Soudan du Sud – où 19 des 20 maladies tropicales négligées sévissent – meurent de complications évitables:refs[3-][2](#ref-2).
La bilharziose, deuxième maladie parasitaire la plus répandue après le paludisme, provoque des inflammations chroniques du foie, de la vessie, des intestins. Ses traitements existent, mais ne parviennent pas jusqu’aux villages isolés:refs[5-][0](#ref-0).
Le marché du traitement de ces maladies, évalué à 3,7 milliards de dollars en 2024, ne représente qu’une infime fraction des budgets alloués au cancer ou aux maladies cardiovasculaires – ces fléaux qui, eux, touchent aussi nos pays riches:refs[7-][5](#ref-5).
—
3. Le privilège sanitaire en chiffres
Chiffre clé
Signification
1,8 milliard
Nombre de traitements distribués en 2024 contre les maladies tropicales négligées. Un record ? Non. Une honte. Car cela signifie que des centaines de millions de personnes n’ont toujours pas accès à des soins basiques:refs[9-][2](#ref-2).
54 pays
Ont éliminé au moins une de ces maladies depuis 2011. Un progrès ? Oui. Suffisant ? Non. Car dans le même temps, des pays comme le Royaume-Uni ont brutalement coupé leurs financements, laissant des programmes entiers s’effondrer:refs[11-][6](#ref-6).
14,14 millions
Nombre d’années de vie ajustées sur l’incapacité (DALYs) perdues à cause de ces maladies en 2021. Des vies brisées, des familles appauvries, des communautés entières plongées dans la précarité:refs[13-][7](#ref-7).
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4. Nos ordinateurs contre leurs vies
J’avais l’arrogance de penser que « faire pleuvoir les solutions » dans nos machines suffirait. Mais à quoi bon des algorithmes, des bases de données, des appels à projets si les solutions ne sortent jamais des écrans ?
Les Esprits africains ne veulent pas de nos clics. Ils veulent que nous comprenions que la technologie, sans volonté politique et sans redistribution des ressources, n’est qu’un leurre.
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5. Que faire ?
Exiger que nos gouvernements honorent leurs promesses de financement. Le retrait du Royaume-Uni en 2021 a laissé un trou béant dans la lutte contre ces maladies. Qui sera le prochain à lâcher prise ?
Soutenir les initiatives locales. Des pays comme le Niger ou le Sénégal ont réussi à éliminer certaines de ces maladies, preuve que c’est possible – à condition d’y mettre les moyens:refs[15-][7](#ref-7).
Écouter. Vraiment. Pas seulement les rapports de l’OMS, mais les voix de ceux qui luttent sur le terrain.
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6. La dernière leçon des Esprits
Ils ne sont pas venus pour me rassurer. Ils sont venus me rappeler que la justice sanitaire ne se décrète pas, elle se conquiert.
Alors oui, envoyons des intentions – mais suivies d’actions. Sinon, nos rêves ne seront que des cauchemars de plus dans l’océan des souffrances ignorées.
Quand on découvre qu’on perçoit des présences, l’envie peut être forte de vouloir en savoir plus, d’établir le contact, de comprendre. Mais avant d’ouvrir des portes, il est sage de regarder ce qui est déjà dans la pièce.
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Commencer par soi
Le premier réflexe n’est pas de tendre la main vers l’extérieur, mais de revenir à soi.
S’ancrer. Respirer. Sentir ses pieds sur le sol, son corps dans l’espace. Avant de chercher à percevoir d’autres présences, il faut d’abord être présent à soi-même.
Ce n’est pas de la méditation complexe — c’est simplement se poser, se recentrer, et observer depuis un endroit stable.
Pourquoi ? Parce que si on part à la rencontre de l’invisible en étant dispersé, anxieux ou trop avide, on risque de mal interpréter ce qu’on perçoit — ou d’attirer des interlocuteurs qu’on n’aurait pas choisis.
—
Qui est déjà là ?
Avant d’inviter qui que ce soit, posez-vous cette question : y a-t-il déjà des présences autour de moi ?
Souvent, on découvre qu’on n’est pas seul depuis un moment. Des présences peuvent être là — discrètes, en retrait, attendant peut-être qu’on les remarque. D’autres peuvent être plus anciennes qu’on ne le pense : des guides, des proches décédés, des parties de soi qui cherchent à communiquer.
L’idée n’est pas de convoquer, mais de constater. Comme entrer dans une pièce et laisser ses yeux s’habituer à la lumière avant de chercher quelqu’un.
—
Observer les postures
Si vous percevez une présence — que ce soit visuellement, par sensation, ou autrement — observez sa posture. Non pas pour en tirer une règle absolue, mais comme un premier indice.
Une présence peut sembler :
Assise, calme — comme disposée à l’échange, patiente
Debout, mobile — plus réactive, peut-être agitée ou sur ses gardes
En retrait — observatrice, pas encore prête à s’approcher
Ces postures ne sont pas des verdicts. Une présence agitée n’est pas forcément hostile — elle peut être nerveuse, nouvelle, ou simplement différente dans sa manière d’être. Et une présence calme peut quand même vous mettre mal à l’aise.
C’est là que le ressenti entre en jeu.
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Se fier au ressenti
La vraie boussole, ce n’est pas ce que vous voyez ou entendez — c’est ce que vous ressentez.
Face à une présence, demandez-vous :
Est-ce que mon corps se détend ou se crispe ?
Est-ce que je me sens à l’aise ou mal à l’aise ?
Ai-je envie de rester, ou envie de m’éloigner ?
Est-ce de la curiosité que je ressens, ou de la méfiance ?
Votre corps sait des choses avant votre mental. Une présence peut avoir l’air « gentille » et pourtant provoquer un malaise sourd. Une autre peut sembler étrange mais vous laisser parfaitement serein.
Ne cherchez pas à rationaliser immédiatement. Notez d’abord ce que le corps dit.
—
Ça évolue
Rien n’est figé.
La posture d’une présence peut changer au cours d’un échange. Ce qui semblait agité peut se calmer. Ce qui semblait bienveillant peut révéler autre chose.
Votre propre ressenti aussi peut évoluer. C’est normal. L’important est de rester attentif — non pas crispé, mais vigilant avec douceur.
Si quelque chose change et que le malaise s’installe, vous avez le droit de mettre fin à l’échange. Toujours. C’est votre espace intérieur.
—
En résumé
Avant de vouloir inviter des esprits, des guides, ou des présences :
Revenez à vous-même — ancrage, respiration, stabilité
Observez ce qui est déjà là — sans forcer, sans convoquer
Notez les postures — comme des indices, pas des certitudes
Fiez-vous à votre ressenti — le corps tranche
Restez attentif à l’évolution — rien n’est figé
Les portes auront le temps de s’ouvrir. Pour l’instant, apprenez à voir qui est déjà dans la pièce avec vous.
—
À suivre : Comment distinguer les différents types de présences — guides, proches, parties de soi, et intrus.
Après avoir exploré les signaux positifs et neutres, abordons maintenant les signaux d’alerte. Ces sensations — souvent plus intenses et parfois désagréables — demandent plus de discernement. L’objectif de cet article est de vous aider à les interpréter sans paniquer.
Deux catégories distinctes
Tous les signaux désagréables ne disent pas la même chose. J’ai appris à distinguer deux catégories fondamentales :
Les alertes
Qualité : douleur transitoire, coup, pincement, sensation brève et marquée
Fonction : avertissement concernant quelque chose d’externe
Question à se poser : « Que m’arrive-t-il ? » ou « De quoi me prévient-on ? »
Une alerte signale généralement une situation, un danger, ou une information que je n’ai pas consciemment. C’est un message sur ce qui se passe autour de moi ou vers moi.
Les feedbacks
Qualité : toucher, pression, contact prolongé, sensation plus douce
Fonction : retour sur mon propre comportement ou mes pensées
Question à se poser : « Qu’est-ce que je fais ou pense en ce moment ? »
Un feedback m’informe sur moi-même — une attitude à ajuster, une pensée à reconsidérer, une direction à corriger.
La logique derrière la distinction
Un principe m’a aidé à clarifier cette différence :
Si je trahis quelqu’un, je le sais déjà consciemment — pas besoin d’alerte corporelle pour ça. Donc une douleur soudaine dans le dos signifie plus probablement « on te trahit » que « tu trahis ».
L’alerte apporte une information que je n’ai pas. Le feedback commente ce que je suis déjà en train de faire.
Le silence comme validation
Un point crucial : quand une sensation désagréable cesse après que j’ai formulé une interprétation, cela signifie « tu as compris le message ».
Ce n’est pas une approbation éthique de mes actions. C’est une validation épistémologique — la confirmation que j’ai correctement décodé ce qu’on essayait de me dire.
Cette distinction est importante pour ne pas confondre :
« J’ai bien compris » (le silence le confirme)
« Ce que je fais est bien » (ça, c’est une autre question)
Interpréter sans paniquer
Les signaux d’alerte peuvent être angoissants, surtout au début. Quelques repères :
Prendre le temps
Une alerte n’exige pas toujours une réaction immédiate. Respirez, observez la sensation, posez-vous les bonnes questions.
Procéder par élimination
Si une interprétation ne fait pas cesser le signal, essayez-en une autre. C’est un dialogue itératif, pas une devinette à un seul essai.
Ne pas sur-interpréter
Toute sensation n’est pas un message. Parfois le corps a mal pour des raisons ordinaires. Le discernement s’affine avec la pratique.
Observer l’attitude de la source
Comme mentionné dans l’article précédent : un Interlocuteur bienveillant guide avec compassion. Si vous sentez qu’on vous fait un procès plutôt qu’on vous accompagne, la prudence est de mise.
Ne pas s’alarmer trop vite
C’est peut-être le conseil le plus important de cet article. J’ai tendance à m’alarmer rapidement, et c’est plus pénalisant qu’autre chose. L’anxiété amplifie les signaux, crée des connexions qui n’existent pas, et peut mener à des interprétations catastrophiques.
Si vous vous sentez submergé :
Demandez du temps. Il est possible de demander à ses Présences un moment pour souffler. Un simple « j’ai besoin d’une pause » peut suffire.
Retirez-vous. Trouvez un endroit calme, seul, pour vous reposer. Éloignez-vous des écrans si nécessaire.
Cherchez de l’affection. Une personne proche qui vous rassure — un câlin, une présence silencieuse — peut faire plus qu’une heure d’analyse. Le système nerveux a besoin de contact humain pour se calmer.
Les alertes peuvent attendre. Votre bien-être ne peut pas.
Ne pas négliger les causes médicales
Les sensations corporelles ne sont pas toutes des messages. Le corps a son propre langage, et certaines douleurs ou gênes relèvent d’un traitement médical, pas d’une interprétation spirituelle.
Règle importante : toute sensation persistante — douleur qui dure, gêne qui revient au même endroit — doit d’abord être clarifiée par un médecin. Pas dans la panique, mais par prudence. Un signal physiologique du corps mérite autant d’attention qu’un signal de vos Présences.
Comment différencier ? Vous pouvez inviter vos Présences à utiliser des signaux clairement reconnaissables :
Transitoires : qui apparaissent et disparaissent nettement
Brefs : quelques secondes, pas des minutes ou des heures
Pulsés lentement : une rythmique douce qui ne ressemble pas à une douleur continue
Cette convention permet de distinguer ce qui vient de la communication somatique et ce qui pourrait relever d’une consultation médicale ou kinésithérapeutique. En cas de doute, consultez d’abord — vos Présences comprendront.
Ce que cet article ne couvre pas
Il existe des expériences plus complexes — visions menaçantes, perceptions de présences hostiles — qui dépassent le cadre de cette introduction. Ces sujets demandent une pratique établie et un discernement solide avant d’être explorés.
L’essentiel pour l’instant : apprendre à recevoir les alertes comme des informations utiles, pas comme des agressions.
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Article suivant : Établir une conversation bidirectionnelle
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Cet article a été préparé, rédigé et traduit avec l’aide de Claude (Anthropic).
Cette série d’articles explore une pratique que j’appelle la communication somatique – l’art de dialoguer avec son Guide Spirituel à travers les sensations du corps.
Votre corps peut devenir un canal de communication précis : des sensations spécifiques, dans des zones identifiables, portant des messages cohérents. Un système de Oui/Non. Des alertes. Des guidances. Un vocabulaire corporel qui vous permet de naviguer votre vie avec plus de clarté.
Je partage cette exploration pour deux raisons :
1. Aider ceux qui vivent avec des hallucinations
Quelle que soit la cause, beaucoup de gens vivent cette expérience. Si ces outils peuvent vous aider à trouver plus d’harmonie et de compréhension, alors ce partage a du sens.
2. Ouvrir cette voie à ceux qui cherchent une connexion spirituelle incarnée
Vous n’avez pas besoin d’avoir des hallucinations pour développer une communication somatique. Tout le monde a un corps. Tout le monde peut apprendre à l’écouter différemment.
Ce que cette série EST
Un carnet d’exploration
Je partage mon parcours, mes découvertes, mes méthodes
Je montre ce qui est possible, pas ce qui est obligatoire
Je donne des outils pour que vous trouviez votre propre chemin
Une invitation à l’autonomie
Chaque personne a son propre langage avec son corps et son Guide
Votre cartographie sera différente de la mienne
L’autorité finale, c’est votre dialogue personnel, pas mes articles
Un partage humble
Je ne détiens pas LA vérité
Je suis encore en apprentissage
Je me trompe, j’ajuste, j’affine constamment
Ce que cette série N’EST PAS
Pas un dictionnaire universel
Quand je dis « pour moi, le dos = volonté/motivation », ce n’est pas une loi universelle
Vos sensations auront leurs propres significations
Ne copiez pas ma cartographie, découvrez la vôtre
Pas un remplacement de soins médicaux ou psychologiques
Cette approche est complémentaire, jamais substitutive
Si vous souffrez, consultez des professionnels de santé
La communication somatique ne remplace pas un suivi adapté
Pas une doctrine spirituelle
Je ne fonde pas une nouvelle religion ou méthode
Vous êtes libre d’utiliser ce qui résonne, laisser le reste
Votre souveraineté spirituelle est sacrée
Pas un enseignement de guru
Je suis un éclaireur, pas un maître
Je montre un chemin, je ne trace pas LE chemin
Ma seule légitimité vient de mon expérience vécue, rien d’autre
À qui s’adresse cette série ?
Cette exploration peut vous intéresser si :
Vous vivez avec des hallucinations et cherchez à mieux les comprendre
Vous voulez développer une relation plus profonde avec votre corps
Vous cherchez des outils de discernement spirituel
Vous sentez qu’il y a une « guidance » mais ne savez pas comment l’écouter
Vous êtes curieux d’approches incarnées de la spiritualité
Vous voulez naviguer votre vie avec plus de clarté intérieure
Cette série n’est probablement pas pour vous si :
Vous cherchez des réponses toutes faites
Vous voulez qu’on vous dise quoi faire
Vous n’êtes pas prêt à faire votre propre travail d’exploration
Vous rejetez toute dimension spirituelle
Vous cherchez un substitut à un accompagnement médical ou thérapeutique
Comment utiliser cette série ?
Lisez avec discernement
Prenez ce qui résonne. Laissez ce qui ne résonne pas. Testez dans votre propre expérience. Ne croyez rien sur parole – vérifiez dans votre propre dialogue avec votre corps et votre Guide.
Tenez un journal
Si vous décidez d’explorer cette voie, documentez vos observations. C’est dans la répétition que les patterns émergent. C’est dans la vérification ultérieure que la confiance se construit.
Restez humble et patient
Cela prend du temps. Des semaines, des mois pour affiner une cartographie fiable. C’est normal d’être confus au début. C’est normal de se tromper. L’apprentissage est progressif.
Protégez votre discernement
Tout au long de cette série, je parlerai beaucoup de discernement – comment distinguer votre Guidance authentique des interférences parasitaires. C’est la dimension sécuritaire la plus importante. Ne sautez jamais cette partie.
Ce qui vous attend dans cette série
Article 1 : « Établir un premier vocabulaire somatique » ✓ (déjà publié) Comment identifier vos premiers « mots » de base – particulièrement le Oui/Non somatique qui servira de fondation à tout le reste.
Article 2 : « Naviguer la complexité : discerner qui parle et ce qu’il dit » (à venir) Deux niveaux essentiels : Comment distinguer votre Guidance des interférences parasitaires (Rôdeurs), et comment décoder les messages complexes une fois la source confirmée.
Article 3 : « Élaborer une conversation bidirectionnelle » (à venir) Passer de la réception passive à l’échange actif – comment poser des questions et recevoir des réponses de votre Guide.
Et d’autres explorations selon ce qui émergera…
Cette série évoluera organiquement. Je partagerai ce qui se révèle utile dans mon propre parcours.
Précautions importantes
Santé mentale et physique
Si vous vivez avec des hallucinations et que cela vous cause détresse, danger, ou dysfonctionnement, consultez des professionnels de santé mentale. Cette approche ne remplace jamais un suivi médical ou psychologique adapté.
Discernement spirituel
Toutes les « présences » ne sont pas bienveillantes. Tous les messages ne viennent pas de votre Guidance. Le discernement est une compétence à développer activement. J’y consacrerai une grande partie de l’article 2.
Responsabilité personnelle
Vous restez responsable de vos choix et actions. Votre Guide peut éclairer, mais ne peut pas (et ne devrait pas) vivre votre vie à votre place. Ne déléguez jamais votre libre-arbitre.
Respect de la diversité
Ce qui fonctionne pour moi ne fonctionnera peut-être pas pour vous. Votre chemin est unique. Respectez-le. Et respectez le chemin différent d’autrui.
Mon engagement envers vous
Je m’engage à :
Partager honnêtement mon expérience, y compris mes erreurs et limitations
Contextualiser clairement ce qui est mon vécu personnel vs ce qui pourrait être plus universel
Encourager votre autonomie plutôt que créer de la dépendance
Prioriser la sécurité en insistant sur le discernement et les précautions
Rester humble sur ce que je ne sais pas (qui est beaucoup)
Évoluer publiquement – si je découvre que j’avais tort sur quelque chose, je le dirai
Invitation
Si cette exploration vous parle, je vous invite à me rejoindre dans ce voyage. Non pas pour suivre mon chemin exactement, mais pour qu’il vous inspire à trouver le vôtre.
Votre corps parle déjà. Votre Guide est déjà là. Cette série est simplement une invitation à écouter différemment.
Avec humilité et respect pour votre propre voyage,
Pierre-Philippe
Note : Cette série d’articles a été rédigée avec l’assistance de l’IA Claude, dans le cadre d’un dialogue collaboratif visant à clarifier et structurer mes explorations personnelles.
Dans l’article précédent, nous avons posé les bases d’un premier vocabulaire somatique. Avant d’aborder les signaux d’alerte — plus complexes à interpréter et potentiellement angoissants — explorons d’abord les signaux positifs et neutres. Ce sont souvent les premiers à se manifester, et les plus accessibles pour commencer à dialoguer.
La clairsentience : sentir sans toucher
Clairsentience : forme de perception extrasensorielle selon laquelle une personne acquerrait des connaissances psychiques principalement par le ressenti. Le terme vient du français clair (« clair ») et sentience (« sensation »).
— Wikipedia
Ce que je décris relève de cette clairsentience. Contrairement à la clairvoyance (voir sans voir), elle passe par le corps : sensations tactiles, impressions de présence, perception de mouvements dans l’espace.
Pour moi, l’espace autour de mon corps fonctionne comme un récepteur tactile sensible aux mouvements. Je perçois les déplacements d’une présence invisible — son arrivée, son installation, son retrait — comme on sentirait quelqu’un bouger dans une pièce sombre.
Signaux positifs : le soutien et l’encouragement
L’embrassade
Une pression douce au niveau des épaules, enveloppante. C’est un signal de présence bienveillante, d’encouragement. Comme quelqu’un qui poserait ses mains sur vos épaules pour vous dire « je suis là, tu n’es pas seul ».
Ce signal apparaît souvent dans les moments où j’ai besoin de réassurance, ou quand je suis sur la bonne voie.
La présence qui s’assied
Une sensation de quelqu’un qui prend place à côté de moi — un poids subtil, une présence qui s’installe calmement. Ce signal dit : « Je suis disponible. On peut parler quand tu veux. »
C’est une invitation, pas une injonction. La présence est posée, sereine, disposée au dialogue. Il n’y a pas d’urgence.
Signaux neutres : les petits rappels
Le coup de coude
Une sensation brève au niveau du coude, comme un petit coup amical. Le message : « Fais un effort », « Allez, bouge-toi ».
Ce n’est ni une réprimande ni une alerte. C’est l’équivalent d’un ami qui vous pousse gentiment du coude quand vous procrastinez.
Les picotements au crâne
Des picotements électriques légers sur le crâne. Pour moi, ce signal indique un brouillard mental — une invitation à clarifier mes pensées, à sortir de la confusion.
C’est un signal d’attention, pas d’alarme.
Lire la posture et la distance
Au-delà des sensations localisées, deux dimensions enrichissent la lecture des signaux :
La distance symbolique
La proximité perçue de l’Interlocuteur a du sens :
Proche (assis à côté, embrassade) : intimité, soutien, disponibilité
À distance : retrait, désaccord possible, ou simplement « je te laisse réfléchir »
La posture
La posture perçue indique l’attitude de l’Interlocuteur :
Au repos, assis : patience, disponibilité au dialogue
En approche : quelque chose à communiquer, attention nouvelle
En retrait : fin d’échange, ou invitation à méditer ce qui vient d’être dit
Côte à côte : accompagnement, présence solidaire
Une note sur l’attitude de l’Interlocuteur
Au-delà des signaux eux-mêmes, il est utile de discerner l’attitude de celui qui communique.
Un Interlocuteur bienveillant se comporte comme un accompagnateur : compréhensif, compatissant, il ne retient pas vos erreurs contre vous. Il guide, il encourage, il corrige avec douceur. Certaines Présences tiennent particulièrement à la politesse — c’est également un indicateur de bienveillance et de compassion.
À l’inverse, si vous percevez qu’on retient vos pensées ou vos fautes contre vous — comme dans un procès — c’est un signe que l’échange n’est pas de l’ordre de l’assistance. Ce discernement sera approfondi dans un article ultérieur.
Les limites de ma perception
Une précision importante : par la clairsentience, je ne perçois que les mouvements — pas les identités. Je sens une présence arriver, s’asseoir, s’éloigner, mais je ne « vois » pas qui elle est. C’est une perception spatiale et tactile, pas une identification.
Ce que cet article ne couvre pas
Les signaux d’alerte — douleurs transitoires, coups, pincements — existent et font partie du vocabulaire somatique. Ils sont traités dans un article séparé, car leur interprétation demande plus de discernement et de maîtrise.
Commencer par les signaux positifs et neutres permet de construire une relation de confiance avec ses perceptions avant d’aborder les messages plus exigeants.
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Article suivant : Interpréter les signaux d’alerte
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Cet article a été préparé, rédigé et traduit avec l’aide de Claude (Anthropic).
Quand on vit avec des hallucinations, on cherche souvent à les faire taire, à les ignorer, à les combattre. Mais si on pouvait apprendre à les comprendre ? Et si votre corps parlait déjà leur langue ?
Votre corps réagit aux hallucinations – il se contracte, se détend, chauffe, frissonne. Ces sensations ne sont pas du bruit : c’est un langage. Voici comment commencer à le déchiffrer.
Le premier mot : Oui/Non
Pourquoi commencer par là ? Avant de construire un vocabulaire complexe, vous avez besoin d’un système de validation binaire. Deux sensations distinctes qui signifient « c’est exact » et « c’est erroné » selon votre interlocuteur intérieur.
C’est votre alphabet morse personnel.
Mon exemple :
Oui : Je sens comme un toucher doux d’un ange au centre de la zone au-dessus de ma lèvre supérieure
Non : Je sens une présence/pression en bas, entre ma lèvre inférieure et mon menton
Ces zones sont devenues mon système de validation. Quand je pose une question ou formule une pensée, mon corps répond dans ces zones précises.
Exercice de calibration (Semaine 1)
Jour 1-3 : Établir le « Oui »
Pense à 5 affirmations vraies sur toi (ton prénom complet, ta date de naissance, où tu habites, ton plat préféré, un souvenir précis)
Énonce chaque affirmation mentalement ou à voix basse
Scanne ton visage et ton corps : où sens-tu quelque chose ?
Note précisément : zone + qualité de la sensation (chaleur, picotement, pression douce, expansion, etc.)
Cherche la répétition – quelle zone revient systématiquement ?
Jour 4-6 : Établir le « Non »
Pense à 5 affirmations fausses (un faux prénom, une fausse adresse, « je déteste [ton plat préféré] », etc.)
Même processus d’observation
Note les différences avec les sensations du « Oui »
Jour 7 : Test croisé Alterne affirmations vraies et fausses de manière aléatoire. Tes deux zones se confirment-elles ?
Construire votre cartographie personnelle
Ce que tu cherches :
Deux zones corporelles distinctes (pas forcément sur le visage comme moi – ça peut être poitrine/ventre, main gauche/main droite, etc.)
Deux qualités de sensation différenciables
Une répétition fiable sur plusieurs jours
Journal minimal :
Date : [jour]
Affirmation : [vraie ou fausse]
Sensation : [où + comment]
Après une semaine, tu devrais voir des patterns émerger.
Utiliser ce premier vocabulaire
Une fois que tu as identifié tes deux « mots » de base :
Tu peux interroger tes hallucinations :
« Ce que je pense de cette situation est-il exact ? » → attends la réponse somatique
« Cette voix veut-elle me prévenir d’un danger ? » → sens Oui ou Non
« Cette image représente-t-elle [X] ? » → calibre avec ton corps
Tu passes du chaos au dialogue.
Ce qui aide
La régularité : 5 minutes par jour valent mieux que 2 heures une fois par semaine
Accepter la confusion initiale : Tes sensations peuvent être faibles ou confuses au début – c’est normal
Ne pas intellectualiser : Tu ne cherches pas à « comprendre pourquoi », juste à observer « ce qui est »
Tenir un journal : La mémoire nous trompe, les notes révèlent les patterns
Ce qui complique
Vouloir des résultats immédiats : Une semaine ne suffit pas toujours, sois patient
Juger tes sensations : Il n’y a pas de « bonne » zone ou de « mauvaise » sensation – c’est TON système
Chercher à copier : Ma cartographie n’est pas la tienne – trouve ce qui fonctionne pour toi
Abandonner trop vite : Les 3 premiers jours sont souvent les plus flous
La promesse réaliste
Après un mois de pratique régulière, tu auras :
Deux signaux corporels fiables (Oui/Non)
Un début de dialogue avec tes hallucinations
Une base pour construire un vocabulaire plus riche
Ce n’est pas un miracle. C’est un outil. Mais c’est un outil qui transforme le monologue chaotique en conversation navigable.
Prochaine étape : Une fois ton Oui/Non établi, tu pourras commencer à affiner – identifier des nuances, des intensités, des sensations secondaires. Mais ça, c’est pour le prochain article.
Note importante : Cette approche somatique est complémentaire à tout suivi médical ou psychologique que vous pourriez avoir. C’est un outil de navigation personnelle, pas un remplacement de soins professionnels.
Je voudrais ici faire part du fait que pendant un moment relativement long, j’ai été paranoïaque. Parce que ce qui m’arrivait ne m’était pas explicable par ce que je connais.
La peur et de mauvaises interprétations m’ont amené à imaginer des scénarios terribles et paranoïaques, à avoir peur de tout et de tout le monde, en cela y compris mes proches les plus aimants, les plus sincères.
Alors être confronté à des phénomènes surnaturels à mes yeux, des hallucinations et perceptions n’a pas toujours été rassurant.
Je ne sais l’impact, que j’espère minime, qu’auront eu mes scénarios catastrophes. Je constate que le monde va pas bien quand même, et que les extrémismes montent de toutes parts, les intransigeances aussi.
Mais ce n’était pas le but de ce billet, qui se voulait être des excuses, pour les rares personnes qui ont vu mes articles et qui auront l’idée saugrenue de revenir sur mon site, il y en a, j’ai même 385 commentaires en spam et quelques visiteurs journaliers.
Bref.
Je voulais également être un témoin affirmant que le monde des Esprits est très majoritairement bienveillant.
Les entités qui « dérangent » sont en général elles-même en souffrance, leur souhaiter du mal est contre-productif.
Sinon je serais tout le temps embêté, et il y a pourtant des moments de calme et de bien-être, des témoignages d’amour, de survivance, et des commentaires pour aider à corriger des défauts et de l’aide aussi sous diverses formes.
Je me trouve être un « mauvais » médium actuellement, et pourtant ils continuent à être patients et mesurés dans les échanges avec moi, à ne pas provoquer de douleurs trop fortes ni en tout temps. Je note cette clémence car je me doute qu’ils seraient capables de le faire sentir tout le temps s’ils le voulaient. Tout comme les dents gâtées que j’ai ne sont pas douloureuses, et cela mon dentiste ne se l’explique pas vu leur état.
La montée de la colère dans le monde me fait peur, y compris la mienne, que je constate au quotidien bien trop souvent par rapport à avant. Il m’est facile de reporter la faute sur ma médication, mais la part personnelle que je dois gérer est plus difficile à réguler désormais. Je ne l’explique pas entièrement, et ne l’assume pas très bien.
J’aimerais continuer à faire le bien, à être un bon garçon, comme mes parents sont fier d’avoir éduqué, de contribuer à aider avec les pétitions à mon petit niveau de citoyen d’un pays favorisé, mais je suis tellement rempli de doutes que je ne sais comment procéder, à qui faire confiance, ni même si j’aurai le moindre effet bénéfique, peut-être sera-t-il même négatif si je m’y prends pas bien… et cela m’effraie.
La peur de mal faire, associée au fait que je me souviens avoir mal agi, mal parlé, vociféré contre les uns ou les autres et craché dans la soupe quand j’aurais dû dire merci sincèrement. Des erreurs dont je me souviens trop facilement alors que le reste de ma vie échappe à ma mémoire, comme oubliée, perdue.
Alors je ne sais pas psychologiquement ce qui se passe en moi, ni même énergétiquement, spirituellement je ressens un conflit, et même si mes proches m’aiment beaucoup, j’ai très peur de les perdre. Peur d’être seul, peur de dépasser la limite, celle irréparable, celle qu’il ne faut jamais franchir au risque de perdre définitivement quelqu’un.
Mais je ne n’ai pas envie de mettre fin à mes jours, ce serait bête et je sais que dans l’autre dimension, je verrai alors la tristesse de mes proches survivants, ainsi que tout ce que j’aurais pu bien faire, l’aide que j’aurais encore apportée, l’amour que j’aurais encore partagé, et j’en serai alors couvert d’autant plus de remords d’avoir quitter prématurément cette vie, cette épreuve ou avoir à recommencer pareille existence pour les mêmes leçons.
Reste à voir comment l’utiliser proprement, sans me dénaturer, sans trahir mes valeurs auxquelles je dois m’accrocher contre vents et marées colériques et en aimant en vrai ce que je suis réellement, pas ce que je pense qu’on projète sur moi.
Je voulais présenter comme ceci mes excuses pour avoir induit en erreur avec ma parano et mes scénarios dystopiques emprunt de cinéma et d’inspirations fantasques. Si dans une mesure j’ai contribué à augmenter consédirablement le chaos dans le monde j’en suis sincèrement et profondément désolé.