Les 5 sens chamboulés

Qu’elles soient des hallucinations, visuelles auditives, olfactives ou perceptives, de quoi parle-t-on et sont-elles utiles ou non ? À éliminer ou non ? À ignorer ou non ?

On aurait tendance à vouloir les supprimer lorsqu’on a un suivi psychiatrique traditionnel, dans le but de restaurer l’équilibre émotionnel ainsi qu’un quotidien vivable pour le patient. Pour cela, de nombreux médicaments existent lorsqu’il s’agit de productions du cerveau ou lorsqu’il s’agit de gérer une anxiété ou une peur bien présente mais irrationnelle.

Ces traitements sont plus ou moins lourds, et générateurs de mauvais sentiments parfois, de lassitude, de fatigue, somnolence ou apathie… ils ont en réalité de nombreux effets secondaires potentiels et il faut parfois en essayer plusieurs pour trouver la molécule ou le cocktail médicinal qui apporte le plus d’avantages avec le moins d’inconvénients.

S’ils peuvent cependant se rendre très utiles pour gérer le chaos que cela apporte dans la vie du patient, ils ne sont pas là panacée si d’aventure les somesthésies ne partent pas. Ajustements de traitement viennent en premier lieu, et à défaut de trouver une solution on dira certainement qu’il faudra alors apprendre à vivre avec, à composer, à s’imposer, se faire respecter, et se redonner l’importance à laquelle on a naturellement droit dans sa propre tête. Ne dit-on pas être maître de soi, et bien il est temps de redevenir maître en soi.

Des groupes de parole furent créés par des entendeurs de voix, afin de leur permettre de partager leur vécu en dehors de toute stigmatisation. À l’international, le groupe Hearing Voices existe et des groupes nationaux font leur apparition dans différents pays dont la Belgique et la France sous le nom de REV1.

La vision : visions actives et passives, yeux ouverts ou yeux clos

Pour les visions en sombre et clair les yeux fermés, je distingue les deux genre actif et passif car il y a plusieurs différences notoires :

Les actives sont un choix, on a prise sur elles, on les manipule et modifie assez facilement, on peut dire qu’on a une certaine influence sur elles puisqu’on les génère ou on peut les altérer. Cela se rapproche de la visualisation à la différence près que l’on voit effectivement (en sombre et clair les yeux fermés par exemple) au lieu de juste se l’imaginer.

Certains visions actives les yeux ouverts incluait des animés apparaissant sur le motif répétitif de la moquette de mon appartement, ou sur le bitume de la rue. Les petits personnages s’agitait et ce contenu était vécu positivement.

Les visions passives sont comme un rêve dans le quel on n’arrive pas à reprendre la main et on reçoit donc la vision, ceci étant même si le déroulement de la vision semble s’inspirer de nos pensées, le stress occasionné par le manque de contrôle suffit à faire surgir de mauvaises pensées, en général sombres, nous ne contrôlons en vérité pas ce qui s’y passe et nous subissons le message, la vision, pour ce qu’elle apporte de contenu bien, mal ou vécu de manière neutre.

L’audition : écoutations mentale ou la métaphore de la mauvaise radio

« Écoutations », c’est le terme que j’ai choisi sur conseil d’un ami que je remercie, pour designer mes auditions mentales, les « captations de pensées vocalisées » comme je les appelais alors.

Imaginez un mauvais poste radio mental, qui capte pas tout à fait bien, et où par moment une suite de sons peut être prise pour plusieurs mots très différents voir dans une autre langue.

Cette radio, je l’ai dans ma tête, pas constamment heureusement, et pas par mes oreilles, dans ce cas-ci cela se passe mentalement. Ce qui paradoxalement ne m’empêche pas de les entendre s’il y a une conversation ou du bruit, des chants d’oiseaux, de la musique, autour de moi, c’est juste qu’il y a plus de sources de distractions et donc mon attention est retenue ailleurs.

Parfois les messages semblent positifs, parfois apparaissent comme clairement négatifs. D’autres fois encore il est difficile d’être sûr de ce qui a été dit, et malheureusement on rebondit sur ce que moi j’ai cru entendre, qui est bien à côté de la plaque peut-être, à moins que l’ambiguïté soit voulue mais ce serait là prêter de mauvaises intentions.

Le toucher : Perceptions tactiles et spatiales

Ces perceptions sont surtout présente dans la communication avec mes entités, elle m’indique par exemple que quelque chose n’est pas très gentil, n’est pas très positif, ou clairement négatif, ou que quelque chose est un jugement et non une vérité, encore moins absolue.

Elles sont aussi présentes lorsque j’écoute de la musique, on parle alors de synesthésie mais la mienne prend la forme de tête sans visages qui articulent les paroles des chansons, regroupées logiquement en soliste, choeurs, et musiciens, batteur. Je ressens les échos dans la chanson comme des vagues se déplaçant dans l’espace, un peu comme l’onde de crête du sonar d’un dauphin se propage dans l’espace.

C’est une sorte de réalité augmentée et c’est un moment dont je tire encore assez bien de plaisir.

Elles sont présentes également lorsque je regarde des écrans au contenu interactif, tel un dessin animé avec des effets spéciaux ou un jeu vidéo dont je parcours le décors. Je ressens les branches de arbres que je dépasse comme s’il dépassait du cadre de l’écran pour effleurer mon visage.

C’est là aussi que je ressens les entités, que je reconnais à des mouvements de tête, de bras, mais plus rarement de jambes.

Je ressens aussi les topographies de lieux si des portes sont franchies, des escaliers descendus, mais parfois elles ont l’air d’être dessinées et déplaçables comme un trou noir dans Bugs Bunny.

Certains mouvements des entités se rapprochent aussi des mouvements de personnages animés.

La température : Perceptions thermiques

L’énergie semble pouvoir exprimer des températures, et des sensations associées à ses températures, comme le rougissement, la bouffée de colère, la sueur froide, une bise de fraicheur. Je sais que le Yin et le Yang sont associé chacun avec le froid et le chaud (voir figure)

L’odorat : Perceptions olfactives différée ou réapparition sans source nouvelle d’une odeur passée

L’exemple le plus flagrant qui me vient est l’odeur de bougie contre l’odeur de tabac, que j’avais achetée à un moment, et qui des semaines après que la bougie n’ait quitté mon appartement par la poubelle, est venue titiller mon nez pendant que je fumais… une cigarette.

Alors qu’on ressente parfois un parfum d’herbe aromatiques avec la fumée de cigarette est déjà rare, voir étrange, mais que l’odeur même d’un produit fait pour chasser l’odeur de fumée dans un appartement se manifeste en inspirant sur une cigarette…. Le comment, je ne me l’explique pas. Le pourquoi, ça ressemble à ma ligne rouge avec les « entités », dont certains individus semblent me rappeler qu’arrêter de fumer serait nécessaire, ou parfois m’exprimait le regret de ne pas avoir su arrêter. Était-ce sincère ? Je n’en sais rien.

  1. Réseau d’Entendeurs de Voix

Leave a comment

Your email address will not be published.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.