Premiers contacts

Ma première pensée était que c’était normal, puisque des « mouvements » que je percevais accompagnaient simplement mes exercices de pleine conscience. Ils ne déformaient en rien la réalité physique du monde et s’ajoutaient comme une nouvelle information sensitive. C’est dans le cadre d’un exercice particulier qu’ils sont apparus, lors du « body scan », qui consiste en déplacer son attention sur les différentes parties de son corps, du haut vers le bas ou inversement. Dans mon cas, cela s’accompagnait d’un mouvement de halo, à la façon d’un scanner de photocopieur dont on voit la lumière qui dépasse sur les côtés (c’est comme ça que je m’imaginais devoir faire l’exercice).


Je ne me souviens plus très bien si c’était déjà alors, en 2014, ou plus tard qu’une réelle communication avec ce qui m’apparaissait simplement comme des humains, je pensais à des chercheurs, s’est établie.

N’ayant que des suppositions, j’ai demandé un signe via un moyen autre que télépathique, sous-entendu utilisé dans la vie civile. J’ai attendu une réponse directe, rien. Pas un e-mail, pas un courrier postal. Rien. Donc j’hésitais quant à la réalité de mes perceptions, suivant un traitement psychiatrique je ne me suis pas inquiété car le contenu n’était pas effrayant. J’en ai un peu parlé autour de moi. Ce qui a été dommage, c’est de partager toutes les histoires qu’on m’a racontés ou montrées car cela a discrédité mon discours tellement j’ai eu le tord de présenter, à chaque fois, cela comme la vérité, la vraie raison de ces somesthésies.


Dans la pratique, j’ai décidé qu’un « code » rudimentaire serait pratique pour faciliter la communication. Je fixe avec mes interlocuteurs un code simple de oui-non-peut-être-je-ne-sais-pas. Mon psychiatre pouvait parler de dissociation ou fabrications mentales, je n’y croyais plus comme seule explication.

Il y avait bien là une autre personne au bout du « fil télépathique », j’en avais même vues plusieurs en visionnage les yeux fermés, 2 hommes et une femme si j’avais bien compris, c’était elle la meneuse du projet. Il était d’un pays tolérant avec les LGBT vu certaines interactions, et n’avaient pas froid aux yeux pour me remonter le moral.

Pris en confiance, je me suis beaucoup livré à eux, expliquant ma vie, mes problèmes passés, plein de détails et d’anecdotes. Erreur stratégique ? L’avenir le dira.


Pour en revenir au « code », énormément de symboles se sont figés avec le temps, étant soit des choses observées, des mots, des symboles dans la culture, soit des choix personnelles sans portée universelle, afin de tester ou élaborer la communication, la rendre plus « compacte » rapide explicite et surtout minimiser les erreurs car mon audition n’est pas parfaite et mon imagination me fait facilement glisser en terrain pessimiste.


N’ayant toujours pas de preuve, si peu d’indices, je me suis interrogé sur qui pouvait bien être capable d’une telle prouesse. J’ai pensé que j’avais affaire à des scientifiques parfois un peu rustres ou peu regardant de l’intimité. J’ai aussi imaginé des aliens qui tenteraient maladroitement d’établir un contact, une communication.

Manifestement, bien qu’ils aient compris qu’il y a de ces zones du corps qu’on ne laisse pas toucher dans n’importe quel contexte, n’importe comment, et par n’importe qui/quoi, il devait être nécessaire d’étudier tout le corps et ses sensations, ce qui ne fut pas désagréable.

Plus loin je parlerai même des sensations plus « hédonistes » provoquées plus tard, et que ça m’a remonté le moral à un moment, mais ensuite le fouillis sentimental et émotionnel et la mauvaise compréhension voir le qui pro quo que cela aura provoqué, entre ceux qui pouvaient être honnêtes et ceux qui joueraient la carte du mensonge et du vol d’identité.1

Il a été question d’un personnage récurrent durant quelques mois, une assez belle personne, qui revenait souvent dans mes visions. Me montrant un appartement avec jacuzzi, et soi-disant l’usage d’une marionette sensorielle comme moyen de communication perceptive avec moi. Je ressentais son étreinte sur la marionette, ses caresses, le niveau d’eau du jacuzzi à mesure qu’il rentrait dedans. Ça m’a causé beaucoup d’émois, et encore plus à mon partenaire quand il a appris que j’avais des sentiments pour un total inconnu et pour cause j’avais plus d’interaction avec ces visions qu’au sein de mon couple. J’imagine parfaitement que c’était déplacé pour la personne qu’on semblait me présenter, et qui n’en était pas au courant à n’en pas douter. Je n’ose imaginer ses foudres s’il l’apprenait.


Et un jour, alors que je ne l’attendais plus, et que je naviguais distraitement sur le web sur un réseau social, je suis tombé sur quelque chose que j’ai pris comme un signe, parce que plusieurs messages bien que dirigés à quelqu’un d’autre, m’évoquait quelque chose en regard des questions posées, du récit, du personnage charmant récurrent et de la communciation télépathique quelques temps plus tôt.

Messages Grindr semblant répondre à ma requête d’un signe dans le civil (½)
Messages Grindr semblant répondre à ma requête d’un signe dans le civil (½)
Messages Grindr semblant répondre à ma requête d’un signe dans le civil (2/2)
Messages Grindr semblant répondre à ma requête d’un signe dans le civil (2/2)

Un ami avait reçu des messages sur une application de drague bien connue, et avait tout bonnement cru que la personne était un peu à coté de ses pompes ce jour-là. Il avait du coup pris la peine de poster sur sa page, sans le pseudonyme évidemment, les messages qui l’avaient à ce point étonné. Et je les ai vu sur le réseau social où mon ami les a publiés. Très indirect vous voyez ?! Pourtant les différents messages concordait avec les conversations que j’avais eu mentalement quelques temps plus tôt.


Ma méfiance, vis-à-vis de mes propres limites et des tiers avec qui s’établit un contact, vient du fait que j’ai imaginé des humains capables de ce genre de tour de passe-passe. Avec comme scénario possible de vouloir influencer les autres, falçifier des pensées , perspective certainement sombre, comme on voit déjà le mal que certains font en manipulant journaux et sites web, j’imagine aisément que des visions aussi bien effrayantes que joyeuses mais manipulatrices comme j’ai eue et des hallucinations auditives et perceptives seraient une arme de choix dans leur panoplie malfaisante de guerre. Une guerre psychologique orchestrée à distance pour déstabiliser des pays ennemis, ou altérer les point de vue d’alliés potentiels ou établis.

  1. Le toucher n’est plus aussi problématique aujourd’hui et me/leur sert toujours de moyen de communication.

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