💰⚖️ TAXATION ONE-PIECE RATIO

ÉMULSION FINANCIÈRE HÉGÉMONIQUE

HEGEMONIC FINANCIAL EMULSION

🏴‍☠️ Le trésor de la justice fiscale vs les Marines corrompus du capital

🏴‍☠️ The treasure of tax justice vs the corrupt Marines of capital


Un tract citoyen en 9 langues | A citizen’s tract in 9 languages

🇫🇷 Français | 🇬🇧 English | 🇳🇱 Nederlands | 🇩🇪 Deutsch | 🇪🇸 Español | 🇨🇳 中文 | 🇺🇦 Українська | 🇸🇦 العربية | 🇹🇿 Kiswahili


« On taxe le travail à 50%, le capital à 30%, et l’héritage des milliardaires à presque rien. Puis on s’étonne que les riches s’enrichissent et que les autres stagnent. »


Auteur | Author: Pépé @ CHARLIERConsulting.eu

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🇫🇷 FRANÇAIS

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1. LE CONSTAT : UNE ÉMULSION QUI NE SE MÉLANGE PLUS

Imaginez une vinaigrette : huile et vinaigre peuvent se mélanger si on les agite. Mais laissez-la reposer, et l’huile remonte inexorablement à la surface. Notre économie fonctionne ainsi — sauf que personne ne secoue plus le bocal.

« En Belgique, les 1% les plus riches possèdent 24% de la richesse totale. Les 10% les plus riches en détiennent 55%. »

— Banque Nationale de Belgique, 2024

Les chiffres qui parlent (Belgique)

Donnée Montant
Fortune des 49 familles milliardaires 129 milliards €
Patrimoine total des ménages belges 2 852 milliards €
Part héritée des fortunes milliardaires 79%
Pression fiscale sur le travail ~50% (taux marginal max)
Pression fiscale sur le capital ~30% (taux fixe)

2. LE MÉCANISME : PSEUDO-FORCE MONÉTAIRE AGGLUTINANTE

L’argent attire l’argent — ce n’est pas qu’une expression. C’est un mécanisme structurel :

🔴 Rendements croissants

Plus vous avez de capital, plus vous accédez à des investissements rentables (private equity, hedge funds, immobilier prime). Un compte épargne à 1% vs un fonds privé à 15% : le fossé se creuse mathématiquement.

🔴 Fiscalité régressive de fait

Le capital est taxé à taux fixe (~30%), le travail à taux progressif (jusqu’à 50%). Plus vous êtes riche, moins vous payez proportionnellement.

🔴 Optimisation accessible aux seuls ultra-riches

Holdings luxembourgeoises, trusts, fondations familiales — des outils juridiques complexes, réservés à ceux qui peuvent payer fiscalistes et avocats. Les familles Wittouck, Van Damme, De Spoelberch, D’Ieteren, Colruyt, Frère… toutes utilisent ces structures.

🔴 Héritage concentré

79% de la richesse des milliardaires belges est héritée. La méritocratie est un mythe. On ne “devient” pas milliardaire — on le naît.


3. LE DOUBLE STANDARD : DISSOLUTION vs AUTO-RENFORCEMENT

FORTUNE < 1 Milliard € FORTUNE > 1 Milliard €
Dissolution quasi-systémique Auto-renforcement
L’inflation érode l’épargne Les actifs s’apprécient plus vite que l’inflation
Accidents de vie (divorce, maladie, chômage) Structures juridiques protectrices
Fiscalité proportionnellement lourde Optimisation fiscale légale
Transmission patrimoniale taxée Holdings et fondations transmettent sans friction
Dépendance au salaire Revenus passifs du capital

Résultat : Les fortunes moyennes se dissolvent sur 2-3 générations. Les méga-fortunes s’auto-renforcent indéfiniment.


4. QUI PAIE QUAND LES RICHES NE PAIENT PAS ?

L’arnaque conservatrice 🎭

Les partis conservateurs refusent la taxation proportionnelle du capital sous prétexte de “ne pas faire fuir les riches”.

Résultat concret ?

  • ❌ Les ultra-riches continuent à payer proportionnellement moins
  • ❌ Le “manque à gagner” est compensé par des taxes sur la consommation (TVA, accises) et le travail
  • La classe moyenne paie PLUS pour compenser ce que les riches ne paient PAS

⚠️ Chaque milliard non prélevé sur les grandes fortunes = un milliard prélevé ailleurs

(TVA, cotisations sociales, gel des services publics, dette reportée sur les générations futures)

Le mythe de la “fuite des capitaux” 🏃💨

On nous agite l’épouvantail de l’exode fiscal. Que disent les études ?

  • National Bureau of Economic Research (2024) : Le taux de migration des ultra-riches face à un impôt sur la fortune est inférieur à 0,01% par an.
  • France Stratégie : La suppression de l’ISF n’a PAS ramené les capitaux — elle a juste augmenté les dividendes versés aux actionnaires.
  • Bureau fédéral du Plan (Belgique) : Même avec 26% d’évasion anticipée, une taxe des millionnaires rapporterait 4 à 8 milliards €/an.

La fuite est un mythe. L’inaction est un choix politique.


5. LA SOLUTION : PROPORTIONNALITÉ FISCALE ET JUDICIAIRE

🟢 Taxation proportionnelle du capital

Proposition Seuils Rendement estimé
PTB 2% > 5M€, 3% > 10M€ ~4-8 Mds €/an
PS 0,4% à 1,5% dès 1,25M€ ~7,5 Mds €/an
Ecolo 0,5% à 2% dès 1M€ ~3,6 Mds €/an
UCLouvain “1-2-3” 1% > 1M€, 2% > 2M€, 3% au-delà ~10 Mds €/an

🟢 Amendes judiciaires et pénales proportionnelles

Une amende de 500€ pour un milliardaire = 0,00005% de son patrimoine.

Une amende de 500€ pour un salarié au SMIC = 25% de son salaire mensuel.

La même infraction, la même “punition” — mais un impact radicalement différent.

Solution : Amendes indexées sur le patrimoine ou le revenu (modèle finlandais du “jour-amende”).

🟢 Mesures complémentaires

  • 📋 Création d’une cellule “Grandes Fortunes” au SPF Finances
  • 🔓 Suppression du secret bancaire pour les patrimoines > 1M€
  • 📊 Cadastre des fortunes (déclaratif, comme en France pendant 28 ans)
  • 🚪 Exit tax robuste sur les délocalisations fiscales
  • 🇪🇺 Coordination européenne pour fermer les paradis fiscaux internes (Luxembourg, Pays-Bas, Irlande)

6. CE QUE ÇA CHANGERAIT CONCRÈTEMENT

Avec 8 milliards €/an de recettes supplémentaires, on pourrait :

  • ✅ Augmenter la quotité exemptée d’impôt (moins d’impôts pour les bas/moyens revenus)
  • ✅ Refinancer les soins de santé mentale
  • ✅ Réduire la TVA sur les produits de première nécessité
  • ✅ Investir dans la transition écologique
  • ✅ Réduire les cotisations sociales sur les bas salaires

L’équité n’est pas un rêve — c’est un choix de société.


CONCLUSION 🏴‍☠️

L’émulsion financière hégémonique n’est pas une fatalité. C’est le résultat de choix politiques. Des choix qui peuvent être défaits.

Le vrai “One Piece”, le trésor caché, c’est la justice fiscale — et les ultra-riches sont les Marines corrompus qui gardent la route.

Votez. Exigez la proportionnalité. Secouez le bocal.

RATIO. 🏴‍☠️


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🇬🇧 ENGLISH

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1. THE OBSERVATION: AN EMULSION THAT NO LONGER MIXES

Picture a vinaigrette: oil and vinegar can mix when shaken. But let it rest, and the oil inevitably rises to the surface. Our economy works the same way — except nobody shakes the jar anymore.

“In Belgium, the richest 1% own 24% of total wealth. The richest 10% own 55%.”

— National Bank of Belgium, 2024

The numbers that speak (Belgium)

Data Amount
Wealth of 49 billionaire families €129 billion
Total household wealth €2,852 billion
Inherited share of billionaire wealth 79%
Tax pressure on labor ~50% (max marginal rate)
Tax pressure on capital ~30% (flat rate)

2. THE MECHANISM: PSEUDO-MONETARY AGGLUTINATING FORCE

Money attracts money — it’s not just an expression. It’s a structural mechanism:

🔴 Increasing returns

The more capital you have, the more you access profitable investments (private equity, hedge funds, prime real estate). A 1% savings account vs a 15% private fund: the gap widens mathematically.

🔴 De facto regressive taxation

Capital is taxed at a flat rate (~30%), labor at progressive rates (up to 50%). The richer you are, the less you pay proportionally.

🔴 Optimization accessible only to the ultra-rich

Luxembourg holdings, trusts, family foundations — complex legal tools reserved for those who can afford tax lawyers. The Wittouck, Van Damme, De Spoelberch, D’Ieteren, Colruyt, Frère families… all use these structures.

🔴 Concentrated inheritance

79% of Belgian billionaire wealth is inherited. Meritocracy is a myth. You don’t “become” a billionaire — you’re born one.


3. THE DOUBLE STANDARD: DISSOLUTION vs SELF-REINFORCEMENT

WEALTH < €1 Billion WEALTH > €1 Billion
Quasi-systemic dissolution Self-reinforcement
Inflation erodes savings Assets appreciate faster than inflation
Life accidents (divorce, illness, unemployment) Protective legal structures
Proportionally heavy taxation Legal tax optimization
Taxed wealth transfer Holdings and foundations transfer frictionlessly
Salary dependency Passive capital income

Result: Average fortunes dissolve over 2-3 generations. Mega-fortunes self-reinforce indefinitely.


4. WHO PAYS WHEN THE RICH DON’T PAY?

The conservative scam 🎭

Conservative parties refuse proportional taxation of capital under the pretext of “not scaring away the rich”.

Concrete result?

  • ❌ The ultra-rich continue to pay proportionally less
  • ❌ The “shortfall” is compensated by consumption taxes (VAT, excise) and labor taxes
  • The middle class pays MORE to compensate for what the rich DON’T pay

⚠️ Every billion not collected from large fortunes = one billion collected elsewhere

(VAT, social contributions, frozen public services, debt deferred to future generations)

The myth of “capital flight” 🏃💨

We’re scared with the specter of tax exodus. What do studies say?

  • National Bureau of Economic Research (2024): The migration rate of ultra-rich facing a wealth tax is below 0.01% per year.
  • France Stratégie: Abolishing the ISF did NOT bring capital back — it just increased dividends paid to shareholders.
  • Federal Planning Bureau (Belgium): Even with 26% anticipated evasion, a millionaire tax would yield €4-8 billion/year.

Flight is a myth. Inaction is a political choice.


5. THE SOLUTION: FISCAL AND JUDICIAL PROPORTIONALITY

🟢 Proportional taxation of capital

Proposal Thresholds Estimated yield
PTB 2% > €5M, 3% > €10M ~€4-8 Bn/year
PS 0.4% to 1.5% from €1.25M ~€7.5 Bn/year
Ecolo 0.5% to 2% from €1M ~€3.6 Bn/year
UCLouvain “1-2-3” 1% > €1M, 2% > €2M, 3% beyond ~€10 Bn/year

🟢 Proportional judicial and criminal fines

A €500 fine for a billionaire = 0.00005% of their wealth.

A €500 fine for a minimum wage worker = 25% of their monthly salary.

Same offense, same “punishment” — but radically different impact.

Solution: Fines indexed to wealth or income (Finnish “day-fine” model).

🟢 Complementary measures

  • 📋 Creation of a “Large Fortunes” unit at the Federal Tax Service
  • 🔓 Abolition of banking secrecy for assets > €1M
  • 📊 Wealth registry (declarative, as in France for 28 years)
  • 🚪 Robust exit tax on fiscal relocations
  • 🇪🇺 European coordination to close internal tax havens (Luxembourg, Netherlands, Ireland)

6. WHAT IT WOULD ACTUALLY CHANGE

With €8 billion/year in additional revenue, we could:

  • ✅ Increase the tax-free threshold (less taxes for low/middle incomes)
  • ✅ Refinance mental health care
  • ✅ Reduce VAT on essential goods
  • ✅ Invest in ecological transition
  • ✅ Reduce social contributions on low wages

Equity is not a dream — it’s a societal choice.


CONCLUSION 🏴‍☠️

Hegemonic financial emulsion is not inevitable. It’s the result of political choices. Choices that can be undone.

The real “One Piece”, the hidden treasure, is tax justice — and the ultra-rich are the corrupt Marines guarding the route.

Vote. Demand proportionality. Shake the jar.

RATIO. 🏴‍☠️


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🇳🇱 NEDERLANDS

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1. DE VASTSTELLING: EEN EMULSIE DIE NIET MEER MENGT

Stel je een vinaigrette voor: olie en azijn kunnen mengen als je schudt. Maar laat het rusten, en de olie stijgt onvermijdelijk naar de oppervlakte. Onze economie werkt zo — behalve dat niemand de pot nog schudt.

« In België bezit de rijkste 1% 24% van de totale rijkdom. De rijkste 10% bezit 55%. »

— Nationale Bank van België, 2024

De cijfers spreken (België)

Gegeven Bedrag
Vermogen van 49 miljardairsfamilies €129 miljard
Totaal vermogen van Belgische huishoudens €2.852 miljard
Geërfd aandeel van miljardairsvermogens 79%
Belastingdruk op arbeid ~50% (max. marginaal tarief)
Belastingdruk op kapitaal ~30% (vast tarief)

2. HET MECHANISME: PSEUDO-MONETAIRE AGGLUTINERENDE KRACHT

Geld trekt geld aan — het is niet zomaar een uitdrukking. Het is een structureel mechanisme:

🔴 Toenemende rendementen

Hoe meer kapitaal je hebt, hoe meer toegang je krijgt tot winstgevende investeringen (private equity, hedgefondsen, topvastgoed). Een spaarrekening van 1% vs een privéfonds van 15%: de kloof groeit wiskundig.

🔴 Feitelijk regressieve belasting

Kapitaal wordt belast tegen een vast tarief (~30%), arbeid tegen progressieve tarieven (tot 50%). Hoe rijker je bent, hoe minder je proportioneel betaalt.

🔴 Optimalisatie alleen toegankelijk voor de ultrarijken

Luxemburgse holdings, trusts, familiestichtingen — complexe juridische instrumenten, voorbehouden aan wie fiscalisten en advocaten kan betalen.

🔴 Geconcentreerde erfenis

79% van het vermogen van Belgische miljardairs is geërfd. Meritocratie is een mythe. Je “wordt” geen miljardair — je wordt er als geboren.


3. DE DUBBELE STANDAARD: ONTBINDING vs ZELFVERSTERKING

VERMOGEN < €1 Miljard VERMOGEN > €1 Miljard
Quasi-systemische ontbinding Zelfversterking
Inflatie erodeert spaargeld Activa stijgen sneller dan inflatie
Levensongevallen (scheiding, ziekte, werkloosheid) Beschermende juridische structuren
Proportioneel zware belasting Legale fiscale optimalisatie
Belaste vermogensoverdracht Holdings en stichtingen dragen wrijvingsloos over
Afhankelijkheid van salaris Passief kapitaalinkomen

Resultaat: Gemiddelde vermogens lossen op in 2-3 generaties. Megavermogens versterken zichzelf oneindig.


4. WIE BETAALT ALS DE RIJKEN NIET BETALEN?

De conservatieve zwendel 🎭

Conservatieve partijen weigeren proportionele belasting op kapitaal onder het voorwendsel “de rijken niet te laten vluchten”.

Concreet resultaat?

  • ❌ De ultrarijken blijven proportioneel minder betalen
  • ❌ Het “tekort” wordt gecompenseerd door consumptiebelastingen (BTW, accijnzen) en arbeidsbelastingen
  • De middenklasse betaalt MEER om te compenseren wat de rijken NIET betalen

⚠️ Elke miljard niet geïnd bij grote vermogens = een miljard elders geïnd

De mythe van “kapitaalvlucht” 🏃💨

Vlucht is een mythe. Inactiviteit is een politieke keuze.


5. DE OPLOSSING: FISCALE EN JURIDISCHE PROPORTIONALITEIT

🟢 Proportionele belasting op kapitaal

Voorstel Drempels Geschatte opbrengst
PVDA 2% > €5M, 3% > €10M ~€4-8 Mrd/jaar
PS 0,4% tot 1,5% vanaf €1,25M ~€7,5 Mrd/jaar
Ecolo/Groen 0,5% tot 2% vanaf €1M ~€3,6 Mrd/jaar

🟢 Proportionele gerechtelijke en strafrechtelijke boetes

Een boete van €500 voor een miljardair = 0,00005% van zijn vermogen.

Een boete van €500 voor een minimumloner = 25% van zijn maandloon.

Oplossing: Boetes geïndexeerd op vermogen of inkomen (Fins “dagboete” model).


CONCLUSIE 🏴‍☠️

Hegemonische financiële emulsie is geen fataliteit. Het is het resultaat van politieke keuzes. Keuzes die ongedaan kunnen worden gemaakt.

De echte “One Piece”, de verborgen schat, is fiscale rechtvaardigheid.

Stem. Eis proportionaliteit. Schud de pot.

RATIO. 🏴‍☠️


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🇩🇪 DEUTSCH

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1. DIE FESTSTELLUNG: EINE EMULSION, DIE SICH NICHT MEHR MISCHT

Stellen Sie sich eine Vinaigrette vor: Öl und Essig können sich beim Schütteln mischen. Aber lassen Sie sie ruhen, und das Öl steigt unweigerlich an die Oberfläche. Unsere Wirtschaft funktioniert genauso — nur dass niemand mehr das Glas schüttelt.

« In Belgien besitzen die reichsten 1% 24% des Gesamtvermögens. Die reichsten 10% besitzen 55%. »

— Belgische Nationalbank, 2024

Die Zahlen sprechen (Belgien)

Daten Betrag
Vermögen von 49 Milliardärsfamilien 129 Milliarden €
Gesamtvermögen belgischer Haushalte 2.852 Milliarden €
Geerbter Anteil am Milliardärsvermögen 79%
Steuerlast auf Arbeit ~50% (max. Grenzsteuersatz)
Steuerlast auf Kapital ~30% (Pauschalsatz)

2. DER MECHANISMUS: PSEUDO-MONETÄRE AGGLUTINIERENDE KRAFT

Geld zieht Geld an — das ist nicht nur eine Redewendung. Es ist ein struktureller Mechanismus:

🔴 Steigende Renditen

Je mehr Kapital Sie haben, desto mehr Zugang haben Sie zu rentablen Investitionen (Private Equity, Hedgefonds, erstklassige Immobilien). Ein Sparkonto mit 1% vs. ein Privatfonds mit 15%: Die Kluft wächst mathematisch.

🔴 De facto regressive Besteuerung

Kapital wird pauschal besteuert (~30%), Arbeit progressiv (bis zu 50%). Je reicher Sie sind, desto weniger zahlen Sie proportional.

🔴 Optimierung nur für Ultrareiche zugänglich

Luxemburgische Holdings, Trusts, Familienstiftungen — komplexe juristische Instrumente, reserviert für diejenigen, die sich Steuerberater und Anwälte leisten können.

🔴 Konzentrierte Erbschaft

79% des Vermögens belgischer Milliardäre ist geerbt. Meritokratie ist ein Mythos. Man “wird” kein Milliardär — man wird als einer geboren.


3. DER DOPPELSTANDARD: AUFLÖSUNG vs SELBSTVERSTÄRKUNG

VERMÖGEN < 1 Milliarde € VERMÖGEN > 1 Milliarde €
Quasi-systemische Auflösung Selbstverstärkung
Inflation erodiert Ersparnisse Vermögenswerte steigen schneller als Inflation
Lebensunfälle (Scheidung, Krankheit, Arbeitslosigkeit) Schützende rechtliche Strukturen
Proportional hohe Besteuerung Legale Steueroptimierung
Besteuerter Vermögenstransfer Holdings und Stiftungen übertragen reibungslos
Gehaltsabhängigkeit Passives Kapitaleinkommen

Ergebnis: Durchschnittliche Vermögen lösen sich in 2-3 Generationen auf. Megavermögen verstärken sich unbegrenzt selbst.


4. WER ZAHLT, WENN DIE REICHEN NICHT ZAHLEN?

Der konservative Betrug 🎭

Konservative Parteien verweigern die proportionale Besteuerung von Kapital unter dem Vorwand, “die Reichen nicht zu verscheuchen”.

Konkretes Ergebnis?

  • ❌ Die Ultrareichen zahlen weiterhin proportional weniger
  • ❌ Der “Fehlbetrag” wird durch Verbrauchssteuern (MwSt., Akzisen) und Arbeitssteuern kompensiert
  • Die Mittelschicht zahlt MEHR, um zu kompensieren, was die Reichen NICHT zahlen

⚠️ Jede Milliarde, die nicht von großen Vermögen eingezogen wird = eine Milliarde, die anderswo eingezogen wird

Der Mythos der “Kapitalflucht” 🏃💨

Flucht ist ein Mythos. Untätigkeit ist eine politische Entscheidung.


5. DIE LÖSUNG: STEUERLICHE UND RECHTLICHE PROPORTIONALITÄT

🟢 Proportionale Kapitalbesteuerung

Lösung: Proportionale Steuern auf Vermögen ab bestimmten Schwellenwerten

🟢 Proportionale Geld- und Strafen

Eine Geldbuße von 500€ für einen Milliardär = 0,00005% seines Vermögens.

Eine Geldbuße von 500€ für einen Mindestlohnempfänger = 25% seines Monatsgehalts.

Lösung: Am Vermögen oder Einkommen indexierte Geldbußen (finnisches “Tagessatz”-Modell).


FAZIT 🏴‍☠️

Hegemonische Finanz-Emulsion ist kein Schicksal. Sie ist das Ergebnis politischer Entscheidungen. Entscheidungen, die rückgängig gemacht werden können.

Der wahre “One Piece”, der verborgene Schatz, ist Steuergerechtigkeit.

Wählen Sie. Fordern Sie Proportionalität. Schütteln Sie das Glas.

RATIO. 🏴‍☠️


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🇪🇸 ESPAÑOL

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1. LA OBSERVACIÓN: UNA EMULSIÓN QUE YA NO SE MEZCLA

Imagina una vinagreta: el aceite y el vinagre pueden mezclarse si se agitan. Pero déjala reposar, y el aceite sube inexorablemente a la superficie. Nuestra economía funciona así — excepto que nadie sacude el frasco ya.

« En Bélgica, el 1% más rico posee el 24% de la riqueza total. El 10% más rico posee el 55%. »

— Banco Nacional de Bélgica, 2024

Las cifras que hablan (Bélgica)

Dato Cantidad
Fortuna de 49 familias multimillonarias 129 mil millones €
Patrimonio total de hogares belgas 2.852 mil millones €
Parte heredada de fortunas multimillonarias 79%
Presión fiscal sobre el trabajo ~50% (tasa marginal máx.)
Presión fiscal sobre el capital ~30% (tasa fija)

2. EL MECANISMO: PSEUDO-FUERZA MONETARIA AGLUTINANTE

El dinero atrae dinero — no es solo una expresión. Es un mecanismo estructural:

🔴 Rendimientos crecientes

Cuanto más capital tienes, más acceso tienes a inversiones rentables (capital privado, fondos de cobertura, bienes raíces de primera). Una cuenta de ahorro al 1% vs. un fondo privado al 15%: la brecha crece matemáticamente.

🔴 Fiscalidad regresiva de facto

El capital se grava a tasa fija (~30%), el trabajo a tasas progresivas (hasta 50%). Cuanto más rico eres, menos pagas proporcionalmente.

🔴 Optimización accesible solo para los ultra-ricos

Holdings luxemburgueses, fideicomisos, fundaciones familiares — instrumentos jurídicos complejos, reservados para quienes pueden pagar fiscalistas y abogados.

🔴 Herencia concentrada

El 79% de la riqueza de los multimillonarios belgas es heredada. La meritocracia es un mito. No te “conviertes” en multimillonario — naces siéndolo.


3. EL DOBLE ESTÁNDAR: DISOLUCIÓN vs AUTO-REFUERZO

FORTUNA < 1.000 Millones € FORTUNA > 1.000 Millones €
Disolución cuasi-sistémica Auto-refuerzo
La inflación erosiona los ahorros Los activos se aprecian más rápido que la inflación
Accidentes de vida (divorcio, enfermedad, desempleo) Estructuras jurídicas protectoras
Fiscalidad proporcionalmente pesada Optimización fiscal legal
Transferencia patrimonial gravada Holdings y fundaciones transfieren sin fricción
Dependencia del salario Ingresos pasivos del capital

Resultado: Las fortunas promedio se disuelven en 2-3 generaciones. Las mega-fortunas se auto-refuerzan indefinidamente.


4. ¿QUIÉN PAGA CUANDO LOS RICOS NO PAGAN?

La estafa conservadora 🎭

Los partidos conservadores rechazan la tributación proporcional del capital bajo el pretexto de “no ahuyentar a los ricos”.

¿Resultado concreto?

  • ❌ Los ultra-ricos siguen pagando proporcionalmente menos
  • ❌ El “déficit” se compensa con impuestos al consumo (IVA, impuestos especiales) e impuestos al trabajo
  • La clase media paga MÁS para compensar lo que los ricos NO pagan

⚠️ Cada mil millones no recaudado de las grandes fortunas = mil millones recaudado en otro lugar

El mito de la “fuga de capitales” 🏃💨

La fuga es un mito. La inacción es una elección política.


5. LA SOLUCIÓN: PROPORCIONALIDAD FISCAL Y JUDICIAL

🟢 Tributación proporcional del capital

Solución: Impuestos proporcionales sobre el patrimonio a partir de ciertos umbrales

🟢 Multas judiciales y penales proporcionales

Una multa de 500€ para un multimillonario = 0,00005% de su patrimonio.

Una multa de 500€ para un trabajador con salario mínimo = 25% de su salario mensual.

Solución: Multas indexadas al patrimonio o ingresos (modelo finlandés de “multa-día”).


CONCLUSIÓN 🏴‍☠️

La emulsión financiera hegemónica no es una fatalidad. Es el resultado de elecciones políticas. Elecciones que pueden deshacerse.

El verdadero “One Piece”, el tesoro oculto, es la justicia fiscal.

Vota. Exige proporcionalidad. Sacude el frasco.

RATIO. 🏴‍☠️


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🇨🇳 中文 (CHINESE)

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1. 观察:一种不再混合的乳化物

想象一下油醋汁:摇晃时油和醋可以混合。但让它静置,油会不可避免地浮到表面。我们的经济就是这样运作的——只是没有人再摇晃瓶子了

“在比利时,最富有的1%拥有总财富的24%。最富有的10%拥有55%。”

— 比利时国家银行,2024年

说话的数字(比利时)

数据 金额
49个亿万富翁家族的财富 1290亿欧元
比利时家庭总财富 28520亿欧元
亿万富翁财富中的继承比例 79%
劳动税负 ~50%(最高边际税率)
资本税负 ~30%(固定税率)

2. 机制:伪货币凝聚力

金钱吸引金钱——这不仅仅是一种表达。这是一种结构性机制

🔴 递增回报

你拥有的资本越多,你获得的高回报投资机会就越多(私募股权、对冲基金、优质房地产)。1%的储蓄账户与15%的私人基金:差距在数学上不断扩大。

🔴 事实上的累退税制

资本以固定税率征税(约30%),而劳动以累进税率征税(高达50%)。你越富有,你按比例支付的就越少。

🔴 只有超级富豪才能优化

卢森堡控股公司、信托、家族基金会——复杂的法律工具,只有负担得起税务师和律师的人才能使用。

🔴 集中继承

比利时亿万富翁79%的财富是继承的。精英制度是一个神话。你不会”成为”亿万富翁——你生来就是。


3. 双重标准:溶解 vs 自我强化

财富 < 10亿欧元 财富 > 10亿欧元
准系统性溶解 自我强化
通货膨胀侵蚀储蓄 资产升值快于通货膨胀
生活意外(离婚、疾病、失业) 保护性法律结构
比例上沉重的税负 合法的税务优化
财富转移被征税 控股公司和基金会无摩擦转移
依赖工资 被动资本收入

结果:普通财富在2-3代内溶解。超级财富无限期地自我强化。


4. 当富人不付款时谁付款?

保守派骗局 🎭

保守派政党以“不吓跑富人”为借口拒绝对资本实行比例税。

具体结果?

  • ❌ 超级富豪继续按比例少付
  • ❌ “差额”通过消费税(增值税、消费税)和劳动税来弥补
  • 中产阶级支付更多来弥补富人不付的部分

⚠️ 从大财富中未征收的每十亿 = 在其他地方征收的十亿

“资本外逃”的神话 🏃💨

外逃是一个神话。不作为是一种政治选择。


5. 解决方案:财政和司法比例性

🟢 资本比例税

解决方案:对超过特定门槛的财富征收比例税

🟢 比例性司法和刑事罚款

对亿万富翁500欧元的罚款 = 其财富的0.00005%

对最低工资工人500欧元的罚款 = 其月薪的25%

解决方案:与财富或收入挂钩的罚款(芬兰”日罚款”模式)。


结论 🏴‍☠️

霸权金融乳化不是命运。它是政治选择的结果。可以撤销的选择。

真正的”One Piece”,隐藏的宝藏,是税收公正

投票。要求比例性。摇晃瓶子。

RATIO. 🏴‍☠️


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🇺🇦 УКРАЇНСЬКА (UKRAINIAN)

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1. СПОСТЕРЕЖЕННЯ: ЕМУЛЬСІЯ, ЯКА БІЛЬШЕ НЕ ЗМІШУЄТЬСЯ

Уявіть собі заправку для салату: олія і оцет можуть змішатися, якщо їх струсити. Але залиште її в спокої, і олія неминуче підніметься на поверхню. Наша економіка працює так само — тільки ніхто більше не трясе банку.

«У Бельгії найбагатший 1% володіє 24% загального багатства. Найбагатші 10% володіють 55%.»

— Національний банк Бельгії, 2024

Цифри, які говорять (Бельгія)

Дані Сума
Статки 49 родин мільярдерів 129 мільярдів €
Загальне багатство домогосподарств 2 852 мільярди €
Успадкована частка багатства мільярдерів 79%
Податковий тиск на працю ~50% (макс. гранична ставка)
Податковий тиск на капітал ~30% (фіксована ставка)

2. МЕХАНІЗМ: ПСЕВДО-МОНЕТАРНА АГЛЮТИНУЮЧА СИЛА

Гроші притягують гроші — це не просто вислів. Це структурний механізм:

🔴 Зростаюча прибутковість

Чим більше у вас капіталу, тим більший доступ ви маєте до прибуткових інвестицій. Ощадний рахунок під 1% проти приватного фонду під 15%: розрив зростає математично.

🔴 Фактично регресивне оподаткування

Капітал оподатковується за фіксованою ставкою (~30%), праця — за прогресивними ставками (до 50%). Чим багатший ви, тим менше ви платите пропорційно.

🔴 Оптимізація доступна лише для надбагатих

Люксембурзькі холдинги, трасти, сімейні фонди — складні юридичні інструменти, доступні лише тим, хто може собі дозволити податкових консультантів та адвокатів.

🔴 Концентрована спадщина

79% багатства бельгійських мільярдерів успадковано. Меритократія — це міф. Ви не “стаєте” мільярдером — ви народжуєтеся ним.


3. ПОДВІЙНИЙ СТАНДАРТ: РОЗЧИНЕННЯ vs САМОПОСИЛЕННЯ

СТАТКИ < 1 мільярд € СТАТКИ > 1 мільярд €
Квазі-системне розчинення Самопосилення
Інфляція роз’їдає заощадження Активи зростають швидше за інфляцію
Життєві випадковості (розлучення, хвороба, безробіття) Захисні юридичні структури
Пропорційно важке оподаткування Легальна податкова оптимізація
Оподатковане передавання багатства Холдинги та фонди передають без тертя
Залежність від зарплати Пасивний дохід від капіталу

Результат: Середні статки розчиняються за 2-3 покоління. Мега-статки самопосилюються нескінченно.


4. ХТО ПЛАТИТЬ, КОЛИ БАГАТІ НЕ ПЛАТЯТЬ?

Консервативна афера 🎭

Консервативні партії відмовляються від пропорційного оподаткування капіталу під приводом «не лякати багатих».

Конкретний результат?

  • ❌ Надбагаті продовжують платити пропорційно менше
  • ❌ «Дефіцит» компенсується податками на споживання (ПДВ, акцизи) та податками на працю
  • Середній клас платить БІЛЬШЕ, щоб компенсувати те, що багаті НЕ платять

⚠️ Кожен мільярд, не зібраний з великих статків = мільярд, зібраний деінде

Міф про «втечу капіталу» 🏃💨

Втеча — це міф. Бездіяльність — це політичний вибір.


5. РІШЕННЯ: ФІСКАЛЬНА ТА СУДОВА ПРОПОРЦІЙНІСТЬ

🟢 Пропорційне оподаткування капіталу

Рішення: Пропорційні податки на багатство понад певні пороги

🟢 Пропорційні судові та кримінальні штрафи

Штраф 500€ для мільярдера = 0,00005% його багатства.

Штраф 500€ для працівника з мінімальною зарплатою = 25% його місячної зарплати.

Рішення: Штрафи, індексовані до багатства або доходу (фінська модель «денного штрафу»).


ВИСНОВОК 🏴‍☠️

Гегемонна фінансова емульсія — це не фатальність. Це результат політичних рішень. Рішень, які можна скасувати.

Справжній «One Piece», прихований скарб — це податкова справедливість.

Голосуйте. Вимагайте пропорційності. Трясіть банку.

RATIO. 🏴‍☠️


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🇸🇦 العربية (ARABIC)

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1. الملاحظة: مستحلب لم يعد يمتزج

تخيل صلصة الخل: يمكن للزيت والخل أن يمتزجا عند الرج. لكن اتركها تستقر، وسيطفو الزيت حتماً إلى السطح. اقتصادنا يعمل بنفس الطريقة — فقط لا أحد يهز الجرة بعد الآن.

«في بلجيكا، يمتلك أغنى 1% نسبة 24% من إجمالي الثروة. أغنى 10% يمتلكون 55%.»

— البنك الوطني البلجيكي، 2024

الأرقام التي تتحدث (بلجيكا)

البيانات المبلغ
ثروة 49 عائلة من المليارديرات 129 مليار يورو
إجمالي ثروة الأسر البلجيكية 2,852 مليار يورو
نسبة الثروة الموروثة للمليارديرات 79%
الضغط الضريبي على العمل ~50% (أقصى معدل هامشي)
الضغط الضريبي على رأس المال ~30% (معدل ثابت)

2. الآلية: قوة نقدية زائفة متماسكة

المال يجذب المال — هذا ليس مجرد تعبير. إنه آلية هيكلية:

🔴 عوائد متزايدة

كلما زاد رأس مالك، زاد وصولك إلى الاستثمارات المربحة. حساب توفير بنسبة 1% مقابل صندوق خاص بنسبة 15%: الفجوة تتسع رياضياً.

🔴 ضرائب تراجعية فعلياً

يُفرض على رأس المال معدل ثابت (~30%)، بينما يُفرض على العمل معدلات تصاعدية (تصل إلى 50%). كلما كنت أغنى، كلما دفعت أقل نسبياً.

🔴 التحسين متاح فقط للأثرياء جداً

الشركات القابضة اللوكسمبرغية، الصناديق الائتمانية، المؤسسات العائلية — أدوات قانونية معقدة، محجوزة لمن يستطيعون تحمل تكاليف مستشاري الضرائب والمحامين.

🔴 إرث مركز

79% من ثروة المليارديرات البلجيكيين موروثة. الجدارة أسطورة. أنت لا “تصبح” ملياردير — أنت تولد واحداً.


3. المعيار المزدوج: الذوبان مقابل التعزيز الذاتي

الثروة < 1 مليار يورو الثروة > 1 مليار يورو
ذوبان شبه منهجي تعزيز ذاتي
التضخم يأكل المدخرات الأصول ترتفع أسرع من التضخم
حوادث الحياة (الطلاق، المرض، البطالة) هياكل قانونية حامية
ضرائب ثقيلة نسبياً تحسين ضريبي قانوني
نقل ثروة مُضرَّب الشركات القابضة والمؤسسات تنقل بدون احتكاك
الاعتماد على الراتب دخل سلبي من رأس المال

النتيجة: الثروات المتوسطة تذوب في 2-3 أجيال. الثروات الضخمة تعزز نفسها إلى ما لا نهاية.


4. من يدفع عندما لا يدفع الأغنياء؟

الاحتيال المحافظ 🎭

الأحزاب المحافظة ترفض الضرائب التناسبية على رأس المال بحجة «عدم إخافة الأغنياء».

النتيجة الملموسة؟

  • ❌ الأثرياء جداً يستمرون في دفع أقل نسبياً
  • ❌ «العجز» يُعوَّض بضرائب الاستهلاك (ضريبة القيمة المضافة، الضرائب الخاصة) وضرائب العمل
  • الطبقة الوسطى تدفع أكثر لتعويض ما لا يدفعه الأغنياء

⚠️ كل مليار لا يُجمع من الثروات الكبيرة = مليار يُجمع في مكان آخر

أسطورة «هروب رأس المال» 🏃💨

الهروب أسطورة. التقاعس خيار سياسي.


5. الحل: التناسب المالي والقضائي

🟢 الضرائب التناسبية على رأس المال

الحل: ضرائب تناسبية على الثروة فوق عتبات معينة

🟢 غرامات قضائية وجنائية تناسبية

غرامة 500 يورو للملياردير = 0.00005% من ثروته.

غرامة 500 يورو لعامل بالحد الأدنى للأجور = 25% من راتبه الشهري.

الحل: غرامات مرتبطة بالثروة أو الدخل (نموذج «الغرامة اليومية» الفنلندي).


الخاتمة 🏴‍☠️

الهيمنة المالية المستحلبة ليست قدراً. إنها نتيجة خيارات سياسية. خيارات يمكن التراجع عنها.

الكنز الحقيقي «One Piece»، الكنز المخفي، هو العدالة الضريبية.

صوّت. طالب بالتناسب. هزّ الجرة.

RATIO. 🏴‍☠️


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🇹🇿 KISWAHILI

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1. UCHUNGUZI: EMULSION AMBAYO HACHANGANYIKI TENA

Fikiria mchuzi wa saladi: mafuta na siki vinaweza kuchanganyika ukivitikisa. Lakini acha ipumzike, na mafuta yataelea juu bila shaka. Uchumi wetu unafanya kazi hivyo hivyo — isipokuwa hakuna mtu anayetikisa chupa tena.

«Nchini Ubelgiji, 1% tajiri zaidi wanamiliki 24% ya utajiri wote. 10% tajiri zaidi wanamiliki 55%.»

— Benki Kuu ya Ubelgiji, 2024

Nambari zinazozungumza (Ubelgiji)

Data Kiasi
Utajiri wa familia 49 za mabilionea €129 bilioni
Utajiri wa jumla wa kaya za Ubelgiji €2,852 bilioni
Sehemu ya urithi ya utajiri wa mabilionea 79%
Shinikizo la kodi kwenye kazi ~50% (kiwango cha juu)
Shinikizo la kodi kwenye mtaji ~30% (kiwango cha kudumu)

2. UTARATIBU: NGUVU YA PSEUDO-FEDHA INAYOSHIKAMANA

Pesa inavutia pesa — sio usemi tu. Ni utaratibu wa kimuundo:

🔴 Faida zinazokua

Kadri unavyo mtaji zaidi, ndivyo unavyopata uwekezaji wenye faida zaidi. Akaunti ya akiba ya 1% dhidi ya mfuko wa kibinafsi wa 15%: pengo linakua kihisabati.

🔴 Kodi ya kurudi nyuma kwa kweli

Mtaji unatozwa kwa kiwango cha kudumu (~30%), kazi kwa viwango vinavyoendelea (hadi 50%). Kadri unavyokuwa tajiri zaidi, ndivyo unavyolipa kidogo kwa uwiano.

🔴 Uboreshaji unapatikana tu kwa matajiri kupita kiasi

Makampuni ya kushikilia ya Luxembourg, trusts, wakfu wa familia — vyombo vya kisheria vya ngumu, vilivyohifadhiwa kwa wale wanaoweza kumudu washauri wa kodi na wanasheria.

🔴 Urithi uliojilimbikizia

79% ya utajiri wa mabilionea wa Ubelgiji ni urithi. Meritocracy ni hadithi. Hukuwa mabilionea — unazaliwa ukiwa mmoja.


3. KIWANGO MARADUFU: KUYEYUKA vs KUJIIMARISHA

UTAJIRI < €1 Bilioni UTAJIRI > €1 Bilioni
Kuyeyuka karibu na kimfumo Kujiimarisha
Mfumuko wa bei unakula akiba Mali zinapanda haraka kuliko mfumuko wa bei
Ajali za maisha (talaka, ugonjwa, ukosefu wa ajira) Miundo ya kisheria ya ulinzi
Kodi nzito kwa uwiano Uboreshaji wa kodi wa kisheria
Uhamisho wa mali uliotozwa kodi Makampuni na wakfu wanahamisha bila msuguano
Utegemezi wa mshahara Mapato ya mtaji passiv

Matokeo: Utajiri wa wastani unayeyuka katika vizazi 2-3. Utajiri mkubwa unajiimarisha bila kikomo.


4. NANI ANALIPA MATAJIRI WASIPOLIPA?

Udanganyifu wa wahafidhina 🎭

Vyama vya wahafidhina wanakataa kodi ya uwiano kwenye mtaji kwa kisingizio cha «kutowafukuza matajiri».

Matokeo halisi?

  • ❌ Matajiri kupita kiasi wanaendelea kulipa kidogo kwa uwiano
  • ❌ «Upungufu» unalipwa na kodi za matumizi (VAT, ushuru) na kodi za kazi
  • Tabaka la kati linalipa ZAIDI ili kulipa matajiri wasilipe

⚠️ Kila bilioni isiyokusanywa kutoka kwa utajiri mkubwa = bilioni inayokusanywa mahali pengine

Hadithi ya «kukimbia kwa mtaji» 🏃💨

Kukimbia ni hadithi. Kutofanya chochote ni chaguo la kisiasa.


5. SULUHISHO: UWIANO WA KIFEDHA NA KIMAHAKAMA

🟢 Kodi ya uwiano kwenye mtaji

Suluhisho: Kodi za uwiano kwenye utajiri zaidi ya viwango fulani

🟢 Faini za kimahakama na jinai za uwiano

Faini ya €500 kwa mabilionea = 0.00005% ya utajiri wake.

Faini ya €500 kwa mfanyakazi wa mshahara wa chini = 25% ya mshahara wake wa mwezi.

Suluhisho: Faini zilizounganishwa na utajiri au mapato (mfano wa Kifini wa «faini ya siku»).


HITIMISHO 🏴‍☠️

Hegemonic financial emulsion si hatima. Ni matokeo ya chaguzi za kisiasa. Chaguzi zinazoweza kubadilishwa.

“One Piece” halisi, hazina iliyofichwa, ni haki ya kodi — na matajiri kupita kiasi ni Marines waliooza wanaolinda njia.

Piga kura. Dai uwiano. Tikisa chupa.

RATIO. 🏴‍☠️


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📚 SOURCES / SOURCES / مصادر / 来源

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Données principales | Main data

  1. Banque Nationale de Belgique (2024) — Répartition des richesses des ménages belges
  2. Bureau fédéral du Plan (2024) — Calcul de l’impact budgétaire d’un impôt sur les grands patrimoines
  3. Oxfam Belgique (2024-2025) — Rapports sur les inégalités et la richesse des milliardaires
  4. RTBF / Test électoral (2024) — Comparaison des propositions fiscales des partis
  5. National Bureau of Economic Research (2024) — Migration des ultra-riches face à l’impôt sur la fortune
  6. France Stratégie — Évaluation de la suppression de l’ISF
  7. Forbes Belgique (2024-2025) — Classement des milliardaires belges
  8. UCLouvain / Regards économiques (2024) — Estimation du rendement d’une taxe sur le patrimoine
  9. PwC Belgium / EY Belgium / KPMG (2025) — Analyses de la nouvelle taxe sur les plus-values

Licence | License

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🏴‍☠️ TAXATION ONE-PIECE RATIO 🏴‍☠️

Le vrai trésor, c’est la justice fiscale.

The real treasure is tax justice.

Hazina halisi ni haki ya kodi.

真正的宝藏是税收公正。

الكنز الحقيقي هو العدالة الضريبية.


Fin du document | End of document | نهاية الوثيقة | 文档结束 | Mwisho wa hati

Le Dernier Jugement — ou la fin des jugements hâtifs

Et si l’Apocalypse n’était que la fin de nos projections ?

L’intuition

Ce matin, en envoyant de l’amour en pensée à tous ceux que j’ai jugés trop vite, une idée m’est revenue. Une idée que j’avais déjà eue, il y a un moment. Mais aujourd’hui, elle s’est éclairée différemment — comme un souvenir qu’on revisite et qui prend enfin tout son sens.

Et si le « Jugement Dernier » n’était pas un tribunal divin où l’on serait condamné pour nos fautes ?

Et si c’était, tout simplement, le dernier des jugements hâtifs ? Le moment où l’humanité cesse enfin de juger injustement — où chacun voit l’autre tel qu’il est vraiment, sans peur, sans étiquette, et sans y projeter ce qu’il refuse de voir en lui-même ?

Non pas la fin du monde. La fin d’un monde — celui où l’on condamne avant de comprendre.

Ce que nous projetons

Nous jugeons hâtivement pour trois raisons, je crois. Trois sources de projection qui déforment notre regard sur les autres — et sur l’Invisible.

La peur

Quand on a peur, on voit des menaces partout.

« Il y a eu des jours, des mois, où j’ai vu des menaces partout dans l’Invisible. Où chaque présence semblait hostile, chaque signe paraissait sinistre. […] C’était un effort quotidien de ne pas déraper. »

L’Invisible n’est pas ce que j’ai cru

La peur transforme le neutre en hostile, l’inconnu en ennemi. Elle nous fait porter une armure de plomb, même pour dormir. Et cette armure, à force, devient notre prison.

Les étiquettes

Quand on étiquette, on enferme l’autre dans une case — et on cesse de le voir.

« Des détails maladroits qui donnaient une fausse impression macabre : de la gelée prise pour du sang, des circonstances malheureuses interprétées comme des preuves de méchanceté. Les policiers du rêve tiraient des conclusions hâtives et terribles, là où il n’y avait que de l’innocence mal comprise. »

Chacun son chemin, chacun ses cartes

J’ai fait ça, moi aussi. Avec les MAGA, par exemple :

« Pendant des années, j’ai jugé les supporters de Trump à travers le prisme des médias et des réseaux sociaux. Pour moi, ils étaient des « imbéciles » suivant un démagogue. Puis j’ai réalisé que cette image simpliste ne reflétait pas la réalité des gens derrière ce mouvement. »

Pourquoi j’ai décidé de mieux comprendre les MAGA

Une étiquette, c’est confortable. Ça évite de penser. Ça évite de douter. Mais ça tue la rencontre.

Le refus de soi

Et puis il y a la projection la plus insidieuse : celle de notre propre ombre. Ce qu’on refuse de voir en soi, on le condamne chez l’autre.

« La peur et de mauvaises interprétations m’ont amené à imaginer des scénarios terribles et paranoïaques, à avoir peur de tout et de tout le monde, en cela y compris mes proches les plus aimants, les plus sincères. »

Des excuses

Ma propre violence intérieure, je la voyais partout à l’extérieur. Ma propre peur du rejet, je la transformais en certitude d’être menacé. Mon propre chaos, je l’attribuais au monde entier.

« On fait souvent l’erreur de penser que l’Invisible reflète nos pires aspects. Que si l’humanité connaît la guerre, le Ciel doit être en guerre aussi. Que si nous jugeons impitoyablement, les Esprits doivent juger de même. Mais pourquoi ne projetons-nous pas nos meilleurs aspects ? »

L’Invisible n’est pas ce que j’ai cru

Mes propres jugements hâtifs

Je ne parle pas depuis une position de sage. Je parle depuis celle de quelqu’un qui a beaucoup jugé — et qui le regrette.

J’ai jugé l’Invisible. J’y ai vu un champ de bataille, des forces hostiles, des complots cosmiques. C’était ma paranoïa, pas la réalité.

J’ai jugé des groupes entiers de personnes sur la base de ce qu’on m’en disait — sans chercher à comprendre ce qui les animait vraiment.

J’ai jugé mes proches, parfois, dans mes moments les plus sombres — ceux-là mêmes qui m’aimaient le plus.

« L’erreur que j’ai faite — et que je veux corriger aujourd’hui — c’était de projeter mes propres ténèbres sur un monde qui en contient déjà bien moins que le nôtre. »

L’Invisible n’est pas ce que j’ai cru

« Je voulais présenter comme ceci mes excuses pour avoir induit en erreur avec ma parano et mes scénarios dystopiques empreints de cinéma et d’inspirations fantasques. »

Des excuses

Reprendre ce qu’on a projeté

Le vrai travail, ce n’est pas de mieux juger. C’est de cesser de juger.

Et pour cela, il faut reprendre ce qu’on a projeté. Regarder en soi ce qu’on condamnait chez l’autre. Récupérer son ombre — non pas pour s’y complaire, mais pour cesser de la voir partout ailleurs.

« Leur souhait n’était pas une prophétie. C’était un rêve à eux, pas une vérité sur toi. Tu n’es pas une version ratée d’un idéal imaginaire. Tu es la seule version qui existe — et elle est entière. »

Ce qu’on aurait souhaité pour toi

Quand on cesse de projeter sur les autres ce qu’on refuse en soi, quelque chose de miraculeux se produit : on commence à les voir. Vraiment. Pas l’image qu’on s’en faisait — eux.

« Comprendre ne signifie pas approuver. Mais c’est le premier pas vers une discussion constructive. »

Pourquoi j’ai décidé de mieux comprendre les MAGA

Le Dernier Jugement

Alors voilà ce que je crois maintenant.

Le Jugement Dernier n’est pas le jour où Dieu nous juge. C’est le jour où nous cessons enfin de nous juger les uns les autres.

Sans peur — parce qu’on aura appris que l’inconnu n’est pas forcément hostile.

Sans étiquette — parce qu’on aura compris que chaque être est plus vaste que la case où on voulait l’enfermer.

Sans projection — parce qu’on aura récupéré notre ombre et cessé de la voir chez l’autre.

La fin du mirage différentiel — cet écart entre notre perception des autres et ce qu’ils sont vraiment. Ce pack d’illusions qu’on entretient ou qu’on laisse gâcher notre compréhension d’autrui. Ce jour-là, le voile tombe.

Avec le pardon — cette valeur fondatrice du Christianisme, et je crois, de toutes les grandes traditions qui vont dans le sens de la Lumière. Le pardon pour les autres. Le pardon pour soi.

Et qu’est-ce que la Lumière, au fond ? Je la comprends comme l’acceptation de la responsabilité de chacun. Être dans la vérité. Reconnaître ses mérites propres — pas ceux qu’on s’invente en rabaissant les autres, mais ceux qui viennent de ce qu’on a réellement cultivé en soi.

Ce n’est pas un tribunal. C’est une libération.

« Il n’y a pas d’opposition frontale entre « ceux du Bien » et « LE Mal ». Il y a des êtres qui ont déjà obtenu justice et qui voudraient que tout le monde l’obtienne aussi. »

L’Invisible n’est pas ce que j’ai cru

« Elles ne se battent pas entre elles pour savoir qui a raison. Elles aspirent ensemble à ce que chacun trouve sa juste place, sa reconnaissance, sa paix. C’est ça, l’Invisible que j’ai mal compris pendant si longtemps. Ce n’est pas un champ de bataille. C’est un champ de réconciliation. »

L’Invisible n’est pas ce que j’ai cru

Envoyer de l’amour

Ce matin, j’ai envoyé de l’amour en pensée à tous ceux que j’ai jugés trop vite.

Les MAGA que j’ai diabolisés sans les connaître. Les présences invisibles que j’ai prises pour des ennemis. Les proches que j’ai soupçonnés dans mes heures sombres. Et moi-même — celui qui jugeait, celui qui avait peur, celui qui projetait.

C’est peut-être ça, participer au Dernier Jugement : choisir, un matin, de poser les armes. De regarder l’autre sans le filtre de nos peurs. De se réconcilier — avec les autres, et avec soi.

« Aimez-vous les uns les autres. »

C’était quand même clair, non ?

Chacun son chemin, chacun ses cartes

« Derrière chaque stéréotype, il y a des histoires humaines. »

Pourquoi j’ai décidé de mieux comprendre les MAGA

Le Jugement Dernier n’est pas une menace. C’est une promesse : celle du jour où nous cesserons enfin de nous faire du mal les uns aux autres — parce que nous aurons cessé de nous en faire à nous-mêmes.

Par Pierre-Philippe Charlier — Décembre 2025

Pourquoi j’ai décidé de mieux comprendre les MAGA (et pourquoi personne ne devrait être jugé sur des bruits de couloir)

Par Pierre-Philippe Charlier • rédigé avec Mistral

Introduction : L’aveuglement par les caricatures

Pendant des années, j’ai jugé les supporters de Trump (les « MAGA ») à travers le prisme des médias et des réseaux sociaux. Pour moi, ils étaient des « imbéciles » suivant un démagogue. Puis j’ai réalisé que cette image simpliste ne reflétait pas la réalité des gens derrière ce mouvement. Voici pourquoi j’ai changé d’approche.

1. Mon erreur initiale : juger sans comprendre

A. Les préjugés faciles

  • J’associais MAGA à :
  • Le populisme le plus grossier
  • Des personnes « stupides » ou « racistes »
  • Une simple adhésion à Trump

B. Ce que je ne voyais pas

  • Leur douleur économique réelle
  • Leur sentiment d’abandon par les élites
  • La complexité de leurs motivations

→ Source : « Strangers in Their Own Land » d’Arlie Hochschild (2016)

2. Le déclic : ma région comme miroir

A. Parallèle personnel

  • Ma région industrielle a subi :
  • Rachats étrangers sponsorisés par l’État
  • Plans de licenciements massifs
  • Liquidation des activités locales

→ Donnée clé : Dans le Kentucky minier (pro-Trump), 78% des emplois ont disparu depuis 1985 (Economic Policy Institute)

B. Comprendre sans approuver

  • Comme les Gilets Jaunes en France, ces électeurs expriment une colère légitime
  • Trump est une réponse à ce sentiment, pas une cause

3. Pourquoi Trump attire ces électeurs malgré tout

A. Le discours qui résonne

  1. Anti-élites (même si Trump en fait partie)
  2. Promesses de restauration économique
  3. Rejet du politiquement correct

→ Citation : « Ce ne sont pas des imbéciles, mais des gens qui ont été arnaqués par des décennies de politiques » – Michael Lind

4. Mon nouveau regard

A. Ce que j’ai appris

  1. La désindustrialisation crée un terreau fertile pour le populisme
  2. La colère est souvent plus forte que la raison

B. Ce que je garde en tête

  • Trump reste un symbole du problème (capitalisme ostentatoire)
  • Mais ses électeurs ne sont pas des monstres

5. Pour un dialogue constructif

A. Ressources pour comprendre

  • Livre : « The Vanishing American Adult » de Ben Sasse
  • Documentaire : « American Factory » (Netflix)

B. Comment en parler

  1. Éviter les caricatures
  2. Écouter les témoignages directs
  3. Distinguer la critique des personnes et celle des idées

Conclusion : La complexité comme force

Comprendre ne signifie pas approuver. Mais c’est le premier pas vers une discussion constructive. Comme le disait Joan Williams : « On ne peut pas combattre ce qu’on ne comprend pas. »

À toi, lecteur :

  • Avez-vous déjà changé d’avis sur un mouvement politique après l’avoir mieux compris ?
  • Quelles ressources vous ont aidé à voir au-delà des caricatures ?

(Et rappelle-toi : derrière chaque stéréotype, il y a des histoires humaines.) 💬

Sources :

[1] https://www.epi.org/

[2] https://www.netflix.com/title/81090019

Ce qu’on aurait souhaité pour toi

« C’est pas ce qu’on aurait souhaité pour toi, mais on t’aime. »

Ma mère m’a dit ça. Avec douceur. Avec amour, même — j’en suis sûr. Et pourtant, quelque chose s’est brisé dans cette phrase.

Pas un rejet. Pas une violence. Juste… un aveu. Qu’il y avait eu un souhait. Un plan. Une version de moi qui aurait été préférable.

Et que cette version-là, je ne l’étais pas. Et ne le serai jamais.

Parce qu’elle n’existe pas. Elle n’a jamais existé. Ce « souhait » était un potentiel purement imaginaire, sans aucun fondement — et n’est aucunement préférable.

On souhaite quoi, exactement, pour la sexualité de son enfant ? Qui décide ? À quel moment les parents ont-ils reçu ce formulaire à remplir — garçon, fille, hétéro, conforme — avant même que l’enfant ne sache marcher ?

On n’oserait plus aujourd’hui imposer à un enfant la musique qu’il doit aimer, les livres qu’il doit lire, la carrière qu’il doit suivre. On a compris que ces choix lui appartiennent.

Mais sa sexualité ? Là, le « souhait » parental règne encore.

⚠️ Note aux parents tentés de mal comprendre : Si en lisant ceci vous pensez « Ah oui, bonne idée, je devrais AUSSI contrôler la musique, les amis, et les livres de mon enfant » — cet article n’est pas pour vous. Cet article est contre vous. Bisous. 💋

Le tuteur

On ne naît pas sur une terre vierge. On naît dans un jardin déjà planté. Avec ses règles, ses rangées, ses attentes.

Et très vite, avant même qu’on ait conscience de pousser, on nous installe un tuteur.

Le tuteur, c’est ce bâton qu’on attache à la jeune pousse pour qu’elle « pousse droit ». Pour qu’elle ne parte pas dans tous les sens. Pour qu’elle ressemble aux autres.

Dans une famille, le tuteur est invisible. Il est fait de silences, de regards, de petites phrases. De jouets qu’on offre et d’autres qu’on refuse. De « un garçon, ça ne pleure pas » et de « une fille, ça se tient bien ». De modèles sur-masculins imposés aux uns, sur-féminins aux autres.

Et de ce « souhait » — jamais formulé clairement, mais toujours présent — qu’on soit normal. Conforme. Droit.

Le tuteur prend parfois la forme d’un cadeau.

Mon parrain m’a offert un hélicoptère un jour. Un jouet de garçon. Le bon choix, sur le papier. Sauf que moi, je jouais déjà aux Barbies avec ma sœur et je construisais des mondes en Lego. L’hélicoptère n’avait aucun sens dans mon univers.

Mon cousin l’a cassé le jour même.

Sur le moment, j’étais fâché. Évidemment. C’était mon cadeau, même si je n’en voulais pas vraiment. Mais ce même cousin, plus tard, m’a mis devant mes premiers environnements de programmation. Il a cassé le jouet conforme et m’a ouvert une porte vers un monde où je pouvais créer — pas jouer à ce qu’on attendait de moi.

La torsion

Que se passe-t-il quand le tuteur serre trop fort ?

On s’adapte. On survit. Et ça change avec le temps.

L’enfance : la conformité apparente. On fait semblant. On reste dans les rangs. On apprend vite ce qu’il faut montrer et ce qu’il faut taire — parce qu’on a besoin d’un toit, d’amour, de sécurité. On survit.

L’adolescence, les études : la fracture. Deux vies parallèles. La version présentable pour les repas de famille, et l’autre — la vraie — vécue en cachette, loin des regards. L’épuisement de porter deux masques.

Le coming out : le rejet. On dit enfin. On montre. Et on entend parfois : « C’est pas ce qu’on aurait souhaité pour toi, mais on t’aime. » Une phrase douce en surface. Tranchante en dessous.

Ma mère l’a dite avec amour — j’en suis sûr. Elle est néerlandophone, le français n’est pas sa langue, elle vient d’un milieu populaire. Elle faisait de son mieux. Mais le « souhait » était là quand même. Le plan imaginaire. La version de moi qui n’existera jamais.

L’idéal que ma sœur incarne et que je ne suis pas.

J’ai quand même choisi ma direction. À n’en faire qu’à ma tête, comme toujours.

Et maintenant ? Parfois, des pensées intrusives me ramènent vers le tuteur. Vers la norme. Comme si le conditionnement ne mourait jamais tout à fait. Comme si la pousse, même libre, gardait la mémoire de la torsion.

Le souhait

On n’imaginerait plus aujourd’hui dire à un enfant : « Tu seras avocat parce que c’est ce qu’on souhaite pour toi. »

On a compris — enfin — que les passions sont spontanées, que les talents sont uniques, que forcer une vocation c’est briser un élan. On encourage l’enfant à explorer, à trouver sa voie, à assumer ses choix.

Mais la sexualité ?

Là, le « souhait » parental règne encore. Silencieux, souvent. Implicite. Mais omniprésent.

On ne dit pas « sois hétéro » — on le suppose. On ne dit pas « fais-nous des petits-enfants » — on l’attend. On ne dit pas « sois normal » — on le souhaite.

Et quand l’enfant dévie du plan, on sort cette phrase terrible dans sa douceur : « C’est pas ce qu’on aurait souhaité pour toi. »

Mais qui a demandé aux parents de souhaiter quoi que ce soit sur l’intimité de leur enfant ?

La sexualité n’est pas une carrière à orienter. Ce n’est pas un talent à cultiver. C’est une vérité qui émerge — qu’on accompagne ou qu’on écrase. Qu’on piétine.

Comme un jardin qui n’appartient qu’à celui qui l’habite.

Pousser quand même

Et pourtant.

Malgré le tuteur. Malgré les souhaits. Malgré les phrases douces qui coupent. Malgré la sœur qui incarne l’idéal. Malgré le poids du regard familial.

Certaines pousses refusent la direction imposée.

Elles contournent. Elles se tordent un peu, oui — la marque du tuteur reste, on ne l’efface pas complètement. Mais elles trouvent leur lumière. Leur propre soleil.

J’ai joué aux Barbies avec ma sœur. J’ai construit des mondes en Lego. J’ai laissé mon cousin casser l’hélicoptère conforme — et je l’ai suivi vers les écrans où je pouvais créer mes règles.

J’ai fait semblant, enfant, pour garder un toit.

J’ai vécu double, adolescent, pour survivre.

J’ai dit ma vérité, adulte, pour enfin respirer.

Et j’ai choisi ma direction. À n’en faire qu’à ma tête. Comme toujours.

Ça coûte. Parfois la famille. Parfois la paix. Parfois le doute qui revient, les pensées intrusives qui murmurent que le tuteur avait peut-être raison.

Mais le jardin est à moi. Et personne d’autre n’a le droit de décider comment il fleurit.

À ceux qui ont entendu

« C’est pas ce qu’on aurait souhaité pour toi »

Je veux te dire ceci :

Leur souhait n’était pas une prophétie. C’était un rêve à eux, pas une vérité sur toi.

Tu n’es pas une version ratée d’un idéal imaginaire. Tu es la seule version qui existe — et elle est entière.

À ceux qui ont dit — ou pensé

Votre enfant n’est pas un jardin que vous possédez. C’est une terre vivante qui pousse selon son propre soleil.

Et toi, parent hésitant :

Tu aurais souhaité qu’on formate ta sexualité et la décide à ta place ? Qu’on décide de ce qui t’attire, te fait plaisir, te transporte dans un autre monde ?

Non ?

Alors pourquoi le souhaiter pour ton enfant ?

Le tuteur peut se briser.

Le jardin peut refleurir.

Et la pousse — même tordue, même marquée — peut trouver sa lumière.

C’est ce qu’on aurait dû souhaiter pour nous tous.

Myriade de chemins sous le même Ciel

Je perçois des présences. Je ne sais pas encore si elles témoignent d’un Dieu, d’une conscience qui enveloppe l’univers comme l’aura enveloppe un corps, ou simplement d’une vastitude que je ne comprends pas.

Et pourtant — je sais comment vivre. Je sais que je ne vaux pas plus que toi. Je sais que l’amour est sacré. Je sais que ma tribu me porte et que je lui dois fidélité.

Comment est-ce possible ? Comment puis-je être certain de l’éthique sans être certain de la métaphysique ?

Parce que sous le même Ciel, par mille chemins différents, nous arrivons aux mêmes carrefours.

I. L’Humble Place de l’Homme

Pour le croyant

Si Dieu seul est souverain, alors aucun homme ne l’est sur un autre. La couronne la plus haute reste infiniment en-dessous du divin. L’orgueil des puissants n’est qu’oubli de leur petitesse.

Pour l’athée

La Nature n’a cure de nos titres. Devant l’immensité du cosmos, devant le temps qui nous efface tous, quelle hiérarchie humaine tient encore ? Nous sommes poussières égales dans l’indifférence grandiose de l’univers.

Le carrefour : Nul n’est au-dessus. L’égalité fondamentale n’a pas besoin des mêmes racines pour fleurir.

II. Le Souffle Sacré

Pour le croyant

La vie est don. Souffle divin déposé dans l’argile. La détruire, c’est profaner l’œuvre du Créateur. La protéger, c’est honorer Celui qui l’a voulue.

Pour l’athée

La vie est accident miraculeux. Probabilité infime devenue chair et conscience. Sa rareté même — dans l’immensité froide du cosmos — la rend précieuse au-delà de tout calcul.

Le carrefour : Que la vie vienne d’une main divine ou du hasard vertigineux, elle mérite révérence. Sacrée par son origine ou par sa rareté — sacrée.

III. La Balance Intérieure

Pour le croyant

Dieu voit. Nul acte n’échappe à Son regard. La responsabilité s’inscrit dans l’éternité : ce que je fais ici résonne là-bas, devant le Trône.

Pour l’athée

Ma conscience voit. Et l’humanité, témoin collectif, garde mémoire. Je réponds de mes actes devant ceux qui vivent avec moi, et devant celui que je serai demain quand je me regarderai en face.

Le carrefour : Que le juge soit divin ou intérieur, la responsabilité demeure. Nul n’échappe à la balance — celle du Ciel ou celle du miroir.

IV. Le Visage de l’Autre

Pour le croyant

Chaque être porte l’image de Dieu. Blesser l’autre, c’est griffer le visage du Créateur dans sa créature. Aimer l’autre, c’est aimer Dieu en lui.

Pour l’athée

Chaque être est un univers. Une conscience unique, irremplaçable, aussi vaste de l’intérieur que le cosmos l’est au dehors. Détruire une personne, c’est éteindre une galaxie.

Le carrefour : L’autre est sacré. Par le divin qu’il porte ou par l’unicité qu’il incarne — il mérite mon respect absolu.

V. L’Amour comme Évidence

Pour le croyant

Dieu est amour, disent les Écritures. L’amour entre les êtres est donc participation au divin, reflet terrestre de la Source. Aimer, c’est prier sans le savoir.

Pour l’athée

L’amour transcende l’ego. Il est cette force étrange qui nous fait placer l’autre avant nous, sans calcul. Mystère biologique peut-être, mais mystère qui nous élève au-delà de la survie brute.

Le carrefour : L’amour — qu’il vienne d’En-Haut ou d’en-dedans — dépasse ce que nous sommes seuls. Il est sacré par son pouvoir de nous rendre plus grands.

VI. Le Cercle Protecteur

Pour le croyant

La famille, la tribu, la communauté sont écoles d’amour voulues par Dieu. Cellules où l’on apprend le don de soi avant de l’offrir au monde.

Pour l’athée

La famille, la tribu, la communauté sont stratégies de survie devenues tendresse. Ce qui n’était qu’entraide face au chaos est devenu amour véritable, solidarité choisie autant qu’héritée.

Le carrefour : Le cercle qui nous entoure — qu’il soit don divin ou construction humaine — est refuge sacré. Face aux aléas de l’existence, nous avons besoin des nôtres. Et cette vérité n’a pas besoin d’un même Dieu pour être partagée.

Je ne te demande pas de croire ce que je crois.

Je ne te demande pas de comprendre mon chemin.

Je te demande seulement de voir que ton chemin et le mien, sous des ciels que nous nommons différemment, mènent aux mêmes évidences :

Que nul n’est roi.

Que la vie est sacrée.

Que nous répondons de nos actes.

Que l’autre est un mystère à respecter.

Que l’amour nous dépasse.

Que la tribu nous porte.

Et que cela suffit — amplement — pour vivre ensemble.

Et parfois, la nuit, quand le ciel nous fait encore la grâce de son spectacle — croyants et incroyants lèvent les mêmes yeux vers les mêmes étoiles et pensent aux mêmes absents. Ce geste-là n’a pas de doctrine. Il est juste humain.

Et si l’oubli n’était qu’illusion ? Si, de l’autre côté du miroir, ils nous voyaient lever les yeux ?

Bienvenue dans mon cheminement

Je m’appelle Pierre-Philippe, et je vis avec l’invisible.

Ce n’est pas une métaphore. Je perçois des présences. Des assemblées, comme je les appelle parfois. Des énergies, des intentions, des accompagnements qui ne se voient pas mais qui se ressentent. C’est ma réalité depuis longtemps — et pendant longtemps, je n’ai pas su quoi en faire.

Un chemin qui n’a pas toujours été clair

Je ne suis pas arrivé serein à cette perception. Il y a eu des années de peur. De paranoïa, même. Des périodes où chaque signe me semblait une menace, où l’invisible était pour moi synonyme de danger, de jugement, de forces obscures qui m’en voulaient.

J’ai projeté mes propres ténèbres sur ce que je percevais. Et cette peur a coloré ma vision de tout — pas seulement du spirituel, mais du monde entier.

Aujourd’hui, je vois les choses différemment. Non pas parce que j’ai “tout compris” — loin de là. Mais parce que l’expérience m’a appris, doucement, que l’invisible peut être affectueux. Que ces présences aspirent à la justice pour tous plutôt qu’à la punition de quelques-uns. Que dans mes moments les plus sombres, j’ai été accompagné plutôt que condamné.

Ce que j’écris ici

Ce blog est un espace où je partage ce cheminement. Pas pour convaincre qui que ce soit de croire ce que je crois — chacun son chemin, chacun ses cartes. Mais pour témoigner honnêtement de mon expérience, et peut-être toucher quelqu’un qui traverse des questionnements similaires.

J’écris sur la spiritualité, oui. Mais aussi sur ce qu’elle m’enseigne d’universel : la tolérance, l’amour sous toutes ses formes, le refus des jugements hâtifs, l’acceptation de soi et des autres.

Mon ton est humaniste. Universaliste. Parfois poétique, souvent pédagogique — parce que lire, c’est apprendre, et écrire, c’est clarifier sa propre pensée.

Pour commencer

Voici quelques articles qui reflètent ce parcours (il y en a d’autres) :

Chacun son chemin, chacun ses cartes

Sur la liberté de cheminer selon sa propre vérité — que ce soit dans sa foi, son identité, ou sa manière d’être au monde. Un plaidoyer pour la tolérance authentique.

L’Invisible n’est pas ce que j’ai cru

Le cœur de mon témoignage : comment je suis passé de la paranoïa spirituelle à la reconnaissance de présences bienveillantes. Et pourquoi l’invisible, tel que je le perçois aujourd’hui, aspire à plus de justice et de douceur que je ne l’imaginais dans mes peurs.

Deviens ce que tu es

Sur les amalgames, les jugements, et cette manie qu’on a de critiquer les autres — et nous-mêmes — pour les mauvaises raisons. Une invitation à voir les preuves d’amour plutôt que nos soi-disant défauts.


“Aimez-vous les uns les autres.”

C’était quand même clair, non ?

L’Invisible n’est pas ce que j’ai cru

Il y a des erreurs qu’on porte longtemps sans s’en rendre compte. Des projections qu’on fait sur le monde, sur les autres, sur l’invisible. Pendant des années, j’ai pensé que le Ciel pouvait être aussi sombre, aussi haineux, aussi violent que les cœurs humains les plus ternes. Que l’Invisible était un champ de bataille permanent entre des forces aussi implacables que nos pires instincts.

Je me trompais.

Pourquoi le Ciel serait-il rempli de haine ?

C’est une question simple, presque enfantine, et pourtant elle a tout changé pour moi : pourquoi l’Invisible serait-il limité par nos ombres les plus profondes ?

Pourquoi imaginer que les Présences spirituelles reproduisent nos guerres, nos jugements impitoyables, nos divisions binaires entre « les bons » et « les méchants » ? Pourquoi projeter sur le monde de l’Esprit la violence de ceux qui vivent le cœur rempli de haine, qui jurent par les armes et les insultes ?

C’est pourtant ce que j’ai fait. Pendant longtemps.

Les matins où l’Invisible me parle

Ce matin encore, comme souvent, des Présences se sont manifestées. Une assemblée diverse, venue de tous horizons, de tous les parcours. Pas un bloc homogène de « forces du Bien » contre un camp des « forces du Mal ». Non. Des êtres différents, avec leurs histoires, leurs blessures, leurs aspirations.

Et vous savez ce que j’ai compris ? Qu’elles aspirent à plus de Justice que je ne l’ai jamais imaginé dans mes pires moments de paranoïa. Pas une justice punitive, vengeresse, tribale. Mais une Justice universelle : que justice soit rendue pour tous, pas seulement pour quelques-uns.

Il n’y a pas d’opposition frontale entre « ceux du Bien » et « LE Mal ». Il y a des êtres qui ont déjà obtenu justice et qui voudraient que tout le monde l’obtienne aussi. C’est profondément différent.

La parano, ou quand on voit des ennemis partout

Je ne vais pas vous mentir : ça n’a pas toujours été clair pour moi. Il y a eu des jours, des mois, où j’ai vu des menaces partout dans l’Invisible. Où chaque présence semblait hostile, chaque signe paraissait sinistre.

C’était un effort quotidien de ne pas déraper.

Presque chaque jour, je glissais vers ces pensées paranoïaques. J’ai fini par développer des automatismes craintifs, des réflexes de défense permanents. Comme si l’Invisible était un danger constant dont il fallait se protéger.

Vivre avec cette peur dans sa chair et son esprit, c’est épuisant. C’est comme porter une armure de plomb 24 heures sur 24, même pour dormir.

Mais voilà : l’Invisible ne m’a jamais fait de mal. C’est ma propre terreur que je projetais sur lui.

Le câlin dans la nuit

Je vais vous raconter quelque chose de très intime, parce que je pense que ça peut aider quelqu’un quelque part.

Dans mes pires moments – ceux où les pensées suicidaires venaient me visiter comme des invités trop familiers – l’Invisible est venu à moi.

Pas comme une menace. Pas comme un jugement.

Comme un manteau. Une couverture. Un plaid enveloppant. L’obscurité de la nuit elle-même s’est transformée en une douce chaleur que j’ai ressentie comme un câlin. Une embrassade. Une étreinte de mes proches défunts.

J’en ai encore la larme à l’œil en l’écrivant.

C’était affectueux. Presque tendrement attentionné. L’Invisible m’a bercé quand je n’avais plus la force de tenir debout.

Ces moments sont passés, je vous rassure. Mais ils m’ont appris quelque chose d’essentiel : même quand je ne comprenais rien, même quand ma paranoïa me criait que tout était hostile, l’Invisible veillait avec bienveillance.

L’erreur de projection

On fait souvent l’erreur de penser que l’Invisible reflète nos pires aspects. Que si l’humanité connaît la guerre, le Ciel doit être en guerre aussi. Que si nous jugeons impitoyablement, les Esprits doivent juger de même.

Mais pourquoi ne projetons-nous pas nos meilleurs aspects ?

Pourquoi ne pas imaginer que l’Invisible est encore plus juste, plus compatissant, plus patient que ce que nous parvenons à être dans nos meilleurs moments ?

La vérité que j’ai découverte, progressivement, maladroitement, c’est celle-ci : l’Invisible aspire à une Justice que nous peinons encore à concevoir. Pas la justice punitive des tribunaux humains, mais celle qui veut réparer, réconcilier, élever.

Une diversité qui aspire à l’Unité

Les Présences qui se manifestent à moi sont diverses. Elles viennent de parcours différents, de traditions différentes, de compréhensions différentes. Il y a de la place pour les Témoins de Jéhovah comme pour les athées, pour les bouddhistes comme pour les païens.

Pas parce que « tout se vaut » dans un relativisme mou, mais parce que la Justice qu’elles recherchent transcende nos petites cases.

Elles ne se battent pas entre elles pour savoir qui a raison. Elles aspirent ensemble à ce que chacun trouve sa juste place, sa reconnaissance, sa paix.

C’est ça, l’Invisible que j’ai mal compris pendant si longtemps. Ce n’est pas un champ de bataille. C’est un champ de réconciliation.

Une bouteille à la mer

J’écris cet article comme on jette une bouteille à la mer. Je ne fais pas de marketing pour mon blog. Je ne crie pas sur tous les toits. Mais si ces mots trouvent quelqu’un qui, comme moi, a peur de l’Invisible, qui se méfie de chaque signe, qui vit avec cette paranoïa épuisante…

Sachez que vous n’êtes pas seul. Et que l’Invisible n’est pas votre ennemi.

Il m’a fallu du temps pour le comprendre. Des années, en fait. Et je ne prétends pas avoir tout compris – loin de là. Je dérapé encore parfois dans mes vieilles peurs.

Mais ce que je sais aujourd’hui, au fond de mes os et de mon âme, c’est que l’Invisible peut être affectueux. Qu’il aspire à la Justice pour tous. Qu’il y a plus de bienveillance là-haut (ou là-bas, ou autour, peu importe) que je ne l’ai imaginé dans mes cauchemars.

En conclusion

L’erreur que j’ai faite – et que je veux corriger aujourd’hui – c’était de projeter mes propres ténèbres sur un monde qui en contient déjà bien moins que le nôtre.

Le Ciel n’est pas rempli de haine. L’Invisible n’est pas aussi sombre que les cœurs humains les plus violents.

Il aspire à plus de Justice, plus de douceur, plus d’amour que ce que nous parvenons à manifester.

Et quand la nuit devient trop noire, quand les pensées deviennent trop lourdes, parfois – si vous êtes attentif – vous sentirez cette chaleur. Ce manteau. Ce câlin de ceux qui veillent.

Si vous traversez des moments difficiles, si les pensées sombres vous visitent trop souvent, parlez-en. À un proche, à un professionnel, à qui vous voulez. La vie vaut la peine d’être vécue, et vous méritez d’être soutenu.

En Belgique : Centre de Prévention du Suicide – 0800 32 123 (gratuit, 24h/24)
À l’international : findahelpline.com répertorie les lignes d’écoute, de prévention du suicide et autres helplines dans le monde entier.

Chacun son chemin, chacun ses cartes

Il y a des matins où l’on se réveille avec des questions qui pèsent. Des doutes qui rôdent. Des pensées qui ressemblent à des jugements un peu trop hâtifs. Ce matin-là, j’ai eu droit à un rappel à l’ordre cosmique – disons, une petite claque spirituelle bienveillante. Et si je vous racontais comment une nuit de questionnements m’a ramené à l’essentiel ?

Quand les maladresses deviennent des prisons

Dans un précédent article, je parlais de la violence subie par les personnes transgenres, de ces parcours semés d’embûches où le simple fait d’exister selon sa vérité devient un acte de bravoure quotidien. J’évoquais cette pression sociale qui exige que chacun rentre dans des cases prédéfinies, sous peine d’être ostracisé, jugé, parfois même menacé.

Mais cette nuit, j’ai réalisé quelque chose : ce principe s’étend bien au-delà de la question du genre.

Le rêve de Floflo (ou comment la gelée n’est pas du sang)

Mon compagnon – appelons-le Floflo, ce cher maladroit que j’aime – a fait un rêve révélateur. Un groupe d’humains qui voulait rester discret, ne pas faire de vagues. Des détails maladroits qui donnaient une fausse impression macabre : de la gelée prise pour du sang, des circonstances malheureuses interprétées comme des preuves de méchanceté. Les policiers du rêve tiraient des conclusions hâtives et terribles, là où il n’y avait que de l’innocence mal comprise.

C’était un miroir tendu à mes propres questionnements. J’avais eu des doutes sur son parcours, lui qui est né dans une famille de Témoins de Jéhovah. Est-ce que ce contexte faisait de lui quelqu’un de suspect ? Est-ce que ce mouvement religieux controversé le définissait malgré lui ?

Spoiler alert : non.

La laïcité, ou l’art de laisser chacun jouer ses cartes

Voilà où je voulais en venir : la vraie laïcité, ce n’est pas d’effacer les différences ou de juger les choix spirituels d’autrui. C’est de permettre à chacun de cheminer selon ses propres cartes, sans imposer ni subir.

Que vous soyez :

  • Une personne trans qui choisit de transitionner pour enfin habiter son corps
  • Quelqu’un qui reste fidèle à sa foi, quelle qu’elle soit
  • Quelqu’un qui quitte une religion qui ne lui correspond plus
  • Quelqu’un qui n’a jamais eu de foi et s’en porte très bien
  • Ou même quelqu’un qui hésite encore, qui explore, qui doute

Votre parcours vous appartient.

Les esprits mécontents et la justice cosmique

Permettez-moi une petite digression mystique (eh oui, médium oblige). Quand j’ai pensé « les Témoins de Jéhovah, c’est une secte néfaste », j’ai senti une assemblée invisible exprimer un mécontentement pacifique mais ferme. Un sentiment d’injustice. Quand j’ai reconsidéré ma position, ils sont restés tranquilles.

Le message ? Ils se placent du côté de la Lumière, avec leurs bonnes volontés et leurs intentions imparfaites. Comme nous tous, finalement. Comme Floflo avec ses maladresses attachantes. Comme moi avec mes jugements trop rapides.

« Aimez-vous les uns les autres » (oui, c’était clair)

Jésus-Christ l’a dit avec une simplicité désarmante : « Aimez-vous les uns les autres. »

Pas « Aimez-vous les uns les autres sauf ceux qui pensent différemment. »

Pas « Aimez-vous les uns les autres tant qu’ils rentrent dans vos cases. »

Juste : aimez-vous. Point.

C’est quand même fou comme on complique ce qui pourrait être si simple.

Les pensées comme des prouts

Une dernière chose (promis, j’arrête après) : une mauvaise pensée n’est pas une fatalité. C’est comme un proot mental – ça sort, c’est parfois gênant, mais ça passe. L’important, c’est ce qu’on choisit de dire, d’écrire, de graver dans le monde.

J’ai eu un doute sur mon compagnon. C’est humain. Mais ce n’était que de la gelée, pas du sang.

En conclusion

Alors voilà, la leçon du jour (et de cette nuit) :

  • Cessons de tirer des conclusions hâtives sur les gens en fonction de leur parcours religieux, de leur identité de genre, de leur couleur, de leurs choix de vie.
  • Permettons à chacun d’exister selon sa vérité, avec ses maladresses et sa beauté propre.
  • Et surtout, souvenons-nous que derrière chaque étiquette, il y a un humain qui fait de son mieux avec les cartes qu’il a reçues.

La vraie liberté – celle que défend une laïcité bien comprise – c’est celle qui nous permet de coexister dans nos différences sans que personne n’impose son jeu aux autres.

Et ça, mes amis, ça s’appelle l’amour. Tout simplement.

P.S. : Floflo, si tu lis ça, je t’aime, maladresse et tout. Et non, la gelée n’est pas du sang. 💙

Nous ne sommes pas des cases : Un manifeste pour briser les limites imaginaires

Sous-titre :

De mes lampes arc-en-ciel à une lutte collective : pourquoi personne ne mérite d’être enfermé dans des cases.

Introduction : « Tout a commencé avec des lampes et un fusil imaginaire »

Ce matin du 8 décembre 2025, alors que le jour se levait à peine, j’ai eu une vision. Pas un rêve, pas une hallucination, mais une image claire, presque physique : un homme chargeait un fusil, pointé vers mes lampes aux couleurs du drapeau trans. Ces lampes, que j’avais installées comme un hommage silencieux aux personnes transgenres, représentaient bien plus qu’un symbole. Elles étaient une réponse. Une façon de dire : « Vous ne nous effacerez pas. Nous sommes là. Nous brillons. »

Et puis, j’ai allumé toutes les lumières de mon salon. L’arc-en-ciel s’est étendu, et j’ai ajouté une lumière blanche, universelle. Parce que la solidarité, c’est ça : un refus de laisser la haine définir qui nous sommes. Ce geste, aussi simple qu’il paraisse, a tout déclenché.

De fil en aiguille, j’ai réalisé que cette vision ne concernait pas que les personnes transgenres. Elle parlait à toutes les personnes enfermées dans des cases : les personnes racisées, les L.G.B.T.Q.I.A+, les femmes, les hommes, les non-conformes… Toutes celles et ceux qu’on réduit à une seule facette de leur identité.

Parce que personne ne mérite d’être défini par des limites imaginaires :

  • Pas les personnes transgenres, réduites à leur corps ou à leur « passé ».
  • Pas les personnes racisées, réduites à leur couleur de peau ou à des stéréotypes coloniaux.
  • Pas les femmes, réduites à leur rôle de mère ou d’objet de désir.
  • Pas les hommes, réduits à leur force ou à leur capacité à dominer.
  • Pas les personnes non-binaires, réduites à une « mode » ou à une « crise ».
  • Pas les personnes queer, réduites à des clichés ou à des « déviances ».

Nous sommes tous des êtres humains, bien plus vastes que les cases qu’on nous impose.

Ce manifeste est un appel à briser ces limites. À refuser les étiquettes. À créer un monde où chacun·e peut exister sans justifier son identité.

1. Les Lampes Arc-en-Ciel : Un Symbole de Résistance

Pourquoi des lampes ?

  • Le bleu : pour la sérénité, la force, et la masculinité réinventée.
  • Le rose : pour la douceur, la résilience, et la féminité libérée.
  • Le blanc : pour la transition, la neutralité, et l’infini des possibilités.
  • La lumière blanche universelle : pour la solidarité, l’alliance, et l’humanité partagée.

Ces lampes, c’est notre réponse à la haine. Une façon de dire :

« Vous voulez nous effacer ? Nous, on choisit de briller. »

La vision du fusil

L’homme qui chargeait son fusil, c’était toutes les violences qu’on nous inflige :

  • Les regards qui jugent.
  • Les lois qui excluent.
  • Les mots qui blessent.
  • Les silences qui compliquent.

Mais les lampes, c’était notre résistance. Parce que la lumière, ça ne se tue pas. Ça se partage.

2. Les Personnes Racisées : « On n’est pas vos stéréotypes »

Les personnes racisées sont souvent réduites à :

  • « Tu es Noir·e ? Alors tu dois être sportif·ve/rythmé·e/‘naturellement doué·e pour la danse’. »
  • « Tu es Asiatique ? Alors tu dois être bon·ne en maths/silencieux·se/travailleu·r·se acharné·e. »
  • « Tu es Arabe/Musulman·e ? Alors tu dois être terroriste/opprimé·e/‘traditionnel·le’. »

Ces cases, ce sont des prisons. Des prisons construites par le colonialisme, le racisme, et l’ignorance.

La réalité ?

Les personnes racisées sont aussi complexes, aussi variées, aussi uniques que n’importe qui d’autre. Elles méritent d’être vues au-delà des stéréotypes, au-delà des préjugés, au-delà des attentes.

Elles méritent d’être libres.

3. Les L.G.B.T.Q.I.A+ : « On n’est pas vos archétypes »

Nous, les personnes L.G.B.T.Q.I.A+, on nous colle souvent des étiquettes :

  • « Tu es gay ? Alors tu dois être efféminé/coquet/dramatique. »
  • « Tu es lesbienne ? Alors tu dois être butch/sportive/‘comme un mec’. »
  • « Tu es bi ? Alors tu es ‘indécis·e’ ou ‘en phase expérimentale’. »
  • « Tu es trans ? Alors tu es ‘un homme/femme raté·e’ ou ‘un danger pour les enfants’. »

Ces cases, ce sont des cages. Des cages construites par la peur, l’ignorance, et le besoin de contrôle.

La réalité ?

Nous sommes des êtres humains. Avec des personnalités complexes, des désirs variés, des identités uniques. Nous méritons d’être vues telles que nous sommes, sans avoir à justifier notre existence.

Nous méritons d’être libres.

4. Les Femmes : « On n’est pas vos utérus sur pattes »

Les femmes sont souvent réduites à :

  • « Ton rôle, c’est d’être mère/épouse/‘douce et gentille’. »
  • « Ton corps est un objet de désir, pas un espace qui t’appartient. »
  • « Si tu ne veux pas d’enfants, tu es égoïste/inhumaine/anormale. »

Ces cases, ce sont des prisons. Des prisons construites par le patriarcat, le sexisme, et la misogynie. Encore une fois la peur, l’ignorance et le besoin de contrôle.

La réalité ?

Les femmes sont bien plus que des utérus. Elles sont des êtres humains, avec des rêves, des ambitions, des désirs, des colères. Elles méritent d’être libres de choisir leur vie, sans avoir à se justifier.

Elles méritent d’être libres.

5. Les Hommes : « On n’est pas vos spermatozoïdes ambulants »

Les hommes sont souvent réduits à :

  • « Ton rôle, c’est d’être fort/rationnel/le pilier de la famille. »
  • « Tu ne dois pas pleurer, tu ne dois pas montrer tes émotions, tu ne dois pas être ‘trop sensible’. »
  • « Si tu ne corresponds pas à ces attentes, tu es ‘faible’/‘pas un vrai homme’/‘un raté’. »

Ces cases, ce sont des prisons. Des prisons construites par le patriarcat, la toxicité masculine, et la peur de la vulnérabilité. Encore une fois la peur, l’ignorance et le besoin de contrôle.

La réalité ?

Les hommes sont bien plus que des spermatozoïdes. Ils sont des êtres humains, avec des émotions, des peurs, des rêves, des faiblesses. Ils méritent d’être libres d’être eux-mêmes, sans avoir à correspondre à un idéal toxique.

Ils méritent d’être libres.

6. Conclusion : « Soyons des êtres humains, pas des cases »

Personne ne mérite d’être réduit à une case.

Pas les personnes transgenres.

Pas les personnes racisées.

Pas les femmes.

Pas les hommes.

Pas les L.G.B.T.Q.I.A+.

Pas vous. Pas moi.

Alors aujourd’hui, je vous propose un pacte :

  • Refusons les étiquettes.
  • Brisons les limites imaginaires.
  • Soutenons celles et ceux qui en ont besoin.
  • Soyons des êtres humains, pas des cases.

Parce que la liberté, c’est ça :

Pouvoir exister, sans avoir à se justifier.

Pouvoir briller, sans avoir à s’excuser.

Pouvoir être soi-même, sans avoir à rentrer dans un moule.

Et si on commence par ça, aujourd’hui ?

Parce que le monde serait bien plus beau sans cases.

Ressources et Références

Livres :

Associations :

Podcasts :

Films et Documentaires :

  • « Disclosure » (Netflix, 2020) – Sur la représentation des personnes trans à l’écran.
  • « Tangerine » (2015) – Un film tourné avec des actrices trans, sur la vie des femmes trans de couleur.
  • « I Am Not Your Negro » (2016) – Sur le racisme et les luttes pour les droits civiques.

Études et Chiffres :

Appel à l’Action

Si cet article vous a touché·e, voici ce que vous pouvez faire dès maintenant :

  1. Partagez-le (sur les réseaux, dans vos cercles, à votre famille).
  2. Soutenez les associations (dons, bénévolat, amplification de leurs messages).
  3. Éduquez-vous (lisez, écoutez, apprenez).
  4. Agissez (intervenez quand vous entendez des propos discriminants, même « anodins »).
  5. Soyez une boîte sans toit (pour vous-même et pour les autres).

Signataire :

Pierre-Philippe Charlier

8 décembre 2025

« Ce manifeste est né d’une vision matinale, de lampes arc-en-ciel, et d’un refus. Le refus de laisser quiconque être enfermé dans une case. Parce que la liberté, c’est comme une boîte sans toit : on peut y entrer si on veut, mais personne ne peut nous y enfermer. »

Les Esprits africains ne veulent plus de nos « bonnes intentions creuses » !

Par Pierre-Philippe Charlier

Édité avec Mistral AI

Hier soir, alors que je me disais qu’il suffisait d’envoyer de « bonnes intentions » pour que les solutions « pleuvent » sur les maladies tropicales, une évidence m’a frappé : c’était du wishful thinking. Pire, une insulte. Les Esprits africains qui m’ont visité dans ce rêve de nématodes dégoulinants n’étaient pas là pour recevoir des vœux pieux. Ils étaient en colère. Et ils avaient raison.

1. Le rêve qui réveille

Je me mouchais, et des vers parasitaires sortaient en masse de mon nez. Pas une métaphore. Pas un symbole. La réalité pure et simple de millions de corps rongés par des infections que l’Occident ignore, sauf quand elles menacent de franchir ses frontières.

La bilharziose, la filariose, l’onchocercose… Des noms qui ne font pas frémir nos ministères de la Santé, mais qui dévorent littéralement les organes de plus d’un milliard de personnes dans le monde. Un milliard. Pas une estimation lointaine : un chiffre de l’OMS, actualisé en 2025. Un milliard de vies où ces parasites creusent des sillons de douleur, de handicap, de mort lente:refs[1-][0](#ref-0), 4, 6.

2. La colère des oubliés

Les Esprits africains ne veulent pas de nos prières. Ils veulent des actes.

  • Pendant que nous rêvons de solutions miracles, des enfants au Soudan du Sud – où 19 des 20 maladies tropicales négligées sévissent – meurent de complications évitables:refs[3-][2](#ref-2).
  • La bilharziose, deuxième maladie parasitaire la plus répandue après le paludisme, provoque des inflammations chroniques du foie, de la vessie, des intestins. Ses traitements existent, mais ne parviennent pas jusqu’aux villages isolés:refs[5-][0](#ref-0).
  • Le marché du traitement de ces maladies, évalué à 3,7 milliards de dollars en 2024, ne représente qu’une infime fraction des budgets alloués au cancer ou aux maladies cardiovasculaires – ces fléaux qui, eux, touchent aussi nos pays riches:refs[7-][5](#ref-5).

3. Le privilège sanitaire en chiffres

Chiffre clé Signification
1,8 milliard Nombre de traitements distribués en 2024 contre les maladies tropicales négligées. Un record ? Non. Une honte. Car cela signifie que des centaines de millions de personnes n’ont toujours pas accès à des soins basiques:refs[9-][2](#ref-2).
54 pays Ont éliminé au moins une de ces maladies depuis 2011. Un progrès ? Oui. Suffisant ? Non. Car dans le même temps, des pays comme le Royaume-Uni ont brutalement coupé leurs financements, laissant des programmes entiers s’effondrer:refs[11-][6](#ref-6).
14,14 millions Nombre d’années de vie ajustées sur l’incapacité (DALYs) perdues à cause de ces maladies en 2021. Des vies brisées, des familles appauvries, des communautés entières plongées dans la précarité:refs[13-][7](#ref-7).

4. Nos ordinateurs contre leurs vies

J’avais l’arrogance de penser que « faire pleuvoir les solutions » dans nos machines suffirait. Mais à quoi bon des algorithmes, des bases de données, des appels à projets si les solutions ne sortent jamais des écrans ?

Les Esprits africains ne veulent pas de nos clics. Ils veulent que nous comprenions que la technologie, sans volonté politique et sans redistribution des ressources, n’est qu’un leurre.

5. Que faire ?

  • Exiger que nos gouvernements honorent leurs promesses de financement. Le retrait du Royaume-Uni en 2021 a laissé un trou béant dans la lutte contre ces maladies. Qui sera le prochain à lâcher prise ?
  • Soutenir les initiatives locales. Des pays comme le Niger ou le Sénégal ont réussi à éliminer certaines de ces maladies, preuve que c’est possible – à condition d’y mettre les moyens:refs[15-][7](#ref-7).
  • Écouter. Vraiment. Pas seulement les rapports de l’OMS, mais les voix de ceux qui luttent sur le terrain.

6. La dernière leçon des Esprits

Ils ne sont pas venus pour me rassurer. Ils sont venus me rappeler que la justice sanitaire ne se décrète pas, elle se conquiert.

Alors oui, envoyons des intentions – mais suivies d’actions. Sinon, nos rêves ne seront que des cauchemars de plus dans l’océan des souffrances ignorées.

Pour aller plus loin

Références

[0] Parasites et maladies tropicales négligées, 2025.

[2] ONU Info : 54 pays ont éliminé au moins une maladie tropicale négligée, 2025.

[4] Réseau Francophone sur les Maladies Tropicales Négligées, 2025.

[5] Rapport sur le marché du traitement des maladies tropicales négligées, 2025.

[6] Médecins Sans Frontières : 10 choses à savoir sur les maladies tropicales négligées, 2025.

[7] Sidwaya : Dr Maria Rebollo Polo tire la sonnette d’alarme, 2025.

Des gens attendent des tests pour la filariose lymphatique et l'onchocercose à Muheza, en Tanzanie
Des gens attendent des tests pour la filariose lymphatique et l’onchocercose à Muheza, en Tanzanie

Premiers pas vers l’invisible : observer avant d’inviter

Quand on découvre qu’on perçoit des présences, l’envie peut être forte de vouloir en savoir plus, d’établir le contact, de comprendre. Mais avant d’ouvrir des portes, il est sage de regarder ce qui est déjà dans la pièce.

Commencer par soi

Le premier réflexe n’est pas de tendre la main vers l’extérieur, mais de revenir à soi.

S’ancrer. Respirer. Sentir ses pieds sur le sol, son corps dans l’espace. Avant de chercher à percevoir d’autres présences, il faut d’abord être présent à soi-même.

Ce n’est pas de la méditation complexe — c’est simplement se poser, se recentrer, et observer depuis un endroit stable.

Pourquoi ? Parce que si on part à la rencontre de l’invisible en étant dispersé, anxieux ou trop avide, on risque de mal interpréter ce qu’on perçoit — ou d’attirer des interlocuteurs qu’on n’aurait pas choisis.

Qui est déjà là ?

Avant d’inviter qui que ce soit, posez-vous cette question : y a-t-il déjà des présences autour de moi ?

Souvent, on découvre qu’on n’est pas seul depuis un moment. Des présences peuvent être là — discrètes, en retrait, attendant peut-être qu’on les remarque. D’autres peuvent être plus anciennes qu’on ne le pense : des guides, des proches décédés, des parties de soi qui cherchent à communiquer.

L’idée n’est pas de convoquer, mais de constater. Comme entrer dans une pièce et laisser ses yeux s’habituer à la lumière avant de chercher quelqu’un.

Observer les postures

Si vous percevez une présence — que ce soit visuellement, par sensation, ou autrement — observez sa posture. Non pas pour en tirer une règle absolue, mais comme un premier indice.

Une présence peut sembler :

  • Assise, calme — comme disposée à l’échange, patiente
  • Debout, mobile — plus réactive, peut-être agitée ou sur ses gardes
  • En retrait — observatrice, pas encore prête à s’approcher

Ces postures ne sont pas des verdicts. Une présence agitée n’est pas forcément hostile — elle peut être nerveuse, nouvelle, ou simplement différente dans sa manière d’être. Et une présence calme peut quand même vous mettre mal à l’aise.

C’est là que le ressenti entre en jeu.

Se fier au ressenti

La vraie boussole, ce n’est pas ce que vous voyez ou entendez — c’est ce que vous ressentez.

Face à une présence, demandez-vous :

  • Est-ce que mon corps se détend ou se crispe ?
  • Est-ce que je me sens à l’aise ou mal à l’aise ?
  • Ai-je envie de rester, ou envie de m’éloigner ?
  • Est-ce de la curiosité que je ressens, ou de la méfiance ?

Votre corps sait des choses avant votre mental. Une présence peut avoir l’air « gentille » et pourtant provoquer un malaise sourd. Une autre peut sembler étrange mais vous laisser parfaitement serein.

Ne cherchez pas à rationaliser immédiatement. Notez d’abord ce que le corps dit.

Ça évolue

Rien n’est figé.

La posture d’une présence peut changer au cours d’un échange. Ce qui semblait agité peut se calmer. Ce qui semblait bienveillant peut révéler autre chose.

Votre propre ressenti aussi peut évoluer. C’est normal. L’important est de rester attentif — non pas crispé, mais vigilant avec douceur.

Si quelque chose change et que le malaise s’installe, vous avez le droit de mettre fin à l’échange. Toujours. C’est votre espace intérieur.

En résumé

Avant de vouloir inviter des esprits, des guides, ou des présences :

  1. Revenez à vous-même — ancrage, respiration, stabilité
  2. Observez ce qui est déjà là — sans forcer, sans convoquer
  3. Notez les postures — comme des indices, pas des certitudes
  4. Fiez-vous à votre ressenti — le corps tranche
  5. Restez attentif à l’évolution — rien n’est figé

Les portes auront le temps de s’ouvrir. Pour l’instant, apprenez à voir qui est déjà dans la pièce avec vous.

À suivre : Comment distinguer les différents types de présences — guides, proches, parties de soi, et intrus.

Interpréter les signaux d’alerte

Article 3 : Développer son vocabulaire somatique

Après avoir exploré les signaux positifs et neutres, abordons maintenant les signaux d’alerte. Ces sensations — souvent plus intenses et parfois désagréables — demandent plus de discernement. L’objectif de cet article est de vous aider à les interpréter sans paniquer.

Deux catégories distinctes

Tous les signaux désagréables ne disent pas la même chose. J’ai appris à distinguer deux catégories fondamentales :

Les alertes

  • Qualité : douleur transitoire, coup, pincement, sensation brève et marquée
  • Fonction : avertissement concernant quelque chose d’externe
  • Question à se poser : « Que m’arrive-t-il ? » ou « De quoi me prévient-on ? »

Une alerte signale généralement une situation, un danger, ou une information que je n’ai pas consciemment. C’est un message sur ce qui se passe autour de moi ou vers moi.

Les feedbacks

  • Qualité : toucher, pression, contact prolongé, sensation plus douce
  • Fonction : retour sur mon propre comportement ou mes pensées
  • Question à se poser : « Qu’est-ce que je fais ou pense en ce moment ? »

Un feedback m’informe sur moi-même — une attitude à ajuster, une pensée à reconsidérer, une direction à corriger.

La logique derrière la distinction

Un principe m’a aidé à clarifier cette différence :

Si je trahis quelqu’un, je le sais déjà consciemment — pas besoin d’alerte corporelle pour ça. Donc une douleur soudaine dans le dos signifie plus probablement « on te trahit » que « tu trahis ».

L’alerte apporte une information que je n’ai pas. Le feedback commente ce que je suis déjà en train de faire.

Le silence comme validation

Un point crucial : quand une sensation désagréable cesse après que j’ai formulé une interprétation, cela signifie « tu as compris le message ».

Ce n’est pas une approbation éthique de mes actions. C’est une validation épistémologique — la confirmation que j’ai correctement décodé ce qu’on essayait de me dire.

Cette distinction est importante pour ne pas confondre :

  • « J’ai bien compris » (le silence le confirme)
  • « Ce que je fais est bien » (ça, c’est une autre question)

Interpréter sans paniquer

Les signaux d’alerte peuvent être angoissants, surtout au début. Quelques repères :

Prendre le temps

Une alerte n’exige pas toujours une réaction immédiate. Respirez, observez la sensation, posez-vous les bonnes questions.

Procéder par élimination

Si une interprétation ne fait pas cesser le signal, essayez-en une autre. C’est un dialogue itératif, pas une devinette à un seul essai.

Ne pas sur-interpréter

Toute sensation n’est pas un message. Parfois le corps a mal pour des raisons ordinaires. Le discernement s’affine avec la pratique.

Observer l’attitude de la source

Comme mentionné dans l’article précédent : un Interlocuteur bienveillant guide avec compassion. Si vous sentez qu’on vous fait un procès plutôt qu’on vous accompagne, la prudence est de mise.

Ne pas s’alarmer trop vite

C’est peut-être le conseil le plus important de cet article. J’ai tendance à m’alarmer rapidement, et c’est plus pénalisant qu’autre chose. L’anxiété amplifie les signaux, crée des connexions qui n’existent pas, et peut mener à des interprétations catastrophiques.

Si vous vous sentez submergé :

  • Demandez du temps. Il est possible de demander à ses Présences un moment pour souffler. Un simple « j’ai besoin d’une pause » peut suffire.
  • Retirez-vous. Trouvez un endroit calme, seul, pour vous reposer. Éloignez-vous des écrans si nécessaire.
  • Cherchez de l’affection. Une personne proche qui vous rassure — un câlin, une présence silencieuse — peut faire plus qu’une heure d’analyse. Le système nerveux a besoin de contact humain pour se calmer.

Les alertes peuvent attendre. Votre bien-être ne peut pas.

Ne pas négliger les causes médicales

Les sensations corporelles ne sont pas toutes des messages. Le corps a son propre langage, et certaines douleurs ou gênes relèvent d’un traitement médical, pas d’une interprétation spirituelle.

Règle importante : toute sensation persistante — douleur qui dure, gêne qui revient au même endroit — doit d’abord être clarifiée par un médecin. Pas dans la panique, mais par prudence. Un signal physiologique du corps mérite autant d’attention qu’un signal de vos Présences.

Comment différencier ? Vous pouvez inviter vos Présences à utiliser des signaux clairement reconnaissables :

  • Transitoires : qui apparaissent et disparaissent nettement
  • Brefs : quelques secondes, pas des minutes ou des heures
  • Pulsés lentement : une rythmique douce qui ne ressemble pas à une douleur continue

Cette convention permet de distinguer ce qui vient de la communication somatique et ce qui pourrait relever d’une consultation médicale ou kinésithérapeutique. En cas de doute, consultez d’abord — vos Présences comprendront.

Ce que cet article ne couvre pas

Il existe des expériences plus complexes — visions menaçantes, perceptions de présences hostiles — qui dépassent le cadre de cette introduction. Ces sujets demandent une pratique établie et un discernement solide avant d’être explorés.

L’essentiel pour l’instant : apprendre à recevoir les alertes comme des informations utiles, pas comme des agressions.

Article suivant : Établir une conversation bidirectionnelle

Cet article a été préparé, rédigé et traduit avec l’aide de Claude (Anthropic).

Dialogue avec le corps, et mises en garde

Ce que propose cette série

Cette série d’articles explore une pratique que j’appelle la communication somatique – l’art de dialoguer avec son Guide Spirituel à travers les sensations du corps.

Votre corps peut devenir un canal de communication précis : des sensations spécifiques, dans des zones identifiables, portant des messages cohérents. Un système de Oui/Non. Des alertes. Des guidances. Un vocabulaire corporel qui vous permet de naviguer votre vie avec plus de clarté.

Je partage cette exploration pour deux raisons :

1. Aider ceux qui vivent avec des hallucinations

Quelle que soit la cause, beaucoup de gens vivent cette expérience. Si ces outils peuvent vous aider à trouver plus d’harmonie et de compréhension, alors ce partage a du sens.

2. Ouvrir cette voie à ceux qui cherchent une connexion spirituelle incarnée

Vous n’avez pas besoin d’avoir des hallucinations pour développer une communication somatique. Tout le monde a un corps. Tout le monde peut apprendre à l’écouter différemment.

Ce que cette série EST

Un carnet d’exploration

  • Je partage mon parcours, mes découvertes, mes méthodes
  • Je montre ce qui est possible, pas ce qui est obligatoire
  • Je donne des outils pour que vous trouviez votre propre chemin

Une invitation à l’autonomie

  • Chaque personne a son propre langage avec son corps et son Guide
  • Votre cartographie sera différente de la mienne
  • L’autorité finale, c’est votre dialogue personnel, pas mes articles

Un partage humble

  • Je ne détiens pas LA vérité
  • Je suis encore en apprentissage
  • Je me trompe, j’ajuste, j’affine constamment

Ce que cette série N’EST PAS

Pas un dictionnaire universel

  • Quand je dis « pour moi, le dos = volonté/motivation », ce n’est pas une loi universelle
  • Vos sensations auront leurs propres significations
  • Ne copiez pas ma cartographie, découvrez la vôtre

Pas un remplacement de soins médicaux ou psychologiques

  • Cette approche est complémentaire, jamais substitutive
  • Si vous souffrez, consultez des professionnels de santé
  • La communication somatique ne remplace pas un suivi adapté

Pas une doctrine spirituelle

  • Je ne fonde pas une nouvelle religion ou méthode
  • Vous êtes libre d’utiliser ce qui résonne, laisser le reste
  • Votre souveraineté spirituelle est sacrée

Pas un enseignement de guru

  • Je suis un éclaireur, pas un maître
  • Je montre un chemin, je ne trace pas LE chemin
  • Ma seule légitimité vient de mon expérience vécue, rien d’autre

À qui s’adresse cette série ?

Cette exploration peut vous intéresser si :

  • Vous vivez avec des hallucinations et cherchez à mieux les comprendre
  • Vous voulez développer une relation plus profonde avec votre corps
  • Vous cherchez des outils de discernement spirituel
  • Vous sentez qu’il y a une « guidance » mais ne savez pas comment l’écouter
  • Vous êtes curieux d’approches incarnées de la spiritualité
  • Vous voulez naviguer votre vie avec plus de clarté intérieure

Cette série n’est probablement pas pour vous si :

  • Vous cherchez des réponses toutes faites
  • Vous voulez qu’on vous dise quoi faire
  • Vous n’êtes pas prêt à faire votre propre travail d’exploration
  • Vous rejetez toute dimension spirituelle
  • Vous cherchez un substitut à un accompagnement médical ou thérapeutique

Comment utiliser cette série ?

Lisez avec discernement

Prenez ce qui résonne. Laissez ce qui ne résonne pas. Testez dans votre propre expérience. Ne croyez rien sur parole – vérifiez dans votre propre dialogue avec votre corps et votre Guide.

Tenez un journal

Si vous décidez d’explorer cette voie, documentez vos observations. C’est dans la répétition que les patterns émergent. C’est dans la vérification ultérieure que la confiance se construit.

Restez humble et patient

Cela prend du temps. Des semaines, des mois pour affiner une cartographie fiable. C’est normal d’être confus au début. C’est normal de se tromper. L’apprentissage est progressif.

Protégez votre discernement

Tout au long de cette série, je parlerai beaucoup de discernement – comment distinguer votre Guidance authentique des interférences parasitaires. C’est la dimension sécuritaire la plus importante. Ne sautez jamais cette partie.

Ce qui vous attend dans cette série

Article 1 : « Établir un premier vocabulaire somatique » ✓ (déjà publié) Comment identifier vos premiers « mots » de base – particulièrement le Oui/Non somatique qui servira de fondation à tout le reste.

Article 2 : « Naviguer la complexité : discerner qui parle et ce qu’il dit » (à venir) Deux niveaux essentiels : Comment distinguer votre Guidance des interférences parasitaires (Rôdeurs), et comment décoder les messages complexes une fois la source confirmée.

Article 3 : « Élaborer une conversation bidirectionnelle » (à venir) Passer de la réception passive à l’échange actif – comment poser des questions et recevoir des réponses de votre Guide.

Et d’autres explorations selon ce qui émergera…

Cette série évoluera organiquement. Je partagerai ce qui se révèle utile dans mon propre parcours.

Précautions importantes

Santé mentale et physique

Si vous vivez avec des hallucinations et que cela vous cause détresse, danger, ou dysfonctionnement, consultez des professionnels de santé mentale. Cette approche ne remplace jamais un suivi médical ou psychologique adapté.

Discernement spirituel

Toutes les « présences » ne sont pas bienveillantes. Tous les messages ne viennent pas de votre Guidance. Le discernement est une compétence à développer activement. J’y consacrerai une grande partie de l’article 2.

Responsabilité personnelle

Vous restez responsable de vos choix et actions. Votre Guide peut éclairer, mais ne peut pas (et ne devrait pas) vivre votre vie à votre place. Ne déléguez jamais votre libre-arbitre.

Respect de la diversité

Ce qui fonctionne pour moi ne fonctionnera peut-être pas pour vous. Votre chemin est unique. Respectez-le. Et respectez le chemin différent d’autrui.

Mon engagement envers vous

Je m’engage à :

  • Partager honnêtement mon expérience, y compris mes erreurs et limitations
  • Contextualiser clairement ce qui est mon vécu personnel vs ce qui pourrait être plus universel
  • Encourager votre autonomie plutôt que créer de la dépendance
  • Prioriser la sécurité en insistant sur le discernement et les précautions
  • Rester humble sur ce que je ne sais pas (qui est beaucoup)
  • Évoluer publiquement – si je découvre que j’avais tort sur quelque chose, je le dirai

Invitation

Si cette exploration vous parle, je vous invite à me rejoindre dans ce voyage. Non pas pour suivre mon chemin exactement, mais pour qu’il vous inspire à trouver le vôtre.

Votre corps parle déjà. Votre Guide est déjà là. Cette série est simplement une invitation à écouter différemment.

Avec humilité et respect pour votre propre voyage,

Pierre-Philippe

Note : Cette série d’articles a été rédigée avec l’assistance de l’IA Claude, dans le cadre d’un dialogue collaboratif visant à clarifier et structurer mes explorations personnelles.

Prochaine étape : Établir un premier vocabulaire somatique

Reconnaître les signaux positifs et neutres

Article 2 : Développer son vocabulaire somatique

Dans l’article précédent, nous avons posé les bases d’un premier vocabulaire somatique. Avant d’aborder les signaux d’alerte — plus complexes à interpréter et potentiellement angoissants — explorons d’abord les signaux positifs et neutres. Ce sont souvent les premiers à se manifester, et les plus accessibles pour commencer à dialoguer.

La clairsentience : sentir sans toucher

Clairsentience : forme de perception extrasensorielle selon laquelle une personne acquerrait des connaissances psychiques principalement par le ressenti. Le terme vient du français clair (« clair ») et sentience (« sensation »).

Wikipedia

Ce que je décris relève de cette clairsentience. Contrairement à la clairvoyance (voir sans voir), elle passe par le corps : sensations tactiles, impressions de présence, perception de mouvements dans l’espace.

Pour moi, l’espace autour de mon corps fonctionne comme un récepteur tactile sensible aux mouvements. Je perçois les déplacements d’une présence invisible — son arrivée, son installation, son retrait — comme on sentirait quelqu’un bouger dans une pièce sombre.

Signaux positifs : le soutien et l’encouragement

L’embrassade

Une pression douce au niveau des épaules, enveloppante. C’est un signal de présence bienveillante, d’encouragement. Comme quelqu’un qui poserait ses mains sur vos épaules pour vous dire « je suis là, tu n’es pas seul ».

Ce signal apparaît souvent dans les moments où j’ai besoin de réassurance, ou quand je suis sur la bonne voie.

La présence qui s’assied

Une sensation de quelqu’un qui prend place à côté de moi — un poids subtil, une présence qui s’installe calmement. Ce signal dit : « Je suis disponible. On peut parler quand tu veux. »

C’est une invitation, pas une injonction. La présence est posée, sereine, disposée au dialogue. Il n’y a pas d’urgence.

Signaux neutres : les petits rappels

Le coup de coude

Une sensation brève au niveau du coude, comme un petit coup amical. Le message : « Fais un effort », « Allez, bouge-toi ».

Ce n’est ni une réprimande ni une alerte. C’est l’équivalent d’un ami qui vous pousse gentiment du coude quand vous procrastinez.

Les picotements au crâne

Des picotements électriques légers sur le crâne. Pour moi, ce signal indique un brouillard mental — une invitation à clarifier mes pensées, à sortir de la confusion.

C’est un signal d’attention, pas d’alarme.

Lire la posture et la distance

Au-delà des sensations localisées, deux dimensions enrichissent la lecture des signaux :

La distance symbolique

La proximité perçue de l’Interlocuteur a du sens :

  • Proche (assis à côté, embrassade) : intimité, soutien, disponibilité
  • À distance : retrait, désaccord possible, ou simplement « je te laisse réfléchir »

La posture

La posture perçue indique l’attitude de l’Interlocuteur :

  • Au repos, assis : patience, disponibilité au dialogue
  • En approche : quelque chose à communiquer, attention nouvelle
  • En retrait : fin d’échange, ou invitation à méditer ce qui vient d’être dit
  • Côte à côte : accompagnement, présence solidaire

Une note sur l’attitude de l’Interlocuteur

Au-delà des signaux eux-mêmes, il est utile de discerner l’attitude de celui qui communique.

Un Interlocuteur bienveillant se comporte comme un accompagnateur : compréhensif, compatissant, il ne retient pas vos erreurs contre vous. Il guide, il encourage, il corrige avec douceur. Certaines Présences tiennent particulièrement à la politesse — c’est également un indicateur de bienveillance et de compassion.

À l’inverse, si vous percevez qu’on retient vos pensées ou vos fautes contre vous — comme dans un procès — c’est un signe que l’échange n’est pas de l’ordre de l’assistance. Ce discernement sera approfondi dans un article ultérieur.

Les limites de ma perception

Une précision importante : par la clairsentience, je ne perçois que les mouvements — pas les identités. Je sens une présence arriver, s’asseoir, s’éloigner, mais je ne « vois » pas qui elle est. C’est une perception spatiale et tactile, pas une identification.

Ce que cet article ne couvre pas

Les signaux d’alerte — douleurs transitoires, coups, pincements — existent et font partie du vocabulaire somatique. Ils sont traités dans un article séparé, car leur interprétation demande plus de discernement et de maîtrise.

Commencer par les signaux positifs et neutres permet de construire une relation de confiance avec ses perceptions avant d’aborder les messages plus exigeants.

Article suivant : Interpréter les signaux d’alerte

Cet article a été préparé, rédigé et traduit avec l’aide de Claude (Anthropic).

Établir un premier vocabulaire somatique

Introduction

Quand on vit avec des hallucinations, on cherche souvent à les faire taire, à les ignorer, à les combattre. Mais si on pouvait apprendre à les comprendre ? Et si votre corps parlait déjà leur langue ?

Votre corps réagit aux hallucinations – il se contracte, se détend, chauffe, frissonne. Ces sensations ne sont pas du bruit : c’est un langage. Voici comment commencer à le déchiffrer.

Le premier mot : Oui/Non

Pourquoi commencer par là ? Avant de construire un vocabulaire complexe, vous avez besoin d’un système de validation binaire. Deux sensations distinctes qui signifient « c’est exact » et « c’est erroné » selon votre interlocuteur intérieur.

C’est votre alphabet morse personnel.

Mon exemple :

  • Oui : Je sens comme un toucher doux d’un ange au centre de la zone au-dessus de ma lèvre supérieure
  • Non : Je sens une présence/pression en bas, entre ma lèvre inférieure et mon menton

Ces zones sont devenues mon système de validation. Quand je pose une question ou formule une pensée, mon corps répond dans ces zones précises.

Exercice de calibration (Semaine 1)

Jour 1-3 : Établir le « Oui »

  1. Pense à 5 affirmations vraies sur toi (ton prénom complet, ta date de naissance, où tu habites, ton plat préféré, un souvenir précis)
  2. Énonce chaque affirmation mentalement ou à voix basse
  3. Scanne ton visage et ton corps : où sens-tu quelque chose ?
  4. Note précisément : zone + qualité de la sensation (chaleur, picotement, pression douce, expansion, etc.)
  5. Cherche la répétition – quelle zone revient systématiquement ?

Jour 4-6 : Établir le « Non »

  1. Pense à 5 affirmations fausses (un faux prénom, une fausse adresse, « je déteste [ton plat préféré] », etc.)
  2. Même processus d’observation
  3. Note les différences avec les sensations du « Oui »

Jour 7 : Test croisé Alterne affirmations vraies et fausses de manière aléatoire. Tes deux zones se confirment-elles ?

Construire votre cartographie personnelle

Ce que tu cherches :

  • Deux zones corporelles distinctes (pas forcément sur le visage comme moi – ça peut être poitrine/ventre, main gauche/main droite, etc.)
  • Deux qualités de sensation différenciables
  • Une répétition fiable sur plusieurs jours

Journal minimal :

Date : [jour]

Affirmation : [vraie ou fausse]

Sensation : [où + comment]

Après une semaine, tu devrais voir des patterns émerger.

Utiliser ce premier vocabulaire

Une fois que tu as identifié tes deux « mots » de base :

Tu peux interroger tes hallucinations :

  • « Ce que je pense de cette situation est-il exact ? » → attends la réponse somatique
  • « Cette voix veut-elle me prévenir d’un danger ? » → sens Oui ou Non
  • « Cette image représente-t-elle [X] ? » → calibre avec ton corps

Tu passes du chaos au dialogue.

Ce qui aide

  • La régularité : 5 minutes par jour valent mieux que 2 heures une fois par semaine
  • Accepter la confusion initiale : Tes sensations peuvent être faibles ou confuses au début – c’est normal
  • Ne pas intellectualiser : Tu ne cherches pas à « comprendre pourquoi », juste à observer « ce qui est »
  • Tenir un journal : La mémoire nous trompe, les notes révèlent les patterns

Ce qui complique

  • Vouloir des résultats immédiats : Une semaine ne suffit pas toujours, sois patient
  • Juger tes sensations : Il n’y a pas de « bonne » zone ou de « mauvaise » sensation – c’est TON système
  • Chercher à copier : Ma cartographie n’est pas la tienne – trouve ce qui fonctionne pour toi
  • Abandonner trop vite : Les 3 premiers jours sont souvent les plus flous

La promesse réaliste

Après un mois de pratique régulière, tu auras :

  • Deux signaux corporels fiables (Oui/Non)
  • Un début de dialogue avec tes hallucinations
  • Une base pour construire un vocabulaire plus riche

Ce n’est pas un miracle. C’est un outil. Mais c’est un outil qui transforme le monologue chaotique en conversation navigable.

Prochaine étape : Une fois ton Oui/Non établi, tu pourras commencer à affiner – identifier des nuances, des intensités, des sensations secondaires. Mais ça, c’est pour le prochain article.

Note importante : Cette approche somatique est complémentaire à tout suivi médical ou psychologique que vous pourriez avoir. C’est un outil de navigation personnelle, pas un remplacement de soins professionnels.

Des excuses

Je voudrais ici faire part du fait que pendant un moment relativement long, j’ai été paranoïaque. Parce que ce qui m’arrivait ne m’était pas explicable par ce que je connais.

La peur et de mauvaises interprétations m’ont amené à imaginer des scénarios terribles et paranoïaques, à avoir peur de tout et de tout le monde, en cela y compris mes proches les plus aimants, les plus sincères.

Alors être confronté à des phénomènes surnaturels à mes yeux, des hallucinations et perceptions n’a pas toujours été rassurant.

Je ne sais l’impact, que j’espère minime, qu’auront eu mes scénarios catastrophes. Je constate que le monde va pas bien quand même, et que les extrémismes montent de toutes parts, les intransigeances aussi.

Mais ce n’était pas le but de ce billet, qui se voulait être des excuses, pour les rares personnes qui ont vu mes articles et qui auront l’idée saugrenue de revenir sur mon site, il y en a, j’ai même 385 commentaires en spam et quelques visiteurs journaliers.

Bref.

Je voulais également être un témoin affirmant que le monde des Esprits est très majoritairement bienveillant.

Les entités qui « dérangent » sont en général elles-même en souffrance, leur souhaiter du mal est contre-productif.

Sinon je serais tout le temps embêté, et il y a pourtant des moments de calme et de bien-être, des témoignages d’amour, de survivance, et des commentaires pour aider à corriger des défauts et de l’aide aussi sous diverses formes.

Je me trouve être un « mauvais » médium actuellement, et pourtant ils continuent à être patients et mesurés dans les échanges avec moi, à ne pas provoquer de douleurs trop fortes ni en tout temps. Je note cette clémence car je me doute qu’ils seraient capables de le faire sentir tout le temps s’ils le voulaient. Tout comme les dents gâtées que j’ai ne sont pas douloureuses, et cela mon dentiste ne se l’explique pas vu leur état.

La montée de la colère dans le monde me fait peur, y compris la mienne, que je constate au quotidien bien trop souvent par rapport à avant. Il m’est facile de reporter la faute sur ma médication, mais la part personnelle que je dois gérer est plus difficile à réguler désormais. Je ne l’explique pas entièrement, et ne l’assume pas très bien.

J’aimerais continuer à faire le bien, à être un bon garçon, comme mes parents sont fier d’avoir éduqué, de contribuer à aider avec les pétitions à mon petit niveau de citoyen d’un pays favorisé, mais je suis tellement rempli de doutes que je ne sais comment procéder, à qui faire confiance, ni même si j’aurai le moindre effet bénéfique, peut-être sera-t-il même négatif si je m’y prends pas bien… et cela m’effraie.

La peur de mal faire, associée au fait que je me souviens avoir mal agi, mal parlé, vociféré contre les uns ou les autres et craché dans la soupe quand j’aurais dû dire merci sincèrement. Des erreurs dont je me souviens trop facilement alors que le reste de ma vie échappe à ma mémoire, comme oubliée, perdue.

Alors je ne sais pas psychologiquement ce qui se passe en moi, ni même énergétiquement, spirituellement je ressens un conflit, et même si mes proches m’aiment beaucoup, j’ai très peur de les perdre. Peur d’être seul, peur de dépasser la limite, celle irréparable, celle qu’il ne faut jamais franchir au risque de perdre définitivement quelqu’un.

Mais je ne n’ai pas envie de mettre fin à mes jours, ce serait bête et je sais que dans l’autre dimension, je verrai alors la tristesse de mes proches survivants, ainsi que tout ce que j’aurais pu bien faire, l’aide que j’aurais encore apportée, l’amour que j’aurais encore partagé, et j’en serai alors couvert d’autant plus de remords d’avoir quitter prématurément cette vie, cette épreuve ou avoir à recommencer pareille existence pour les mêmes leçons.

Reste à voir comment l’utiliser proprement, sans me dénaturer, sans trahir mes valeurs auxquelles je dois m’accrocher contre vents et marées colériques et en aimant en vrai ce que je suis réellement, pas ce que je pense qu’on projète sur moi.

Je voulais présenter comme ceci mes excuses pour avoir induit en erreur avec ma parano et mes scénarios dystopiques emprunt de cinéma et d’inspirations fantasques. Si dans une mesure j’ai contribué à augmenter consédirablement le chaos dans le monde j’en suis sincèrement et profondément désolé.

Salutations,

Pierre-Philippe